- Lundi 10 août, p1
- Mardi 11 août, p2
- Mercredi 12 août, p3
- Jeudi 13 août, p4
- Vendredi 14 août, p5
- Samedi 15 août, p6
- Dimanche 16 août, p7
Lundi 10 août
Lever de bon pied bon oeil, je commence par faire un petit tour sur la toile avant de déjeuner. Je passe ensuite la matinée à finaliser les dernières affaires en cours et préparer le sac. Pas grand chose à prendre finalement.
J’ai rechargé les batteries (photo, GPS) hier tout est ok. Je cherche la carte qui me manque pour relier le lac Corvette, et ne la trouve pas… En fait, c’est la seule carte qui me manque, j’enrage ! J’ai du la laisser à Nouchimi cet hiver lorsque je voulais tenter le coup. Pas très grave, j’ai la carte générale de la zone au 1/250 000 qui devra faire l’affaire. Bien moins précise bien sur, mais suffisante pour ne pas me perdre en route.
Vers midi, je décolle. Je n’embarque que les boîtes de sardines, le reste est dans le carrix laissé à mi-chemin. Le ciel est couvert mais il ne pleut pas, l’idéal pour marcher.
Pas de traces sur la route. La pause au moment de récupérer le carrix ne m’apporte rien évidemment et je repars ensuite, un peu plus chargé.
J’entame ensuite la piste d’hiver que je connais bien maintenant. Le but est de rejoindre les deux lacs qui en sont le terminus. J’aurais ainsi fait un bout de chemin et je n’aurais pas à entamer les provisions de la vadrouille à pied.
La végétation a bien poussé depuis la dernière fois où je suis passé, mais le thé est moins haut que l’été passé. Moins de pluie peut-être ? La partie n’est pas des plus simples cependant : une piste d’hiver n’est pas prévue pour l’été et elle n’est pas utilisée depuis un certain temps, hormis par les animaux (et moi). Comme il y a pas mal de dénivelés, cette partie me donne bien chaud ! C’est la première fois que j’emmène le carrix si loin dans le sud.
Au fil de l’avancée, je vais trouver six crottes fraîches d’ours. Et au vu de la taille des déjections, ce n’est pas un petit. La zone est favorable car les baies sont de sorties, dont les chicoutés. Je ne peux m’empêcher d’en ramasser lorsque j’en vois des belles grosses juteuses !
C’est vraiment une saison fantastique pour cela. Il n’y a qu’a se pencher, choisir les plus belles et se gaver. Cela redonne du peps pour continuer les marches, un vrai bonheur. Par contre, il y a un nombre incalculable de mouches noires dans la zone. Depuis l’été passé, je n’avais encore jamais vu autant de simulies que maintenant. Et elles ont faim…
J’arrive aux lacs finalement pas trop tard. Je me couvre un peu car j’ai beaucoup transpiré, puis monte le tarp non loin d’un des lacs. Je soupe ensuite tranquillement et finis la soirée à étudier les cartes et envisager les itinéraires possibles pour les jours à venir.


