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Vadrouille du 15 au 17 juin 2009

lundi 22 juin 2009

Les jours précédents, je me suis remis de ma petite baisse de forme. Peut être un coup de chaleur ? La génératrice fonctionne bien ; le panneau solaire aussi. Cela me permet de travailler sans me limiter au strict nécessaire comme cela a pu être le cas les mois passés.

 Les photos de cette vadrouille


Crée avec Admarket’s flickrSLiDR.

 Lundi 15 juin

J’attends un courriel important, que je reçois en me connectant ce matin. C’est une bonne chose car cela va améliorer votre confort de navigation lorsque tout sera mis en place. Cela va demander pas mal de travail et de temps, alors je ne vous en dis pas plus pour le moment.

Bref, après le déjeuner je vais déterrer du stock pour prélever conserve, sardines et sucre. Je prépare ensuite le sac à dos et le carrix avant de repartir sur la route. Il fait chaud et beau ! T-shirt et lunettes de soleil obligatoires, c’est l’été !

Ruisseau

Une belle piste de loup va m’accompagner pendant presque tout le trajet. Récente, elle m’indique qu’un loup est passé sur la route pendant que j’étais au camp. Je trouve aussi une belle crotte de loup au milieu de la chaussée.

Je ne vais pas m’installer près du petit lac de la dernière fois. J’ai trouvé un autre endroit plus adapté quelques centaines de mètres plus loin. Un ancien campement Cri. Il ne reste plus rien, excepté un vieux rond de feu. Idéal pour moi : je n’impacterais pas une zone vierge par ma présence. Il est toujours préférable de choisir un emplacement déjà utilisé pour camper, même si cela fait moins « nature ».

En souvenir de mes soirées passées

Sur place, je m’offre une pause sardines ; Je laisse les affaires sur place, vide le sac à dos et part quadriller une zone. Je compte suivre la rivière proche, qui court jusqu’au réservoir. En arrivant près du rivage, je dérange un ours qui devait faire une sieste sous le couvert des arbres. Je ne l’ai vu que lorsqu’il a décampé. A trois reprises lors de mon avancée, je vais l’apercevoir loin devant moi, furtivement. La piste que je suis me conduit à l’extremité est du grand lac que j’ai longé le 10 juin. J’y découvre aussi deux vieux camps de chasse tombés en ruine. La seule chose encore identifiable est un extincteur accroché à un arbre.

Je continue et vais passer quelque temps à faire des passages entre le lac et la route, j’essaie de quadriller un maximum. A part un lièvre et de belles pistes d’orignal, je ne repère rien de spécial.

Arrivé à une autre rivière qui m’indique la fin de la zone visitée, je retourne au niveau du camp par la route. Je coupe ensuite par le bois pour rejoindre le lac où j’étais installé la dernière fois. Après avoir fait le tour du lac, je récupère une boite de beans, de sardine et mon monopode que j’avais laissé sur place.

Je retourne ensuite au camp pour installer le tarp et le coin cuisine. Tout se fait très vite et je soupe dans la foulée. Je retourne ensuite sur la route pour profiter de la dernière heure de soleil.

Renard au loin

J’ai cru à une bonne surprise à un moment. A la faveur d’une courbe, je distingue un animal qui sort du bois et qui se tient au milieu de la route. Canidé c’est certain, lequel ? je suis vraiment loin et rien n’est sur. Je prends une photo pour être sur d’avoir une trace, puis avance tandis que l’animal se met à avancer sur la route (dans la même direction que moi). Je force un peu l’allure car il est parti d’un bon train. J’ai confiance néanmoins : je me rappelle d’un loup rencontré lors du dernier projet. La situation était identique et il m’avait attendu pour voir où j’en étais de ma marche !

Passé une petite montée, J’ai une vue sur la route de nouveau et je vois que je suis effectivement attendu. Mais ce n’est pas un loup, c’est un renard. Il se tient au milieu de la route et m’observe, les pattes bien écartées. Il est loin. Après quelques secondes, il repart, en se retournant régulièrement. Au bout de peu de temps, il rejoint l’autre coté et quitte la route, non sans avoir regardé dans a direction avant de disparaitre.

Renard en fin de journée

Pour ma part, je vais continuer encore un peu, avant de revenir tranquillement au camp, le temps que le soleil se couche.

 mardi 16 juin

Quelques nuages ce matin, mais il fait chaud et le soleil va bientôt dominer de nouveau.

Ce matin, je file direction sud. Je souhaite récupérer mon tarp laissé cet automne et toujours enseveli sous la neige il y a encore une semaine. Je ne prends pas la route, ni ne cherche à rejoindre le sentier d’accès. Je coupe plein sud depuis le camp mobile. Cela va me faire traverser une zone non visitée et plus je marche dans cette zone, meilleures sont mes chances vis à vis des loups.

Le trajet est facile, bien qu’ayant pas mal de dénivelé. Pas mal de sentiers bien marqués et assez larges. Une crotte d’orignal. J’arrive au niveau de la ligne d’énergie, bien à l’est de mon passage habituel. Je rejoins alors le sentier pour continuer jusqu’au tarp.

Celui-ci a souffert de l’hiver et du poids de la neige. Plusieurs accrocs sur la toile, mais rien de bien génant : le tarp est encore utilisable. Je finis de le dégager puis le met au soleil pour qu’il sèche. Je vais ensuite rejoindre le lac à marée basse, situé non loin de là. Il n’a pas top changé. Le niveau de l’eau est un peu plus haut et il n’y a pas de pistes fraîches sur le rivage. Je me trouve un coin sympa où j’ai une belle vue et vais me poser pendant une heure, sans rien voir.

Après cela, je repars direction sud. Je retrouve le sentier et décide de le suivre jusqu’à son bout, histoire de voir comment tout a changé depuis cet hiver. Une chose est sur : tout est plus sec que l’automne passé. Sur la fin du parcours, j’étais bloqué au niveau de la jonction entre les deux grands lacs. Cette fois ci, je trouve un gué relativement facile à passer à pied sec. C’est une excellente nouvelle car cela m’évite un méchant détour !

Grand lac

J’en reste surpris et m’attends à être bloqué plus loin (bras multiples) mais non, je suis bien de l’autre coté ! Cela réouvre dans mon esprit le désir d’aller sur le lac Corvette par ce coin. Dans les conditions actuelles, je devrais pouvoir être sur ses rives en deux jours. Cela signifie que mon sac à dos suffirait pour faire une reconnaissance. Je songe à tout cela, accoté à une grosse roche qui me protège d’un vent assez fort. Il fait vraiment très chaud !

Après une bonne pause, je remonte le sentier et retourne au tarp. Comme il a plus entre temps, le séchage n’a pas été optimum, mais ce n’est pas grave. Je récupère le tout et rejoins ensuite la route par le sous bois. En passant, je visite le tour d’un petit lac et longe un timide cours d’eau. J’arrive au camp et dine de sardines et de beurre de cacahuètes. Je me couvre le visage de pommade anti-moustiques (première fois de cette année) et repars vers l’est.

Ruisseau

Je vais marcher dans une zone voisine de l’endroit où les louveteaux ont été aperçus l’été passé. Tranquillement, je continue à espérer tomber sur quelque indice qui me confirmerait que la zone est toujours d’actualité.

Je vais croiser un renard ce soir encore ; Il ressemble pas mal à celui d’hier, mais je ne suis sur de rien. Le scénario e la rencontre est en tout cas similaire : sur la route, il me repère de loin, me regarde quelques instants avant de s’éloigner. Encore une photo lointaine, mais c’est déjà sympa.

La journée avance et je ne fais pas d’autres découvertes. Je retourne au camp, les pieds trempés de marcher dans la tourbière. Quand je reviens qu camp, je vois que on sac « ustensiles » a été bougé, ainsi qu’un paquet de mouchoirs. Rien d’autre, je songe à un écureuil.

Après souper, je vais remarcher un peu sur la route, mais sans grande motivation. Je rentre au camp avant le coucher du soleil.

 Mercredi 17 juin

Encore une belle journée qui s’annonce ! Je suis debout de bonne heure et décide de passer une bonne partie de la journée dans la zone rapidement survolé hier soir.

Je vais en fait quadriller tout le secteur situé entre une grosse hauteur et la route. Au niveau du pont où lézardaient les louveteaux l’année passée. Ce coin est très rocailleux et plein de petits dénivelés. De nombreux sentiers sont visibles sur le lichen, reliant la route à l’intérieur du bois. Il y a peu de sources d’eau, mais néanmoins suffisantes je pense pour satisfaire les besoins d’une tanière.

Ecureuil gris

A plusieurs reprises, je vais stopper pour un affût, lorsque je trouve un coin adapté à ca. Un écureuil va venir occuper mes pensées pendant quelque temps, alors que beaucoup de petits oiseaux indéterminés volent de branches en branches ; Très difficiles à prendre en photo car très mobiles et très petit ! Cela change des corneilles, qui s’amusent dans les airs au dessus de moi.

Corneille

passé les heures chaudes, je commence à avoir faim, et je me rends compte que j’ai oublié ma boite de sardines au camp. Je fais donc le trajet vers celui-ci. Après un petit lunch, je vais remballer le camp mobile et me préparer pour le départ vers le camp de base.

Sur la route du retour, je vais croiser pas mal de monde : deux pécheurs, qui me disent avoir vus un loup plus à l’est (hors zone), la sécurité Hydro-Québec qui veut en savoir un peu plus sur mon compte et des chauffeurs de CTA, juste à l’entrée du sentier qui conduit à mon camp. Il sont venus récupérer les skidoos laissés par Lucie et sa famille. Cela fait que le trajet va prendre beaucoup de temps ! mais avec un temps comme celui la, discuter sous le soleil est bien agréable aussi !

Rien de facheux n’est arrivé au camp, tout est pour le mieux. Je vais passer par la cuisine afin de me faire à manger. Je vide ensuite les affaires, sépare les poubelles et me change. Fin de la vadrouille.

Voir en ligne : Quelques photos de cette sortie




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