Après la précédente vadrouille qui s’était terminée bien humide, je suis resté au camp de base. Nettoyage, séchage des affaires et publications sur peuple loup demandent pas mal de temps.
La zone tout juste découverte est très intéressante :
L’été précédent, la tanière était dans ce coin
Les nombreuses caches offertes par la nature sont favorables aux installations de tanières
la marche est assez aisée
Je repars donc pour quelques jours. Je prends cette fois ci le carrix,qui me permet d’emmener un peu plus de nourriture et la bâche pour m’abriter.
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mardi 9 juin
Il ne fait pas aussi beau qu’annoncé à la météo mais il ne pleut pas. Je me lève assez tôt et prends le temps de prendre des nouvelles sur internet et lancer la prochaine rencontre avec les classes, la dernière de l’année.
Je prépare ensuite rapidement le carrix. il y a peu à emmener, c’est donc un bonheur de le tirer un peu partout. Il n’y a pas loin à faire. Je compte m’installer près d’un lac et tourner dans la zone les jours suivants.
Je choisis le petit lac où je fais régulièrement des pauses lorsque je vais vers l’ouest. En arrivant près de ma destination, je vois que des personnes sont passées pour entretenir le petit sentier qui mène au lac. Surement des pécheurs qui préparent leurs saisons (la saison a ouverte le 30 mai).
Je fais une petite portion hors piste, histoire de traverser le ruisseau de décharge. Une grosse roche me facilite la vie et permet au carrix de passer avec aisance. Je vais m’installer pas trop loin du rivage. En fait, la zone importante est celle proche de la route, où de nombreuses sources d’eau sont disponibles et où une tanière serait installable.
Je monte tout de suite le camp. Je fais ça vite car la météo annonce du beau temps. Je prépare mon coin cuisine autour d’une roche près du lac. Je pars ensuite, sac au dos et appareil photo au cou.
Je choisis le nord et la direction d’un lac tout proche. J’en suis le rivage sur sa longueur, puis continue à travers bois. Comme je l’avais déjà repéré, de nombreux sentiers relient les lacs et longent les ruisseaux. Ces pistes sont très marquées et souvent accompagnées de crottes d’orignal.
Mon chemin passe par la cascade qui m’a joué un tour quelques jours auparavant. Je tente pour la forme de retrouver mon couteau, en vain. Je remonte le torrent et entame le tour du grand lac qui l’alimente. Le soleil aidant, je fais quelques pauses sous le soleil. Les pieds dans l’eau et la tête au soleil, cela fait un bien fou !
Arrivé sur la partie sud du lac, je rejoins le sentier crée pour l’entretien des lignes. Pas de nouvelles traces depuis mon précédent passage. Je suis ce sentier pour e retrouver ensuite sous la ligne d’énergie. Je note quelques passages clés pour avoir des repères de cette ligne sur mon gps, car elle n’est pas indiquée sur la carte. Trop récente sans doute.
Un peu plus loin, en grimpant deux belles dunes de sable, je tome sur une belle piste de loup. La qualité de l’empreinte indique un passage récent. Le loup suit la ligne et se dirige vers l’ouest. Je ne peux suivre sa trace bien longtemps car la végétation ne me permet plus d’identifier les empreintes.
Je gravis donc une petite colline qui me donne un joli point de vue sur un lac, et surtout une bonne place d’affût avec vue sous la ligne. Je vais patienter ici quelque temps, sans rien voir. Lorsque le soleil devient bas, je repars vers le camp, en passant par un itinéraire non emprunté jusque là.
Au camp, je prépare tranquillement le souper. Il est ensuite temps de faire une petite marche sur la route. L’heure est favorable aux rencontres et la lumière est belle. Pas de loups rencontrés ce soir, mais un magnifique ciel m’accompagne, m’offrant quelques clichés sympas.
mercredi 10 juin
Ciel gris au réveil. Déjeuner vite pris,puis je pars directement vers le nord. Je laisse le camp en l’état ; Comme cette exploration se fait sur des distances raisonnables et demande plus une attention soutenue, je préfère faire des sorties à la journée. Le sac est moins pesant.
La direction choisie ce matin est l’ouest. Un très grand lac, tout en longueur, est parallèle à la route sur environ 5km. Je vais suivre ces 5km depuis une crête surplombant le lac. Le souci est que la visibilité n’est pas fameuse. Il ya beaucoup de végétation et les arbres sont hauts. Je peux donc difficilement inspecter toute la rive. Encore une fois, grosse présence de traces d’orignal. Ses pistes me sont d toute façon bien utiles : bien moins fatiguants que de forcer dans le thé du labrador, qui commence à retrouver de la vigueur.
Arrivé au bout du lac, et après deux pauses sur le rivage, je bifurque vers le nord et la ligne. E cours de route, deux carcasses de caribous, très proches l’une de l’autre. Je croise également mes premières fleurs de l’année.
Beaucoup de dénivelés et de pentes abruptes dans ce coin. C’est ce qui fait son charme ! J’arrive ensuite sous la ligne Il commence à pleuvoir de fines gouttes. Je prends ma pause lunch sur un rocher, face au vent et espère un peu de vie. Je vais bien finir par en croiser un, satané d’orignal ! quelques metres avant, une crotte toute fraîche m’indiquait que le grand cervidé est passé récemment.
Mais finalement non, toujours pas d’orignal,juste un porc-épic aperçu entre deux petits arbres. Je ne vais même pas pouvoir le poser, trop loin. Et je n’ai pas voulu bouger pour ne pas signaler ma présence.
Après cette pause, je continue direction nord. En fait,je pense faire le tour des deux grands lacs par le nord. Cela implique de remonter pas mal et de traverser quelques cours d’eau. Il est encore tôt et le temps se prête à cette excursion.
Les repères sont assez faciles à prendre. Entre collines, ruisseaux et lacs, il est difficile de s’égarer. Et cela bien sur sans compter le travail de l’orignal !
La végétation s’épaissit au fur et à mesure de mon avancée. Le dénivelé également. Je passe par une auteur qui me donne un bon aperçu de la zone. Et qui e donne un doute sur ma position. En vérifiant, il s’avère que j’ai bien fait de vérifier : je m’étais détourné de mon itinéraire en gravissant la colline. Je me dirigeait droit vers le réservoir, situé encore bien au nord. Je rectifie le tir et reprend un azimut correct. Cela me conduit vers un petit lac, un trou d’eau comme on dit par ici.
Et un trou d’eau, malgrè son nom un peu péjoratif, n’est pas dénué de vie. Celui-ci est un repère à castors ! Un joli barrage a été construit sur la décharge du lac. Une hutte est bien visible à son opposé. Tous les morceaux d’arbres présents sur le barrage sont polis et enlevés de toute écorce. Malgré un petit affût, je ne vais pas voir les occupants. Il faut dire que les activités des castors sont essentiellement nocturnes.
Je repars donc, suivant les pistes naturelle et descendant quelques hauteurs. Certains passages sont difficiles. La pluie qui tombe finement rend le lichen très glissant. Dans les descentes, c’est parfois loin d’être élégant !
Je m’attends à trouver un passage bientôt ; La carte indique deux lacs et un ruisseau entre les deux. Suivant mon expérience des ruisseaux par ici, il oit y avoir un moyen de passer à sec par ici. Je finis par tomber sur un petit lac, proche d’un plus grand ; La forme du petit lac ne ressemble pas trop à ce qui est dessiné sur la carte, mais je ne ’en affole pas ; Je parviens sans aucun souci à passer le cours d’eau et continue sur mon chemin. Je longe la rive est du plus grand lac. (merci à l’orignal qui en a également fait le tour). La position du soleil m’indique à peu près que mon azimut est correct,tout va bien. Il fait chaud et même s’il pleut, il ne m’est pas possible de garder autre chose qu’un t-shirt.
Avant de gravir une autre colline, je vérifie ma position. Et là, je me rends compte que je suis en fait 2km plus au nord que prévu. Rien de facheux bien sur, mais ca en fiche mal pour on sens aigue de l’orientation :) et cela va donner une bonne grosse balade à la fin de la journée.
Je continue donc, pour arriver quelque temps plus tard autour du lac où je voulais passer initialement. Par contre, vu que je viens du nord, je vais devoir crapahuter serieux pour passer cette zone très encaissée.
J’arrive ensuite à la fin de mon détour, en tombat sur la ligne d’énergie.Je fais un break dessous. Puis réfléchis à la suite de la balade. Le soleil commence à être bas, il doit être 18-19h. Et la route n’est pas terminée. Il faut traverser le torrent et rejoindre le camp situé environ 2km plus bas. Le passage du torrent se fat sans mal, j’ai trouvé un passage plus sécuritaire pour mes affaires. Les dernières crêtes à passer sont plus difficiles. J’ai l’impression que les montagnes ont poussé durant la journée !
Arrivé au camp, je soupe (pâtes et beans), puis finis la journée sur la route comme hier. Un beau ciel encore et un coin proche d’un ruisseau à approfondir : un ancien camp Cri était construit ici et la place m’inspire.
On verra ca demain, je suis fatigué et rentre au camp.
jeudi 11 juin
C’est gris encore ce matin, et il a plu cette nuit. Je tarde un peu sous la couette avant de déjeuner. Je ne me sens pas super en forme :jambes lourdes et mal au ventre.
Enfin, ce n’est pas grave. je pars à l’ouest du lac pour commencer une exploration fine de la zone située entre la série de petits lacs et la route. Selon mes hypothèses, il n’y a pas de si nombreuses places où une tanière serait bien. Je prends en compte certaines informations relayées par Lucie l’été passé pour essayer de cibler des endroits spécifiques.
J’ai vraiment du mal à avancer en fait. Un rien m’épuise et je dois m’arrêter assez souvent. La pluie reprend en plus de plus belle et j’ai du mal à me concentrer sur le coté rigoureux de l’exploration. . Après la pause sardines, je décide de retourner au camp mobile et d’entamer le retour au camp. Je laisse sur place 3 boites de beans et des sardines, cela fera ca de moins à apporter (si un ours ne trouve pas ma cache avant que je revienne). Je remballe ensuite e tout et repars au camp.
Les 8km vont être longs à dérouler, mais on y arrive toujours ! de retour au camp, je prends un bon souper et me change car je suis tout trempé. Je réoriente le panneau solaire et me connecte sur la toile internet. Fin de la vadrouille.
Voir en ligne les photos de lavadrouille : 9 au 11 juin 2009












Vos commentaires
# Le 14 juin 2009 à 19:58, par Bob En réponse à : Vadrouille du 9 au 11 juin 2009
Salut Mickaë l,
Merci pour les nouvelles avec des belles traces de loups.
Est-ce une crotte de loup ?
Difficile de savoir, peut-être un reste de caribou ?
A+
Bob.
# Le 14 juin 2009 à 20:16, par Mickaël Brangeon En réponse à : Vadrouille du 9 au 11 juin 2009
C’est bien une crotte de loup. En fait,en regardant bien en taille originale, on voit que c’est une souris, quasiment intacte à une extrémité de l’étron :)
# Le 14 juin 2009 à 23:24, par Association Le Klan du Loup En réponse à : Vadrouille du 9 au 11 juin 2009
Beaucoup d’intérêts à vous lire, comme d’habitude…
Salutations Lupines.
Le Klan du loup
# Le 15 juin 2009 à 00:10, par Louparctique En réponse à : Vadrouille du 9 au 11 juin 2009
En effet on vois bien les pattes et la queue !!
Bonne continuation là -bas ;)
Kiss.