Tout ce qui a attrait à la sécurité doit avoir une place prépondérante dans ce projet. Le climat et le mode de vie choisi par l’observateur ne peuvent laisser de place ni aux doutes ni aux erreurs.
Le principe de rester en permanence dans un milieu sauvage oblige à toujours avoir un nécessaire de survie comprenant le minimum indispensable pour gérer toutes sortes de situations potentiellement dangereuses.
L’expérience acquise durant le premier projet d’étude permet de connaître le contenu idéal de ce nécessaire.
Chaque camp fixe sera équipé de ce même nécessaire de première urgence, et un bilan du matériel utilisé devra être tenu avant chaque ravitaillement afin de remplacer les artefacts manquants.
Le partenariat avec la société Chiyaanuu, experte en conseil et expéditions, permettra d’avoir un avis extérieur et d’expertise en regard aux conditions de sécurité.
En complément indispensable, l’observateur sur le terrain devra avoir en permanence un téléphone satellite en état de fonctionnement à sa disposition, dont des numéros préconfigurés seront enregistrés pour permettre d’établir une liaison rapidement avec une personne chargée de la réception des appels.
Hygiène
La présence d’ours sur le territoire d’étude nécessite de prendre quelques précautions dans le choix des produits d’hygiène. Les savons, shampoings et pâtes à dents devront être choisis sans odeur, afin de minimiser l’attraction de la faune. Cela sera également utile pour ne pas trop attirer les moustiques, nombreux dans la région.
Le stockage des produits d’hygiène se fera sur le même principe que celui mis en place pour la nourriture, et ne devra en aucun cas être présent dans les camps.
La manipulation des excréments lupins devra être faite de façon rigoureuse, afin de réduire les risques d’infection possibles.
Les carcasses de caribou seront de même manipulées avec la plus grande précaution afin de limiter le potentiel de contamination.
Rapatriement
Même si toutes les précautions seront prises pour éviter toute blessure, nous savons que nul n’est à l’abri d’un accident. Il nous semble donc important de prévoir un rapatriement rapide.
Les moyens de communication utilisés dans ce projet et le partenariat avec un intervenant local compétent dans le domaine de la sécurité permettront de réagir vite en cas de problème.
Un protocole sera également mis en place, définissant une mise en place des recherches lorsqu’aucun signe de vie ne sera envoyé après 1 semaine de terrain.
Feu de forêt
Le climat particulièrement sec de la région d’étude et la forte combustibilité des espèces végétales nécessitent des précautions indispensables en été.
Le feu est prohibé du mois de juin à septembre et seul le réchaud à gaz sera utilisé. Ce matériel est listé dans le nécessaire de cuisine.
Climat
Le climat de la région d’étude est rigoureux. L’hiver est long et les températures peuvent descendre très bas. Il convient donc de se protéger et de s’équiper en conséquence.
L’expérience acquise pendant deux hivers dans la même région permet de connaître les façons de s’adapter au mieux et de prendre les mesures nécessaires pour être confortable dans un milieu aussi hostile.
Il conviendra de penser que certaines heures de la journée seront réservées à des observations immobiles. Cela implique de se munir d’équipements adaptés.
Certaines périodes de l’année sont également très humides et le nombre de cours d’eau est très important. Il est alors stratégique de disposer de matériel adapté pour évoluer efficacement dans ce contexte.
Faune
Afin de ne pas subir de désagréments liés à la faune lors du projet et d’éviter des interactions indésirables avec les espèces locales, il convient de prendre des mesures pour protéger la nourriture et les camps.
En effet, de nombreux rongeurs sont susceptibles de devenir rapidement une problématique importante, au même titre que la présence d’ours noirs dans la zone. Nous avons pour cela établi un protocole spécifique visant à éviter les risques et les affects encourus par la logistique de l’observateur et par les autres hommes de la zone.
La nourriture sera stockée dans des caissons solides et hermétiques, qui seront établis en hauteur et à distance raisonnable (300m) des camps de bases. Aucun instrument de cuisine ou nécessaire de toilette ne sera stocké dans ces camps.
Afin de minimiser l’impact des moustiques pendant la période estivale, nous prévoyons d’installer des moustiquaires dans chaque camp de base.