- Préambule, p1
- Jeudi 9 juillet, p2
- vendredi 10 juillet, p3
- Samedi 11 juillet, p4
vendredi 10 juillet
La pluie n’a pas duré et un ciel assez bleu m’accueille pour le réveil. Je ne me suis pas trop fait bouffé par les maringouins cette nuit, mais mettre de la pommade est le premier acte que je fais avant de sortir du sac : ca bourdonne sec autour de moi.
Je repars vers le sud et le grand lac. Cette fois ci, je le longe vers l’ouest et le sud. Un ruisseau me pose quelques petits soucis pour le franchir, mais pas trop longtemps : le niveau de l’eau est pas mal plus bas que l’été passé et beaucoup de roches sont accessibles à pied sec.Cela me facilite drôlement la vie !
Le coté est du lac est franchement facile d’accès et la marche est très agréable.Peu de végétation dense, ca fait que le pied n’est pas ralenti. Je me retrouve dans l’ambiance que j’avais noté en automne : une zone où il ferait bon vivre ; Monter un camp dans cette zone me retrotte dans la tête.Ce n’est qu’une envie : je n’ai pas de raison particulière à cela, juste que c’est un bon coin pour. Je retrouve la ligne d’énergie et la rivière qui m’avait bloqué à l’époque. Je me pose sur une petite hauteur près d’un petit lac tout proche. je fais le plein d’eau et entame ma pause lunch et mon bronzage estival ! Il y a du vent et les moustiques sont à la peine : tant mieux ! Je ne vois aucun mouvement durant ma pause, et repars ensuite, en suivant la ligne.
Cette voie de passage est importante à mon avis : parallèle à la route et dans le secteur présumé de la tanière, j’y ai toujours vu des pistes (ou entendu des loups). Mon dernier passage dans la zone remonte à bientôt huit mois et un petit « update » de mon statut ne fait pas de mal (qui a dit que j’étais accroc à twitter ?
Mon souvenir de la était bon : très rocailleux. Au moment où je suis sur un autre monticule, je vois les nuages derrière moi qui s’assombrissent à vue d’oeil. Les premiers coups de tonnerre résonnent peu de temps après ; Je me souviens de ma dernière « douche » et compte bien ne pas en prendre une seconde de la même façon.
Je choisis un coin d’affût, sort mon poncho du sac et m’installe. Tout empaqueté dans le poncho, l’appareil à l’abri, capuche sur la fac, j’attends l’attaque. Elle va être rapide et puissante et je vais subir une bonne drache. Mais j’en ressors pas mal au sec et confortable. Une bonne chose !
Je vais rester un peu ici, le temps de voir passer les nuages menaçants (et les quelques répliques qui vont suivre). Durant ce temps, je vois passer un ours au loin sous la ligne. Son pas est tranquille et il s’arrête régulièrement. Bien trop loin pour une photo intéressante, mais je vous en met une quand même : pour sur, il est à une distance raisonnable !
Je vais ensuite continuer, jusqu’au sentier que je connais bien, 5km plus loin. Le passage d’un lac, relativement sportif l’automne passé, se déroule très facilement. Pas de traces lupines décelées en chemin.
De retour sur la trans-taïga, je me dirige vers l’ouest et le camp mobile. Je retrouve le couple de Chevaliers, qui me haranguent lorsque je repasse dans le secteur. Il y a peut-être un nid proche ? cela expliquerait leur comportement.
Au camp, je vais souper copieusement : la sardine du midi est très loin et j’ai un gros creux. Je retourne ensuite sur la route et vais voir où en est le mitogan. Les ours sont repassés dans le secteur et ont fait tomber quelques pans de la structure. Je récupère la petite hachette que j’avais laissé sur place, ramasse ce qu’il reste de mon contenant à café et repars. La pluie se remet gentiment à tomber.
L’heure de fin de journée s’annonce et je retourne m’abriter. Je suis accompagné par un nuage de mouches noires. Ca y’est nous sommes en pleine période et le temps orageux les rend particulièrement agressives.






