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Publié : 11 juillet 2007
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Programme « Sans Trace »

 Utilisez les surfaces durables

Voyager sur des surfaces durables

L’objectif de tout voyage dans l’arrière-pays consiste à se déplacer en causant le moins de dommages possible à l’environnement ; pour y arriver, il faut connaître la nature des impacts et savoir comment les éviter ou les minimiser.

Des dommages surviennent lorsque la végétation de surface où de minuscules communautés d’organismes sont piétinées sans espoir de rétablissement. L’érosion et la formation de sentiers indésirables s’ensuivent. Les voyages dans l’arrière-pays prennent place sur des sentiers déjà établis ou hors-piste.

Voyager sur les sentiers

Lorsque l’observateur voyage dans des territoires achalandés, il doit centraliser ses activités et utiliser les sentiers aménagés par les gestionnaires de territoires pour accommoder les visiteurs, ce dans le sens d’une solution nécessaire à la préservation de l’environnement de l’arrière-pays. Bien que ces sentiers aient aussi un impact négatif sur l’environnement, ils sont facilement identifiables et concentrent le trafic à des endroits précis. De plus, ils préviennent la formation de sentiers indésirables, lesquels nuisent à l’environnement et dégradent les paysages. Mieux vaut voyager sur un sentier bien conçu que sur plusieurs pistes mal définies et nuisibles. L’usage d’un sentier est recommandé partout où cela s’avère possible. Nous encourageons l’observateur à demeurer sur le sentier et, lorsque le sentier zigzague (en grimpant une colline, par exemple), à ne prendre aucun raccourci à travers la broussaille. Lors des périodes de repos ou si l’observateur décide de faire une pause hors-piste, les usagers doivent laisser de la place aux autres. (De temps en temps, nous incitons les membres de notre groupe à se reposer et à profiter de l’occasion pour communiquer entre eux et, surtout, à ne pas crier sur les pistes. Habituellement, les bruits intenses ne sont pas les bienvenus dans les espaces sauvages et naturels.)

Voyager hors des sentiers battus

Dans les zones vierges (sauf dans certains endroits désertiques), nous voulons faire en sorte que l’impact de l’observateur soit dispersé. Tout déplacement hors des sentiers battus, tels que les excursions dans les territoires isolés, la recherche d’un lieu à l’abri des regards pour aller à la toilette ou l’exploration des alentours d’un campement, est considéré comme un déplacement hors-piste. Deux facteurs importants déterminent l’impact des déplacements hors-piste : la durabilité des surfaces et de la végétation et la fréquence des déplacements (ou la taille du groupe).

La durabilité se rapporte à l’aptitude des surfaces ou de la végétation à résister à l’usure ou à demeurer dans une condition stable.

La fréquence d’utilisation et la taille du groupe se rapportent au piétinement que pourrait subir une zone sauvage ou aux tamponnements répétés qu’un petit secteur devra endurer.

Durabilité de la surface :

Tous les amateurs de plein air devraient connaître le concept de la durabilité car toutes les surfaces naturelles ne répondent pas de la même façon aux déplacements dans l’arrière-pays.

- Roche, sable et gravier : ces surfaces demeurent très durables et peuvent tolérer des piétinements répétés et une détérioration excessive ; (cependant, les lichens qui poussent sur les roches sont vulnérables aux frottements répétés).

- Glace et neige : comme l’impact sur ces surfaces sera temporaire, elles demeurent un bon choix pour les déplacements dans la mesure où les précautions appropriées auront été prises et que la couche de neige s’avérera d’une épaisseur suffisante pour protéger la végétation sous-jacente.

- Végétation : la résistance de la végétation au piétinement varie selon le type de plantes et la localisation ; nous nous voulons minutieux au moment d’évaluer nos choix. L’observateur doit opter pour des endroits où la végétation est tenace et se régénère rapidement ou pour des lieux où la végétation clairsemée s’évite facilement. Bien que la flore séchée résiste bien au piétinement, la végétation dans les baissières souffrira énormément, laissant ainsi des traces, ce qui encouragera les nouveaux venus à emprunter le même chemin. En règle générale, si nous devons voyager hors-piste, nous diviserons les groupes afin d’éviter de créer des sentiers indésirables, d’autant plus que d’autres personnes pourraient nous suivre et multiplier les impacts. Si possible, nous voulons éviter les zones de végétation, surtout dans les pentes abruptes où les effets d’une excursion hors-piste sont amplifiés.

- Flaques : pour la faune en général, l’eau se veut une ressource importante ; nous demandons à l’observateur d’éviter de marcher dans les flaques d’eau ou les bourbiers qu’il rencontre et, surtout, de ne pas troubler l’eau de surface car ces cuvettes abritent une myriade de petits organismes vivants.

Camper sur des surfaces durables

Le choix d’un site adéquat pour camper est probablement l’aspect le plus important d’une expédition à faible impact dans l’arrière-pays ; le jugement et les informations disponibles entrent en jeu, ce qui suppose souvent un compromis entre les impacts écologiques et les objectifs sociaux.

Une décision relative au choix d’un site devrait être basée sur les renseignements concernant le niveau et l’usage permis dans une zone, la fragilité de la végétation et du sol, la probabilité de perturber la faune, une évaluation des dommages antérieurs et les risques éventuels des impacts que l’observateur pourrait causer.

 Camper dans les régions vierges isolées

Normalement, les endroits vierges sont isolés, peu fréquentés et n’ont subi aucun impact ; avant de les visiter, nous voulons nous assurer que l’observateur maîtrise les techniques Sans trace et les applique une fois sur place.

Dans les sites à l’état vierge ou peu fréquenté, le fait de disséminer les tentes, d’utiliser différentes routes pour les promenades dans le campement et de déménager le campement chaque soir assurera la préservation de l’environnement. L’objectif consiste à minimiser l’impact à chaque endroit. Si possible, nous souhaitons que l’installation des tentes et de l’aire de cuisson de fasse sur des surfaces durables, préférablement sur de grandes dalles rocheuses.

Au camp, nous conseillons de troquer les bottines pour des espadrilles, des mouflons ou des souliers de tennis et de réduire au strict minimum les activités autour de la cuisine ou de l’endroit où les sacs à dos sont dissimulés. Surtout, nous voulons porter attention aux endroits où mettre les pieds pour ne pas comprimer la végétation.

Nous jugeons important de modifier les trajets utilisés pour aller chercher de l’eau et de se servir de contenants pour diminuer le nombre de voyages. Nous vérifierons les règlements en vigueur mais, en général, il ne faut jamais camper à moins de 70 mètres d’un cours d’eau ou d’un lac.

Au moment de lever le camp, nous souhaitons que l’observateur prenne le temps de naturaliser le site. En recouvrant les endroits abrasés avec des détritus végétaux tels que des aiguilles de pin, en effaçant les empreintes et en raclant, avec un bout de bois, les endroits où la végétation a été emmêlée.

Ces précautions aideront le site à se remettre de notre passage et dissimuleront son utilisation comme campement, ce qui le rendra moins susceptible d’être réutilisé par d’autres voyageurs. Un site de camping à l’état sauvage aura plus de chance de demeurer vierge s’il n’est utilisé qu’une fois.

Dans les terres arides, un site de camping à l’état original, sans signe d’utilisation préalable, s’avère un excellent choix en autant qu’il est situé sur une surface durable dépourvue de végétation, telle que la roche, le gravier ou le sable. Un site déjà compacté fera aussi l’affaire, car il ne pourra pas être endommagé davantage.

Cependant, nous devons nous assurer que ce site pourra accommoder tout les besoins pour le projet. Si certains des camps sont montés sur le fond sablonneux d’une rivière ou d’un cours d’eau asséché, ou un autre endroit susceptible d’être inondé, il faudra garder toujours en tête la probabilité de crues soudaines.

Les aires de préparation des repas et les lieux de disposition des tentes et des sacs à dos seront aménagés sur la roche, le sable ou le gravier. L’observateur tâchera de choisir soigneusement des chemins durables pour les déplacements aux différents endroits des campements, afin d’éviter de créer des sentiers connexes.

Comme l’objectif consiste à minimiser le tamponnement et la compaction dans un endroit particulier de chaque campement, il veillera à modifier les trajets et ne séjournera pas plus de deux nuits sur le même site en dehors des camps de base.

Il est prévu de ne jamais procéder au raclage ou au nettoyage des sites de campement pour y enlever les matières organiques telles que les feuilles ou autres détritus naturels et de minimiser le déplacement des roches et du gravier. Les détritus organiques aident à amortir l’effet d’écrasement produit par les poids lourds, limitent la compaction des sols, relâchent des nutriments pour les plantes et réduisent l’érosion causée par la pluie.

Déplacer les roches enrobées de lichen et de vernis, mieux connues sous le nom de pavés du désert, peut engendrer un impact qui durera des centaines d’années. Une fois retournées ou déplacées, ces roches sont difficiles à remettre en place et les lichens et le vernis ne repousseront pas durant notre vie.

 Gérez adéquatement les déchets

Les déchets humains : l’importance de l’élimination adéquate des matières fécales s’avère primordiale pour éviter de contaminer des sources d’eau, d’empêcher tout contact avec d’autres usagers, de minimiser la possibilité de répandre les maladies et de maximiser le taux de décomposition.

Dans la plupart des endroits, le fait d’enterrer les résidus humains demeure la seule méthode réellement efficace pour pallier aux dangers que ces déchets représentent et pour satisfaire aux critères du Programme Sans Trace. Dans les lieux étroits tels que les gorges ou les canyons fluviaux, les déchets solides doivent être transportés à l’extérieur.

Contrairement à la croyance populaire, l’enfouissement des déchets humains en ralentit la décomposition, du moins dans les Rocheuses où des pathogènes microbiens ont été découverts plus d’un an après leur enfouissement.

Cependant, à la lumière des risques associés aux fèces, la meilleure façon de s’en débarrasser efficacement demeure, à toutes fins utiles, l’enfouissement. À cause de la lenteur de la dissolution et de la décomposition, il importe de choisir un site convenable, loin des cours d’eau et des lacs, des campements et des autres endroits passablement fréquentés.

Les trous sanitaires (catholes) : les trous sanitaires, situés à plus de 70 mètres des cours d’eau, des sentiers et des campements, se présentent sans contredit comme la méthode par excellence pour se débarrasser des déchets humains. Trouver un site discret où les autres usagers ne seront pas susceptibles de marcher ou de camper et, avec une truelle, creuser un trou de six à huit pouces de profondeur et de quatre à six pouces de diamètre. Une fois terminé, recouvrir le trou de terre et camouflez-le avec des matières organiques telles que des feuilles mortes et des brindilles.

Pour les camps fixes,où les séjours seront de plusieurs jours pour plusieurs personnes, il sera plus approprié de disperser des trous sanitaires sur une grande étendue.

Les trous sanitaires individuels, méthode de prédilection pour se débarrasser des déchets humains, comportent plusieurs avantages :

- 1.ils sont faciles à creuser dans la plupart des régions ;
- 2.ils sont faciles à camoufler ;
- 3.ils offrent un sentiment d’intimité ;
- 4.ils permettent la dispersion des déchets au lieu de les concentrer au même endroit,
- 5.hâtant la décomposition des matières fécales ;
- 6.ils sont faciles à dissimuler, loin des regards et des lieux achalandés.

Choisir un emplacement approprié

- 1.l’emplacement doit être situé à au moins 70 mètres ou plus d’un cours d’eau.
- 2.il doit s’agir d’un site discret, loin des sentiers battus (broussailles denses, près d’un arbre jonchant le sol ou sur une pente douce).
- 3.Lorsque le camps soutient la présence d’un groupe ou d’une personne pendant deux jours ou plus, il est recommandé de disséminer les trous sanitaires un peu partout dans la nature, et de ne pas réutiliser un trou déjà creusé.
- 4.Il est plus favorable de trouver un site possédant une épaisse couche de sol organique. Ces matières organiques pullulent d’organismes microbiens qui aideront à éliminer ces déchets. (Un riche sol organique est généralement de couleur noire). Dans une zone désertique, un sol organique peut s’avérer difficile, voire impossible, à localiser. Dans ce cas, il est mieux de se référer aux instructions à l’étape 2 ci-dessous, sous la rubrique « Creuser un trou sanitaire ».
- 5.Dans la mesure du possible, le trou doit être localisé au grand soleil. La chaleur accumulée facilitera la décomposition.
- 6.Pour garder les fèces hors de l’eau, les sites sélectionnés devront être surélevés, assurant ainsi un bon drainage, ce qui permettra aux déchets de se lessiver dans le sol avant d’atteindre un cours d’eau ou la nappe phréatique.

Latrines : bien que les trous sanitaires soient recommandés dans la plupart des cas, parfois, une latrine sera plus appropriée ou si nous demeurons plus d’une nuit au même endroit.

Pour aménager une latrine, il suffit d’utiliser les mêmes critères que pour un trou sanitaire. Comme une grande concentration d’urine se décompose assez lentement, le choix de l’emplacement exigera une attention particulière. Une bonne méthode pour hâter la décomposition et camoufler les odeurs consiste à ajouter une poignée de terre après chaque miction.

Papier hygiénique : Nous tâchons d’utiliser du papier hygiénique standard recyclé et écologique (de marque Cascade) avec parcimonie.. La meilleure façon de se débarrasser du papier hygiénique consiste à l’enfouir dans le trou sanitaire ou à le transporter avec soi. Cependant, le « papier » naturel demeure le préféré des campeurs et ce, depuis plusieurs années.

Bien employée, cette méthode s’avère tout aussi sanitaire que le papier hygiénique standard, mais sans les impacts associés à son utilisation. Parmi le « papier » naturel, on retrouve les pierres, la végétation et la neige. Évidemment, il est souvent nécessaire de pratiquer avant de tirer profit de cette méthode, mais les résultats en valent la peine ! le fait de brûler du papier hygiénique dans un trou sanitaire n’est pas recommandé.

Papier hygiénique dans les terres arides : dans une zone aride, le fait d’entreposer le papier dans un sac de plastique et de l’emporter avec soi demeure sans contredit la meilleure façon d’appliquer le Programme Sans trace. Le papier hygiénique ne devrait pas être brûlé car vous risquez de déclencher des feux de broussailles ou de forêts.

Tampons hygiéniques : Il est particulièrement recommandé de placer les tampons hygiéniques dans des sacs de plastique et de les emporter avec soi.. Surtout ne les enfouissez pas car ils se décomposent difficilement et les animaux sauvages les repéreront facilement. Seul un feu intense peut les brûler complètement et vous connaissez les principes Sans trace au sujet des feux ardents.

Cependant, dans une région à ours, il peut être délicat de conserver les tampons hygiéniques avec soi. Le brulage reste donc la meilleure solution lors des suivis éloignés du camp de base.

Urine : l’urine a peu d’effet sur la végétation ou le sol. Cependant, dans certains cas, celle-ci peut attirer la faune à la recherche de sel. Ces animaux peuvent défolier les plantes et retourner indûment le sol avoisinant.

Il est préférable d’uriner sur des roches, sur des aiguilles de pin ou sur du gravier car l’urine n’attirera pas les animaux. Il est aussi possible de diluer l’urine avec l’eau d’une bouteille pour minimiser les impacts négatifs sur l’environnement.

Considérations spéciales pour les terrasses fluviales : en ce qui concerne le Programme Sans trace, les gorges fluviales représentent un unique problème. La méthode la plus commune consiste à uriner directement dans la rivière et à déposer les déchets solides dans une boîte scellée à emporter avec soi.

  Laissez intact ce que vous trouvez

Afin de ne pas détériorer le milieux ou affecter les micros habitats, il est recommandé de ne pas toucher aux pierres, aux plantes, aux artefacts archéologiques ou autres objets d’intérêt.

Les activités dont il est question en vertu de ce principe Sans trace se rapportent entre autre aux artefacts culturels ; cependant, il en va aussi de plusieurs aspects des autres activités de plein air. L’information qui suit précise les moyens et les méthodes à utiliser pour préserver les endroits naturels.

Modifications minimales apportées à un site : Nous voulons faire en sorte de laisser tout tel que nous allons le trouver. L’observateur ne creusera pas de tranchées pour les tentes et ne construira pas d’abris, de tables, de chaises ou d’autres objets rudimentaires.

Lors des nettoyages de site (roches, brindilles, cocottes…), ces articles seront replacés avant de quitter les lieux. Sur l’ensemble des sites, il faudra nettoyer toutes ordures ou déchets et démanteler les installations telles que les emplacements multiples de feux de camp, les chaises et les tables. Les bons sites de camping se trouvent, ils ne se fabriquent pas.

En certains endroits, si une installation, telle un simple emplacement de feu de camp, est aménagée selon les règles de l’art et les règlements en vigueur, l’observateur la laissera telle quelle. A savoir que s’il démolit cet emplacement, il créera un impact car quelqu’un d’autre devra le rebâtir en utilisant de nouvelles pierres, etc.

Il est important d’apprendre à évaluer chaque situation.

L’endommagement minimal des arbres et des plantes : Il convient de ne pas planter de clous dans les arbres pour y accrocher des vêtements, d’éviter d’inciser l’écorce avec une scie ou une hachette et de ne pas attacher de tente à des arbres car les câbles de hauban les ceinturant pourraient les tuer. De plus, le fait de graver ses initiales sur un arbre est inacceptable.

Couper des branches ou des touffes de buisson pour s’en servir comme matelas ne comporte pas de grands avantages ; au contraire, cela crée un impact maximal.

Le fait de cueillir quelques fleurs ne paraît pas comme une source d’impact sur l’environnement, cependant si tous les usagers prélevaient des essences, l’impact serait majeur. Plutôt que cueillir une fleur, nous recommandons fortement de prendre une photo ou de la dessiner.

L’ observateur averti et expérimenté pourra consommer des plantes ou des racines comestibles ou médicales de temps à autre ; cependant, il est suggéré de prendre toutes les précautions nécessaires pour ne pas épuiser ces denrées parfois rares et de ne pas détériorer les plantes qui sont lentes à se reproduire.

Les objets naturels et les artefacts culturels laissés en place : les beaux objets naturels ou d’intérêt, tels que les bois de cerf ou d’orignal, une pièce de bois pétrifié ou une roche multicolore réjouiront les visiteurs et feront battre leur cœur d’aventuriers. Il est de mise de laisser aux autres la possibilité de jouir de ces découvertes.

Dans les parcs nationaux et dans quelques endroits protégés, il est interdit de ramasser et d’emporter des objets naturels. Ceci dans les fins de ne pas altérer le milieu, et de laisser certaines ressources ou possibilités de microhabitats.

Le même code d’éthique s’applique aux artefacts culturels trouvés sur les terres publiques. Les artefacts tels que les fragments de poterie, les pointes de flèche, les structures et même les bouteilles antiques trouvés sur les sites archéologiques et les sites historiques situés sur les terres publiques sont protégés par la loi.

  Minimisez l’impact des feux

Les feux de camp, empreints d’histoire et de tradition, étaient autrefois nécessaires pour la préparation des aliments et le chauffage. Une foule de personnes associe le camping aux feux de camp. Dans les territoires sauvages, chaque campeur devrait être en mesure de faire un feu bien que l’apparence de nombreux lieux et sites de campement se soit grandement détériorée sous l’effet des désastres causés par une surabondance d’emplacements et la demande, démesurée et sans cesse croissante, pour le bois de chauffage.

L’apparition de réchauds légers et efficaces, facilement transportables, a quelque peu atténué l’impact causé par ces feux traditionnels. Dans l’esprit des campeurs, les réchauds se sont imposés comme un article essentiel apte à réduire l’impact sur l’environnement. En plus de permettre une cuisson rapide et souple, ces réchauds ont éliminé la demande en bois de chauffage que l’on prélevait autour des sites de camping.

Polyvalents, ils s’allument facilement et ce, même dans les conditions atmosphériques les plus maussades. Somme toute, ils ne laissent pas de trace.

Il convient toutefois d’être prudent étant donné la nature inflammable des bombonnes de gaz. Il est important de prendre des précautions quant aux lieux et méthode de stockage de la bombonne qui ne doivent pas être exposées à une trop grande chaleur.

Les fuites de combustible liquide sont aussi potentiellement très dangereuses pouvant aisément générer un incendie. Il est donc important de vérifier régulièrement l’état de fonctionnement du réchaud et des bombonnes de gaz. Il est de même conseillé de toujours avoir une réserve d’eau à proximité en prévention de tout incident.

Devriez-vous allumer un feu ?

- Pour toute personne désirant allumer un feu de camp, la considération la plus importante à prendre en compte demeure, sans aucun doute, les dommages éventuels causés à l’arrière-pays.
- Il est important de vérifier auprès de l’agence qui gère le territoire s’il existe des restrictions contre les feux à ciel ouvert, cibler les zones plus vulnérables et évaluez le danger éventuel que pourrait poser un feu de camp selon la saison et l’emplacement choisi.
- Il est bon de s’assurer que le prélèvement du bois de chauffage ne laissera pas de traces apparentes dans l’environnement.
- Dans les lieux particulièrement hostiles, et en prenant en considération les dures conditions de croissance auxquelles les arbres et les buissons sont soumis, nous devons nous assurer de ne pas nuire à la régénération des espèces végétales lorsque nous prélevons du bois de chauffage.
- Enfin, nous devons nous assurer que tous les membres du groupe d’étude possèdent les connaissances nécessaires pour allumer un feu qui ne laissera aucune trace.

Minimiser l’impact d’un feu de camp

Lorsque les campements sont installés dans un endroit boisé ou près d’un bois, il est possible de favoriser le feu de camp, en tenant compte de toutes les mesures de sécurité.

Si l’observateur planifie de camper ou d’effectuer un suivi sur les hauteurs ou sur une crête, ou dans une zone achalandée, ou encore dans des zones arides, il devra utiliser un réchaud. Il ne faut pas oublier qu’un vrai feu Sans trace ne laisse aucune trace derrière lui.

Les emplacements existants : sur les camps fixes du projet bien situé, un emplacement utilisé au préalable restera toujours l’endroit tout indiqué pour allumer un feu de camp.

Il est important de ne pas faire un gros feu et de le laisser s’éteindre une fois la besogne terminée. Tout le bois doit être réduit en cendres avant d’éteindre complètement le foyer avec de l’eau, et non avec de la terre, car celle-ci pourrait couver les cendres chaudes, avec les résultats que l’on connaît.

L’observateur doit éviter au maximum de faire des feux de camp sur des endroits vierges, rocheux ou rocailleux, car les traces noires demeureront visibles pendant plusieurs années.

Toutefois, dans certain cas d’urgence, un feu pourrait être préconisé afin de lutter contre l’hypothermie ou autres situations auxquelles l’observateur pourrait se trouver confronté.

Les feux sur buttes : ces feux sont faciles à aménager à l’aide d’une truelle, d’un grand sac et d’une toile ou d’un sac à ordures en plastique pour recouvrir le sol.

Il s’agit de ramasser de la terre minérale, du sable ou du gravier sur un emplacement déjà utilisé. Le trou laissé par les racines d’un arbre jonchant le sol est une excellente source de terre. Il faut ensuite étendre la toile sur l’emplacement prévu du feu de camp et construire une petite butte en terre, de forme circulaire et d’une épaisseur de 10 à 15 cm et de l’aplatir.

L’épaisseur de la butte s’avère cruciale car celle-ci isolera le sol de la chaleur émise par le feu. La toile ou le sac à ordures facilitera le nettoyage. La circonférence de la butte devrait excéder celle du feu pour empêcher les braises de se répandre directement sur le sol.

Ce type de feu comporte un avantage important : il peut être aménagé sur un sol rocailleux, sur un gros rocher ou sur une surface organique composée de débris végétaux, d’humus ou d’herbages.

Les feux de cuvettes : une splendide solution pour remplacer les autres types de feu de camp. Une cuvette en métal, une grille de barbecue, un baril en métal peu profond… tous s’offrent comme une solution idéale pour assurer la sécurité d’un feu en plein air. Pour être efficace, les parois de la cuvette devraient s’élever à une hauteur d’au moins 8 cm, et celle-ci devrait être installée sur un rocher ou entourée de terre minérale pour empêcher la chaleur d’atteindre le sol.

Le bois de chauffage et le nettoyage : nous considérons qu’il est préférable de ne pas toucher aux arbres debout, morts ou vivants, car ceux-ci servent d’abris aux oiseaux et aux insectes. Les arbres qui jonchent le sol procurent un abri aux oiseaux et aux animaux, augmentent la capacité de rétention d’eau du sol et, après leur décomposition, recyclent les nutriments dans l’environnement. De plus, le fait d’arracher des branches d’un arbre debout ou au sol détruit l’apparence naturelle d’un site.

- Les personnes sur le terrain ne devront pas utiliser de scie ou de hachette pour couper les branches d’arbres, morts ou vivants. Il convient plutôt d’opter pour les petites branches mortes jonchant le sol car elles brûlent facilement, se ramassent bien et n’occasionnent que peu d’impact sur l’environnement.
- Les branches d’un diamètre moindre que celui du poignet sont les plus intéressantes, étant donné qu’elles se cassent aisément avec les mains.
- Il convient de ne pas ramasser toutes les branches autour d’un campement et, s’il le faut, aller plus loin.Sur les rives d’une rivière ou d’un lac, ramassez le bois sec sur le rivage.
- Il est important de réduire tout le bois en cendre, écraser les charbons entre des mains gantées, et de bien éteindre bien le feu avec de l’eau et répandez les cendres froides sur une grande surface loin du campement. Dans les gorges riveraines, emportez les cendres avec vous.
- Lors du nettoyage d’un feu sur butte ou dans une cuvette, la terre devra être replacée où elle a été trouvée.
- Le bois restant doit être éparpillé pour conserver l’aspect naturel du site.
- Il est important de ne jamais brûler d’ordures dans un feu de camp, surtout celles en plastique ou doublées d’un papier d’aluminium.

Sécurité

- Il est important de suivre le mode d’emploi d’un réchaud ou d’un combustible à la lettre.
- Il est conseillé d’utiliser seulement des contenants de combustible homologués.
- Il est hautement recommandé de ne jamais laiser un feu sans surveillance.
- Il est important de ne jamais entreposer de bois ou un autre combustible près du feu.
- Il faut éteindre tous les feux avec soin.

  Respectez la vie sauvage

Nous demandons à l’observateur d’apprendre à connaître la faune en l’observant discrètement ; De ne pas déranger les animaux (ou les plantes) sous le prétexte de les « observer de plus près ». Nous suggérons de toujours garder des distances raisonnables afin de ne pas effrayer ou générer un stress chez les espèces observées, les forçant ainsi à fuir, à modifier leur comportement ou à charger.

Il y va du bon sens de l’observateur pour juger de meilleures précautions à prendre en fonction de l’espèce ciblée, de la situation et du comportement des animaux en présence.

Les mouvements brusques et les bruits excessifs dérangent les animaux sauvages. Il est important de se déplacer silencieusement et ne pas poursuivre des animaux, de ne pas les nourrir et de ne pas les obliger à fuir. Cependant, sur le territoire des ours, il est conseillé de faire un peu de bruit pour ne pas surprendre des individus. Lorsque la température s’avère particulièrement chaude, ou par temps glacé, un dérangement peut nuire à l’aptitude que possède un animal à survivre dans un climat rigoureux.

En règle générale, il convient de ne pas toucher, de ne pas s’approcher, de ne pas nourrir et ne pas prendre un animal sauvage dans les bras car cette action pourrait augmenter son stress. De plus, il est impossible de savoir si un animal est infecté par la rage ou par d’autres maladies dont il peut être vecteur. Les animaux malades ou blessés ou porteurs de bactéries peuvent mordre, frapper du bec, égratigner et causer des troubles infectieux très sérieux.

Les jeunes animaux, enlevés ou touchés par des gens soucieux de leur survie, peuvent être abandonnés de leurs parents par la suite, de part les transferts d’odeur entre autre. Si un animal malade ou en mauvaise posture est trouvé, il convient d’en aviser une personne compétente s’il y en a, sinon, le mieux est de le laisser à son triste sort. L’humain se veut ici observateur du milieu, et non acteur. Il ne faut pas oublier qu’un animal en péril est une source de nourriture pour de nombreuses espèces.

Un observateur attentif observe les animaux sauvages de loin, évite autant que possible les interactions avec la faune, entrepose sa nourriture dans des endroits sûrs et ne laisse traîner aucun déchet ou reste de table. Il ne faut pas oublier qu’un animal dans son habitat naturel est chez lui ; l’observateur est un visiteur.

Il convient de laisser un libre accès aux animaux le long des cours d’eau et des lacs et de leur laisser suffisamment d’espace pour ne pas les gêner lorsqu’ils voudront boire. Ils se sentiront en sécurité. Pour minimiser les dérangements de la faune et les impacts environnementaux, aucun campement ne devra être établi à moins de 70 mètres de distance d’un cours d’eau.

Dans les zones arides, il sera important de ne pas approcher des trous d’eau la nuit, car plusieurs espèces sauvages en profitent pour se désaltérer et se nourrir et la présence d’humain pourrait effrayer les individus. Lorsque l’eau se fait rare dans ces territoires, l’ observateur doit s’efforcer de réduire les impacts envers les animaux luttant pour leur survie.

Lors des activités quotidiennes de l’observateur, et de la gestion des déchets, il est suggéré de prendre garde à ne pas polluer l’environnement, à ne pas nuire à la préservation de la faune et de la vie aquatique.

Dans la plupart des cas, l’observateur pourra se baigner dans les lacs et les cours d’eau excepté dans les territoires arides où se baigner dans les trous d’eau pourrait les polluer, ce qui empêcherait les animaux de s’y désaltérer

 Respectez les autres usagers

Un des éléments les plus importants du code d’éthique lors d’activités en plein air consiste à démontrer de la courtoisie envers les intervenants et les autres usagers, afin que tous puissent apprécier leur aventure.

Il est important que l’ observateur se repose sur des surfaces durables en dehors des sentiers battus. Les usagers qui parcourent des territoires isolés doivent faire davantage attention aux bruits et aux impacts sur l’environnement. Lorsque l’observateur choisira un campement, il devra privilégier un lieu discret derrière des rochers ou des arbres plutôt qu’un endroit à découvert, à la vue de tous.

Dans le campement, bien que se soit un moment de repos sur une aire de détente, il demeure important de minimiser le bruit afin de ne pas déranger les autres usagers, passants ou espèces fauniques avoisinantes. Il va de soi que tout observateur est acteur du projet. Par conséquent, le fait de jouer des tours et de refuser d’aider à monter le camp, sous prétexte d’une fatigue accrue, ne sont certainement pas des comportements sociaux acceptables.

Dans un milieu isolé tel le terrain choisi pour le projet, il convient à l’observateur de faire extrêmement attention à sa santé physique en faisant un minimum d’exercices de préparation aux longues marches, en prêtant une attention particulière à l’hygiène corporelle, alimentaire et du campement. Les troubles de santé bénin peuvent s’avérer très limitant et dangereux en région éloignée.

Des vêtements et du matériel (tentes et sacs à dos) de couleur criarde peuvent être vus de loin et ne sont pas recommandés dans les territoires sauvages, surtout lorsque ceux-ci sont à découvert. Pour diminuer l’impact visuel, il est préférable de porter des vêtements de couleur neutre ou terne comme le brun et le vert, des couleurs qui s’adaptent bien au paysage.

Cependant, il convient également de prendre en compte les activités humaines telles que la chasse et d’adopter une tenue voyante pour des raisons de sécurité évidentes. Cela concerne essentiellement la saison hivernale, lors de la migration des caribous.

Ne pas déranger l’environnement est une règle d’or par respect pour le milieu et les habitants locaux. Les grands espaces et les territoires sauvages sont à protéger plus que jamais et il nous appartient de les sauvegarder pour les générations futures. Nous nous devons de garder ces territoires propres, attrayants, accessibles à tous, et au maximum exempts de toute détérioration de nature anthropique : la réflexion et la revitalisation !

Dans les sites historiques et archéologiques, il est de notre devoir d’apprécier le décor sans y porter atteinte et de perfectionnez nos connaissances mais, d’abord et avant tout, de respecter ces sites ainsi que les trésors qu’ils recèlent. Certains de ces lieux et territoires sont sacrés aux yeux des autochtones, tandis que d’autres, importantes découvertes culturelles, nous remémorent notre patrimoine. À nous de les conserver !

Voir en ligne : Le site officiel