Une fête amérindienne a été organisé, les 16 et 17 juillet, dans la Creuse. Grâce à l’association Wolf-Eyes, j’ai pu participer à la manifestation et présenter le projet, pour une première en France.
Comme cela ne fait qu’un mois que je suis revenu du Québec, je n’i pas pu préparer la totalité de l’exposition, offrant tout de même 17 panneaux d’informations sur le projet et sur le statut du loup en France.
Il a fallu également trouver une alternative au vidéo projecteur, pas encore disponible. Une charmante voisine des organisateurs nous a prété un grand écran de télévision, qui a parfaitement rempli sa mission. Alors que Wolf-Eyes présente son association, vend des articles artisanau amérindien et propose une animation de body-painting, je m’occupe de renseigner les gens intéréssés par l’expoition, distribue les tracts réalisés sur le forum de la meute et met en place les 2 conférences qui vont se dérouler dans l’après-midi.
Celles-ci se déroulent dans la salle de restauration située au centre de la manifestation. Un chant de loup annonce le rassemblement et bientôt, les chaises se remplissent et quelques 30 personnes vont assister à la conférence.
Il faut avouer que la pression est assez forte pour cette première conférence en France, la présentation etant différente de celle présentée au Québec. Néanmoins, malgré quelques hésitations sur le début, j’arrive à intéresser mon auditoire et ne voit personne quitter son siège pendant la grosse heure que va durer la conférence ! C’est un début, mais la chaleur caniculaire et les activités annexes, annoncées par micro, me faisaient craindre des abandons.
Sur l’ensemble des conférences (4 au total), je pense avoir reçu environ 140, 150 personnes, de tout âge et tout milieu social. Peu de questions ont été posées lors de la conférence, mais j’en ai eu plus autour de l’exposition permanente. Comme je le pensais, la plupart des questions sont sur mon parcours dans le bois et les conditions difficiles, mais par ce biais, j’arrive à relancer sur la nature du loup et inévitablement sur la problématique du loup.
Samedi soir, concert country et danses amérindiennes, où Jean-michel et moi rencontrons quelques personnes très sympathiques.
Le dimanche, où moins de personnes vont venir au festival, les conférences vont attirer du monde, malgré la gêne occasionnée par une performance de flute indienne, organisée en même temps. Cela m’a obligé à hausser la voix et a surement géné l’attention du public, qui est resté jusqu’au bout cependant.
En dehors des conférences, le festival a apporté des contacts intéressants et m’assure une présence dans au moins un autre festival, plus fréquenté, vers fin août. La rencontre avec un photographe défenseur de la cause autochtone, peut emmener des opportunités intéressantes.
Cela m’a évidemment rodé la présentation et je vais faire quelques modifications mineures pour améliorer la conférence, et j’ai pu voir ce qui manquait au niveau de l’exposition.
En résumé, cette pemière date a été très positive et a démontré que mes conférences intéressent une majorité de personnes, dont une bonne partie ne connaissaient pas grand chose au loup.
En parallèle au festival, j’ai eu l’occasion de rencontrer de visu Jean-michel et Marylaine de Wolf-Eyes, qui me sont d’un soutien précieux depuis plusieurs mois, et on a pu discuté loup sérieusement et mettre en avant les orientations à prendre pour faire avancer la problématique.
Nous allons nous retrouver pour le prochain festival les 20 et 21 août, près de Poitiers et tenter de proposer encore mieux, à encore plus de monde.