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Publié : 27 janvier 2009
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Le camp de base

Je vais détailler dans cet article le camp principal du projet. Comme expliqué dans les principes, il est nécessaire d’avoir un espace aménagé pour pouvoir préparer les explorations, travailler sur l’ordinateur et publier les articles et carnets de vadrouilles.

Depuis le début du projet, il y a eu plusieurs modifications. La plus importante étant le déménagement du camp en juillet 2008. Cependant, le principe général est resté le même et semble être viable.

 Un camp de base = deux structures

La raison en est simple : il faut séparer la cuisine du couchage, en raison de la présence d’ours noirs dans la zone. La présence d’odeurs de nourriture ou de cuisine a tendance à attirer les ursidés et il est prudent de limiter les odeurs alléchantes dans le camp où l’on dort pour éviter quelques réveils difficiles !

Cette séparation est effective durant la période d’activité des ours. En hiver, ils se reposent et il est possible de cuisiner sur le poêle à bois.

Les deux camps sont éloignés de plusieurs centaines de mètres,comme on peut le voir sur cette photo (cliquez dessus pour aller sur la page de la photo, deux notes indiquent où sont les camps)

Vue générale du camp2

 Le coin couchage

C’est une tente en coton, fabriquée par Atuk tent au Québec. Elle a une dimension d’environ 3m par 3m et une hauteur de 2m au plus haut. Le montage est des plus simple : latente est dressée par un mât central et des ficelles.

mise en place des perches

Il y a une sortie d’air qui permet d’installer un poêle à bois, très efficace même lorsqu’il fait très froid.

En été, il permet d’accueillir deux personnes et tout le matériel technique. Pour que cela soit possible, nous utilisons des lits de camps et nous rangeons les affaires dans des boites, elles même rangées en dessous des lits. Lors de cette configuration, le poêle à bois n’est pas installé (il est de toute façon inutile en été).

En hiver, je suis seul locataire de la tente. J’enlève donc un des lits de camp et ajoute le poêle à bois, du stock de bois coupé et de quoi cuisiner pour deux ou trois jours.

Intérieur du camp/Inside the camp

Un coin de la tente est réservé pour le stockage des batteries, le modem satellite et l’ordinateur.

 Le coin cuisine

Le campement idéal pour cuisiner dans la région reste le tipi. Utilisé depuis des millénaires par les Cris, il permet de faire un feu ouvert, d’être protégé des éléments et d’offrir un vaste espace pour cuisiner.

tipi / teepee

Les matériaux de base pour construire un tipi sont :
- des perches de bois rectilignes : il y en a partout autour car des incendies réguliers brûlent des épinettes,qui meurent et restent sur pied. Il convient d’écorcher les perches pour enlever les aspérités, susceptibles de trouer les bâches.
- des bâches. Originellement, les Cris utilisaient des peaux de caribous pour couvrir leurs tipis. Des bâches plastiques bons marchés font l’affaire. Il est aisé d’installer les bâches aux perches. C’est juste le haut du tipi qui est plus compliqué : c’est en hauteur et il faut conserver un trou plus ou moins gros pour que la fumée du feu s’échappe correctement et n’enfume pas l’intérieur.

Au centre du tipi, on installe un rond de feu : on récupère des grosses roches pour délimiter le foyer et poser une grille de cuisson.

Les ustensiles sont rangés soit près du foyer, soit près de la toile, dans la partie non « vivable » (trop basse).

On rajoute souvent des perches de bois par dessus la toile du tipi. Cela sert à tendre correctement les toiles et à empécher le vent de les soulever.

 Stockage et protection de la nourriture

Séparer le coin cuisine du coin couchage n’est pas suffisant pour éviter les ennuis avec les ours. On a pu en faire l’expérience cet été !

Il convient de stocker la nourriture en dehors du tipi de cuisson. Nous avons essayé de mettre la nourriture dans les arbres :

Nesquik monte aussi aux arbres

Nous avons ensuite enterré la nourriture. La limite de cette technique est que nous laissons notre odeur lorsque nous allons ravitailler ou déposer de la nourriture, ce qui laisse une piste facile à suivre pour l’ours, qui n’a plus qu’à déterrer !

SANY0953.JPG

En complément, nous avons donc suivi les conseils d’amis : nous mettons des boules à mites autour des emplacements de nourriture (enterrée) et des lingettes d’assouplissant lessive entre les couches de terre qui recouvrent la nourriture : cela semble masquer l’odeur. Depuis l’utilisation de cette méthode et notre déménagement, nous n’avons pas eu de problème. Cela reste à confirmer l’été prochain !

 Electricité et Internet

Le dernier point important, voir vital pour l’établissement du camp de base est l’apport en électricité pour pouvoir recharger les batteries photos, GPS et travailler sur le projet.

Initialement, nous avons opté pour le solaire : un panneau photovoltaïque de 60w, qui alimente une batterie 12v. Nous avons eu des soucis dès le premier mois du projet : les batteries ne se rechargent pas assez vite pour pouvoir travailler efficacement.

Panneau solaire/ Solar panel

Dès le mois d’août, nous avons complété notre équipement avec une génératrice à essence. Elle permet de pouvoir travailler à peu près correctement, lorsqu’elle n’est pas en panne (2 mois de non fonctionnement). Un plein de 5l permet environ 10h de travail si on utilise l’ordinateur, le modem, de la lumière et la recharge de piles. Beaucoup moins si l’on veut recharger les batteries 12v.

Génératrice/ generator

Afin de pouvoir mettre en ligne les photos et les articles sur le terrain, nous avons fait installé une parabole sur le site et disposons donc de l’internet satellite.

Parabole internet/ Satellit dish

Quelques soucis de connexion, un débit pas très rapide, mais c’est tout de même très appréciable et fiable. Le coût du forfait n’est pas exhorbitant (30€/mois environ).

Voilà les principales caractéristique du camp principal. Je détaillerais dans un prochain article les camps mobiles, utilisés lors des vadrouilles.

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2 Messages de forum

  • Le camp de base

    Février 2009, par Bob

    Bonjour Mickaël,

    Sur la première photo, on aperçois 2 petits points blancs, qui semblent être les tentes (tipis) du camp de base.

    Pourquoi sont-elles si éloignées l’une de l’autre ?

    Merci.

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    • Le camp de base

      Février 2009, par Mickaël Brangeon

      Oui, les deux points sur la photo sont bien les camps (cuisine et couchage). En allant sur la page photo (cliquer sur la photo), il y’a des petits carrés les indiquant lorsqu’on la survole.

      Ils sont éloignés pour que les odeurs de cuisine du tipi, car il y en a toujours, ne fassent pas approcher les ours trop près du couchage : si ours il y a, il se contentera du tipi et n’ira pas roder près du camp. Dans l’épisode nesquik, on a vu que c’était assez efficace, il n’a pas rodé trop autour de notre camp couchage, sauf dans les derniers jours.

      C’est une des règle de base de prévention : le coin cuisine à 300 m au moins du couchage.

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