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Publié : 11 juillet 2007
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Observation de la meute

 Principe de non-dérangement

Que ce soit pour l’observation de la meute tant que pour l’ensemble des espèces vivant dans la zone, nous priorisons un dérangement minimal. Nous partons du principe que ce projet est un choix personnel d’observation et de sensibilisation et qu’il est important de ne pas perturber l’équilibre du milieu, ni le comportement de la faune par notre présence.

Nous allons détailler dans ce chapitre les différentes limitations et conditions que nous posons à l’observateur des loups pour respecter cette priorité. Il existe également des règles générales de bonne conduite pour l’ensemble du projet.

Aucune arme à feu ne sera emmenée sur le terrain. L’intégration dans le milieu et le respect des règles de sécurité sont suffisants pour que les intervenants ne soient confrontés à aucune situation nécessitant de telles mesures. Il leur incombe de les respecter en regard à la faune.

Le sentiment de sécurité qu’apporte une arme peut amener à transgresser certaines règles par abus de confiance, et il est absolument exclu de tuer une espèce vivante sur la zone. Par ailleurs, une arme à feu présente aussi un danger potentiel pour la personne qui la possède, et dans cette région hostile, il est préférable de ne pas accroître le nombre de risques encourus par l’observateur.

 Délimitation du territoire

Bien que plusieurs personnes aient choisi de délimiter physiquement leur camp de base lors de précédentes études sur le loup , il a été convenu de ne pas procéder de cette façon dans le présent projet.

En effet, la délimitation d’un territoire au sein de celui de la meute perturberait l’utilisation du secteur par les loups, et mettrait les intervenants en position de concurrence territoriale. Ce cas de figure est en opposition totale au principe de non-dérangement adopté pour notre projet.

 Approche des zones de vie de la meute

Nous appelons zones de vie les emplacements importants de la meute, tels que la tanière et les zones de rendez vous. Bien que la recherche de la tanière soit un des objectifs du projet, elle ne sera mise en place activement que lors de la deuxième année, lorsque la présence de l’observateur sera, sinon acceptée, tolérée.

Lors de la première année, nous essayerons juste d’installer un camp de base dans la zone large qui contient la tanière. L’installation et le pistage qui suivront seront les premières approches, qui permettront de laisser nos odeurs et d’attiser la curiosité des loups.

Il est important de rappeler que les initiatives de rencontres seront laissées principalement aux loups pendant toute la durée du projet. Nous comptons sur la curiosité naturelle connue du prédateur pour amorcer les rencontres et faire en sorte que l’observateur soit toléré sur le territoire.

 Hurlements

Le hurlement est un moyen de communication à longue et courte distance pour les loups. Utilisé pour de nombreuses fonctions (localisation, regroupement, sociabilisation), il représente également un intérêt non négligeable à l’observateur pour localiser la meute.

Cet outil est néanmoins à utiliser avec parcimonie. En effet, la forte réactivité d’interaction des loups en regard aux hurlements a pour conséquence première de détourner leur attention et de modifier leurs comportements de vie normale. Le temps que les loups passent à hurler, ils ne le passent pas à chasser ou défendre leur territoire ni même à communiquer avec leurs pairs.

De plus, durant certaines périodes, les appels aux loups sont inadaptés.. Lors de la phase où la meute s’établit autour de la tanière, les loups sont moins mobiles et les jeunes encore très vulnérables. La méthode d’appel présente alors un risque pour la meute en augmentant les risques de conflits ou de prédation sur les jeunes.