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Publié : 11 juillet 2007
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Région d’étude : Baie-James, Québec, Canada

 Description du site

Le bouclier canadien, dont la région de la Baie James fait partie, est l’une des plus vieilles formations géologiques de la terre. Le sous-sol est principalement composé de granit. Le roc du bouclier canadien peut atteindre des dizaines de kilomètres d’épaisseur, ce qui en fait une zone géologique très stable, très peu sujette aux secousses sismiques. Ces caractéristiques permettent la formation de grands plateaux de 400m d’altitude en moyenne.

L’habitat qui domine dans ce milieu est caractérisé par de la forêt boréale et de la taïga, offrant des conditions idéales de vastes espaces relativement abrités et d’une diversité faunique appréciable pour un prédateur tel le loup,

Par ailleurs, le secteur est connu des personnes élaborant le projet, puisque la première phase a été effectuée dans cette même région.

Par conséquent, en regard aux fréquences d’observations potentielles de loups et des relations hommes/loups qui y sont établies, puis pour des raisons de facilité de logistique et d’intendance, nous avons décidé de poursuivre le projet dans la région de la Baie-James, au Québec.

Vous trouverez ci dessous les caractéristiques climatiques de cette région ainsi que l’organisation de la logistique prévue pour accéder à la zone d’étude et survivre dans cet habitat hostile.

  Autochtones

La zone d’étude est située sur le territoire d’une nation autochtone : les Crees. Depuis la construction des barrages hydro-électriques, un accord a été passé avec la nation Cree pour définir une cohabitation acceptable pour les deux cultures.

En théorie, toute installation sur le territoire doit avoir l’aval de l’institution dirigeante. En ce sens, notre projet doit donc être soumis au conseil de bande de la réserve amérindienne de Chisasibi et à la famille qui utilise la section du territoire désirée pour sa mise en place.

De par notre étude précédente, des contacts ont été noués avec certains membres influents de la réserve et toute cette partie sera supervisée par la société Chiyaanuu, constitué par des amérindiens Crees et des natifs Québécois.

De par ce projet, nous souhaitons faire participer activement les membres de la nation Cree et il est prévu que des partenariats soient signés afin que certains aspects du projet, comme le ravitaillement, soient pris en charge par les autochtones.

Une part importante du site Internet sera réservée à la description du mode de vie de cette nation, et un accès rédacteur lui sera offert afin qu’elle puisse montrer sa façon de vivre à travers le présent projet.

 Climat et végétation

La forêt est clairsemée et les arbres, de petite taille, forment la plus grande forêt mono spécifique au monde. Il s’agit de la végétation caractéristique de la taïga, l’une des quatre zones de végétation du Québec avec la forêt laurentienne, la forêt boréale et la toundra.

Dans cette zone subarctique, la pauvreté du sol, la rigueur du climat, le gel qui pénètre jusqu’à 3 mètres dans le sol et la courte période de croissance expliquent pourquoi des arbres ayant un tronc de 15 centimètres de diamètre peuvent être centenaires. Pour des raisons économiques évidentes, la forêt n’est pas exploitée commercialement au nord du 52e parallèle.

Les espèces dominantes sont l’épinette noire et le pin gris ; on trouve également des mélèzes, quelques bouleaux et des peupliers faux trembles. Le sol est recouvert de cladonie (un lichen appelé communément mousse à caribou), de couleur vert pâle et excessivement inflammable par temps sec.

On trouve aussi dans la région des aulnes, de petits saules, des bleuets et des framboises sauvages ainsi que de nombreuses fleurs dont les plus communes sont l’épilobe boréal et la linaigrette de Melissos.

Des quelques 2 000 espèces de végétaux qu’on peut observer dans la zone tempérée du Québec, à peine 700 peuvent survivre sous cette latitude, démontrant une vitalité surprenante.

Le climat de la Baie James est de type continental froid. Influencé par les courants marins venant des baies Hudson et James, le climat, plutôt sec, est caractérisé par des variations très importantes de températures.

L’hiver, long et froid, peut débuter dès le mois d’octobre pour s’étendre jusqu’au mois d’avril. La température moyenne en janvier est environ moins 25°C avec des pointes pouvant aller jusqu’à moins 50°C.

  Zones de chasse

La région de la Baie-James est divisée en plusieurs zones de chasse. Prioritairement réservée aux autochtones, il existe cependant deux secteurs où les non autochtones peuvent chasser et pêcher, selon les réglementations et les quotas en vigueur.

Cette précision est importante pour le projet. En effet, une période charnière (mi novembre-mi février) correspond à la migration des caribous. Pendant cette période, de nombreux chasseurs sont dans la zone et peuvent représenter un risque important et une contrainte supplémentaire.

La zone d’étude devra donc se trouver dans la zone 22A, réservée par tirage au sort, et qui voit donc un nombre beaucoup moins important de chasseurs.

  Accès routier

L’accès à la région de la Baie-James se fait obligatoirement par la route de la Baie-James, longue de 620 km, de Matagami à Radisson.

Un autre accès routier longe les barrages hydro-électriques construits dans la région. Cette route, en gravier, se nomme route Trans-Taïga et fait 666 km. La zone d’étude se trouve autour de cette route, ce qui apporte une facilité logistique et des possibilités accrues au niveau de la sécurité et du ravitaillement.

En parallèle à la route principale, de nombreux sentiers et routes secondaires conduisent vers les barrages et certains territoires de chasse autochtones.

Ces différents accès facilitent grandement les déplacements sur de longues distances pour relever et trouver les endroits de passages de la meute, qui n’hésite pas à emprunter ces accès pour ses déplacements.