- Préambule, p1
- Jeudi 9 juillet, p2
- vendredi 10 juillet, p3
- Samedi 11 juillet, p4
Jeudi 9 juillet
Le réveil est matinal, et il ne semble pas que cela soit canicule aujourd’hui. Un temps parfait pour faire de la route. Je N’ai pas à déterrer quoique ce soit, j’ai évidemment fait le tri avant de planquer le stock tout juste ramené.
Pour cette fois ci, je décide de partir encore vers l’ouest, mais plus loin. Je vise un secteur à 15km du camp, juste avant l’ancien mitogan. Pas de traces de loups sur le chemin avant un long moment. En tout cas rien avant la pause que je fais près du petit lac. Moment habituel, cet endroit est idéal pour un petit break.
Je vais retrouver une piste fraîche 4km plus loin. Confuse (il semble avoir eu piétinement) et difficile à suivre, elle ne suit pas la route aussi longtemps que la moyenne. Je vais choisir un petit lac, à peine quelques centaines de mètres avant le mitogan. Un coin sympa où il y a de quoi s’installer : eau, bois et terrain plat. Après avoir monté le tarp et installé le coin cuisine, je vide un peu mon sac et part vers le sud.
Je dois rejoindre un lac assez gros, que j’avais commencé à explorer cet automne. J’avais noté une grosse présence d’indice ursine et un habitat composé de jeunes et nombreux petits pins très serrés. Ma mémoire ne me fais pas faux bon et je slalome donc entre cette « plantation ». Pas de trace d’ours par contre, mais beaucoup de sentiers bien marqués, dans des directions multiples et variées
J’arrive au nord du lac. Vu l’heure, je ne compte pas pousser plus lojn. Je le longe sur sa rive nord en direction de l’est et du secteur où je l’avais découvert. Je suis ensuite le ruisseau pour arriver à l’immense gravière que j’avais trouvé alors. j’embarque dans l’ancien chemin qui relie celle-ci à la route : j’ai toujours raté son entrée lorsque je circule sur le chemin. et en arrivant à la jonction, je comprend mieux : les aulnes ont littéralement envahi l’espace et il faut en découdre pour arriver au bout.Cela doit faire un moment que ce secteur n’a pas été visité. A part une piste piétonne qui permet de suivre un itinéraire assez droit, il n’y a pas de place pour du motorisé ici.
Je coupe ensuite la route pour m’enfoncer nord. Il y a deux lacs assez proches que je peux aller visiter. Le nord est plus humide que le sud et ici, c’est plus une ambiance de tourbière, de mousse et d’arbres plus gros et moins nombreux. Les deux lacs n’ont rien de particuliers, si ce n’est qu’ils sont les hôtes de pléthores de moustiques et d’un couple de Chevaliers très bruyants !
Je rejoins ensuite la route, alors que la pluie se met à tomber. Elle est fine et agréable et j’oublie le poncho pour en profiter un peu. Je fais un bout de route sur le chemin et retourne au camp ; Souper tranquille sous une pluie fine. J’ai oublié ma cuillère et je dois manger mes beans avec le couteau : parfait pour prendre son temps et ne pas s’étouffer !




