J’ai interrompu ma tournée en Corrèze pour un week-end, afin de participer au festival international de la photographie animalière, où je présente ma conférence à des groupes scolaires et au grand public.
Le souci principal est que ce festival se situe en Haute-Marne, soit à environ 600 Km de la Corrèze.
Après un court débat intérieur, je choisis de faire le trajet en scooter, en faisant une halte chez Jean mi et après une conférence à l’hôpital de Boussac (Creuse).
Je fais d’ailleurs la connaissance de Nathalie, qui a une grosse connaissance de l’agriculture bio et a passé une estive avec des bergers.
Départ donc le jeudi matin pour le 52. Arrêts fréquents pour faire le plein d’essence, et j’arrive à destination vers 18h, un peu refroidi par le voyage.
Je trouve sans trop de difficultés un coin de bois tranquille pour passer la nuit, qui va être fraîche. Mes premières gelées de l’année. Bien tardives si on les compare à l’année précédente !
Vendredi 18 novembre 2005
Ma première conférence a lieu à 9h30 au pole socio éducatif. Je me rends compte de l’importance du festival en parcourant la ville : 6 sites d’expositions, 2 sites de conférences et toute la ville en mouvement.
Petit café pour se réchauffer, avant de découvrir la salle de conférence : un auditorium de 300 places, un écran géant et un technicien pour moi tout seul !
Un micro est prévu pour moi, mais je ne vais pas m’en servir, je préfère de loin parler de vive voix, et je me sens d’attaque pour la taille de la salle.
Au niveau occupation de la salle, je ne vais pas être déçu : les 300 places sont occupées par des enfants d’age assez diverses : CE, CM et collège ! On va attendre un peu 165 élèves venus de plus loin, et ça commence.
La conférence va durer une bonne heure et demie, et la taille de la salle n’empêche pas les questions, un micro passant de part et d’autre du public.
Je finis même par une séance de dédicaces pour une vingtaine d’élèves : c’est la gloire !
Petite pause pour le midi, avec un pique nique offert par l’organisation.
2 conférences sont prévues en après midi. La première va démarrer avec du retard, suite à l’arrivée éparse des écoles. Plus de 200 élèves sont présent, du niveau CE, avec quelques collèges.
Suite à ce retard et aussi parce que les questions sont très nombreuses (et le nombre de participant m’empêche de répondre à toutes), je dois un peu accélérer la fin de la conférence, l’autre conférence approchant.
Le temps de sortir pour les premiers et de s’installer pour le second, et c’est reparti.
Cette fois ci, le public est plus âgé : collège et même des BTS agricole. Les questions sont moins fouillis, et je peux poser plus calmement la présentation, et discuter plus de la problématique du retour du loup. Après la conférence, je discute quelques temps avec les BTS.
Départ du site, il fait nuit et je retourne à la même place que la veille pour passer la nuit.
Samedi 20 novembre 2005
Lever vers 8h. J’ai quartier libre jusqu’à 17h pour visiter les sites et profiter du festival.
Après un café, je laisse mes affaires à l’office du tourisme et profites des navettes gratuites pour aller sur tous les lieux d’expositions.
La qualité des photos est impressionnante et le niveau est relevé. Heureusement que je n’ai pas de tirages papier, j’aurais eu l’air ridicule. Je rencontre également du monde connu.
En effet, le Festival de l’oiseau, qui m’avait accueilli au mois d’octobre est présent, et je retrouve avec plaisir certaines personnes.
Je fais aussi connaissance avec Gwen, guide naturaliste qui collabore avec Benoît Ayotte du Clan des loups, et le couple Boyaval, défenseurs de l’ours et porteurs d’un projet de refuge pour les ours orphelins au Québec.
En allant voir le lieu de ma conférence de l’après midi, je retrouve l’organisatrice (très accueillante et très pro) un peu perplexe.
En effet, elle a appris que je couchais dehors et a apparemment passée une mauvaise soirée ! Elle m’assure qu’une chambre est disponible et qu’elle tient à ce que ses conférenciers soient bien traités !
J’assure ici que j’ai beaucoup apprécié leur organisation et remercie toute la structure, bénévoles et organisateurs.
Je passe une bonne partie de l’après midi sur le stand du festival de l’oiseau et discute avec Pierre Douay, photographe conférencier, qui a expérimenté avant moi le cheminement que j’amorce en ce moment.
C’est très agréable de voir que d’autres ont réussi ce que l’on tente de faire.
Je découvre ensuite la chambre qui va m’accueillir cette nuit, et retourne sur le site de la conférence, en attendant l’ouverture de la salle et l’arrivée des gens.
Cette salle a une capacité de 120 personnes, elle a une taille un peu plus « humaine ». Avant l’heure prévue, la salle se remplit, et avec bonheur, je me rends compte que je vais faire salle comble.
La conférence va durer pas loin de 2h avec les questions… ce que je peux être bavard dès fois….
Les retours sont très positifs. J’avais une petite appréhension car le public est majoritairement composé de photographes confirmés ou des passionnés, et mes photos ne sont pas vraiment à la hauteur.
Mais le message passe bien, certaines photos sont quand même appréciées, et le cri de l’écureuil marche toujours aussi bien !
Les questions publiques seront basées sur certains comportements du loup (hiérarchie, agressivité) et sont pointues. Cela fait plaisir.
Après la conférence, je fais la connaissance d’une personne qui travaille au parc à loup d’Orlu et qui connaît Sophie Gonneau, ainsi que d’un monsieur qui travaille au parc du Gévaudan.
J’ai le droit ensuite à un pot offert par Terre Sauvage, et discute avec Géraldine, de l’organisation, ainsi qu’avec une adhérente FERUS ? Qui aurais aimé que je parle plus de cette Asso.
Après ceci, je retourne à ma chambre et vais profiter d’une pizza très gentiment offerte par Géraldine. Sur place, je discute avec des gens qui ont assisté à la conférence.
Un monsieur, chasseur, emploie le terme de « réintroduction » que je ne peux laisser passer…
J’ai le plaisir de l’entendre dire « qu’il faut des loups en France », j’aurais du avoir un enregistreur !
Retour à la chambre et gros dodo.
dimanche 20 novembre 2005
Départ vers 8h. Le scooter me fait quelques sautes d’humeur au début, mais reviens en forme. Il fait froid mais beau, et j’arrive chez Jean mi, en Creuse vers 17h.
Ouf, gros week end, mais ça en valait la peine.
Nombre d’enfants aux conférences : Environ 600
Nombre d’adultes : 120
Nombre de Km : 1300 environ