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Publié : 22 octobre 2008
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Carnets de route : lundi 4 au dimanche 10 août 2008

7e semaine de terrain

 Lundi 4 août

- météo : beau et chaud
- secteur : camp de base

Aujourd’hui, c’est la fête à Christopher. Guy va nous emmener sur le camp et nous aider à transporter les dernières choses lourdes (nourriture, batterie, …) près du camp monté la veille. Tout se passe bien cette fois, il faut dire que nous n’avons pas le même chargement. Il s’en retourne ensuite sur Nouchimi, nous laissant continuer l’installation.

On commence à rapatrier les affaires qui vont être au camp couchage (bacs à vêtements, matériel de camp, cartographie, informatique, génératrice) et installons le panneau solaire. L’emplacement qu’on a choisi pour s’installer est bénéfique pour lui : le ciel est dégagé et il va pouvoir capter plein pot plus longtemps dans la journée.

Il faut choisir ensuite un emplacement pour le tipi de cuisson. Avec les perches partout, il n’y a pas de souci de ce coté la, il suffit juste de les « dépiner ». Cela prend quand même du temps, surtout que beaucoup de perches sont moisies et ne peuvent être utilisées pour le tipi. Pour le coin de feu, nous déterrons plusieurs grosses roches rapidement. Elles sont vraiment grosses par ici, difficile de trouver des cailloux de taille raisonnable !

Au final, il y’a pas mal plus de perches que dans le précédent tipi, ce qui n’est pas plus mal : on est situé sur une hauteur et sous le vent, qui peut être assez violent par moment.

Camp 2

Pour finir la journée, il faut s’occuper de protéger le stock de nourriture en creusant un trou profond et enterrer le bidon. Le problème est qu’il y a des grosses roches partout justement et qu’il est difficile d’aller profond. On s’y met à deux et avançons doucement. Heureusement qu’on a récupéré une bonne pelle (Merci Chiyaanuu). Cependant, nous n’avons pas fini lorsque la nuit tombe et devons remettre la fin de l’ouvrage au lendemain. Le trou est suffisamment profond pour qu’on puisse protéger un minimum le stock.

 Mardi 5 août

- météo : beau et chaud
- secteur : camp de base

Encore une journée d’installation aujourd’hui. En plus du gros trou à creuser plus profond, ce qui sera chose faite dans la matinée, il faut régler internet satellite. Le souci (parce qu’il y en a un) : nous sommes situés juste au sud d’un énorme pylône de transport d’énergie. Ca doit sûrement bien exciter la boussole car l’azimut qu’elle donne est variable suivant où l’on se place…Ca rend le réglage plutôt hasardeux et long. Nous devons compter sur l’appareil de recalibrage, qui est relativement aidant, et un balayage manuel un peu lourd.

Le truc qui avait fonctionné à Nouchimi n’est plus valable : le niveau sonore le plus élevé (via le petit appareil) n’est pas celui qu’il nous faut : pas de danse du modem (et oui, le modem danse lorsqu’il rencontre le satellite !), pas de dialogue entre lui et la parabole.

Sur les trois azimuts possiblement corrects (!), rien de bien transcendant. On laisse tomber pour le coup, il y a d’autres choses à faire. Manger d’abord. Puis il faut arranger le tipi : il y a un fort vent aujourd’hui et le tirage du feu de camp est trop fort. Cela fait aussi gonfler les bâches et on a l’impression qu’il va s’envoler. Pour le premier souci, on place des roches autour du feu du coté du vent, ce qui aide un peu (mais la cuisson du riz en a pâtit). Pour le second souci, on rajoute des perches à l’extérieur (au centre des perches intérieures).

Pour la nourriture, il faut préparer un bac pour 3-4 jours de nourriture et le petit déjeuner, puis creuser un trou et l’enterrer, pas loin du tipi. Comme le bac est plus petit, la tâche est moins ardue que la veille, mais nous rencontrons des roches monstrueuses en route, qui nous ralentissent et obligent à dévier de notre objectif principal. Comme la veille, la nuit va nous prendre de court et nous devrons remettre à demain la finition du trou.

Julie : Comme la veille, a la fin de la journée, j’ai les bras et les mains qui vibrent à force d’avoir frapper avec une pelle sur les pierres…Le sol est vraiment très rocailleux ici et la tâche est vraiment très pénible

Pour enlever l’odeur de nourriture, nous adoptons une ruse fournie par Gilbert : des lingettes d’assouplissant pour lessive dans la terre qui recouvre le bac et des boules à mites sur le dessus et autour du trou. Il paraît que c’est efficace.

 Mercredi 6 août

Après le déjeuner, Mickael retente sa chance avec la parabole.

mickael : Un peu décontenancé par l’échec de la veille, je décide de changer la parabole de place, en lui donnant un angle plus prononcé (à Nouchimi, le fait d’avoir monté la parabole sur une table avait nettement améliorer la réception).

Ben selon l’appareil, je reçois moins de signal que dans la première position. Enfin, on retente le balayage manuel de cette zone, qui a au moins pour avantage de mieux visualiser les diodes du modem). On laisse du temps au modem pour réagir au changement de position de la parabole, mais nada : rien de positif, aucune connexion ou début de dialogue entre les appareils. J’y perds mon latin et le temps passe…

Finalement, on va aller faire un tour, ça nous changera les idées : le but premier est de parcourir le territoire, pas de monter une installation satellite !

On décide d’aller voir du coté de la RTT, à l’endroit ou Kim et Lucie nous avait emmené et où nous avons vu les louveteaux. C’est à environ 6km et c’est important que nous passions dans le coin, histoire de laisser notre odeur dans la zone.

Torrent

Su la route, nous croisons Brent, qui nous avait donné pris en stop deux semaines avant et qui nous avait donné la position des louveteaux. Là, il nous donne un autre coin, plus vers Radisson. Il nous parle aussi d’un italien qu’il a rencontré et qui fait la route Trans-Taiga en vélo. Il est sous le charme apparemment.

Et de fait, pas longtemps après, alors que nous approchons de la zone, nous voyons un vélo sortir d’une courbe. Il avance doucement et est lourdement chargé. Le cycliste s’arrête en retour de notre salut de main et nous faisons connaissance avec cet Italien.

Un spécimen celui là ! et d’un naturel très bavard. Il vient en fait de Chibougamau par la route du nord et a décidé de continuer sur la RTT, tout ça en vélo et pour ses vacances !

Sacrée route que celle qu’il entreprend ! Il nous parle des rencontres qu’il a faite, des loups qui ont hurlé la nuit près de sa tente et qui l’ont empêché de dormir, il arrête pas de parler !

C’est compréhensible aussi : tout seul sur son vélo à longueur de journée, il doit être content de parler à du monde.

Un peu plus loin, nous arrivons à l’endroit où nous avons vu les louveteaux. Des pistes régulières ont été trouvées sur la route bien avant la zone et nous confirment que l’endroit est très fréquenté. A l’endroit même de la rencontre, nous découvrons toute une batterie de crottes sur le bas coté. De taille et d’âge variable, c’est clair que le spot est utilisé et que c’est plus qu’un passage. Une fois le tour des crottes effectué, nous allons trouver un petit coin pour manger, sur le bord d’un lac proche. En allant sur un rocher qui nous servira de table, nous tombons sur un poste d’affût (chasse à l’oie sauvage sûrement), avec pas mal de détritus autour.

poste d'affut

Après avoir manger le pain et les sardines et fait une pause sous le soleil, nous repartons vers le camp tranquillement.

Julie : la journée a été plutôt agréable. Près du lac, on a trouvé deux nouvelles espèces de fleurs, dont des gentianes. Les fleurs tardives sont de sortie…ca va nous permettre de compléter l’inventaire.

lac

C’est toujours aussi peu agréable de marcher sur cette route en gravier mais bon, elle nous facilite la vie quand même !

Dans la soirée, on retente de trouver la connexion satellite, en vain. Demain est un autre jour…

 Jeudi 7 aout

Mickael :C’est décidé, aujourd’hui internet doit fonctionner ! Je resserre tous les boulons, qui ont souffert depuis le transfert du camp, je remet tout le matériel à la première place choisie (pas de raison particulière à cela). En allumant le modem, je m’aperçois que le recalibreur ne s’allume pas en même temps que le modem, ce qui est anormal. Au fil des essais, je me rends compte que la lumière indiquat l’émission de données vers a parabole ne s’gite pas du tout. Ca commence à faire beaucoup de suspicion sur cet appareil…

Je débranche tout (d’ailleurs le satané recalibreur ne s’éteint pas comme il le devrait), enlève le suspect. En faisant cela, je remarque qu’un des cables reliant l’appareil au modem est abîmé (un fil de zinc servant de connecteur s’est brisé et est resté coincé dans une des partie). Impossible de retirer l’intrus, tout est soudé… Je décide donc de rebrancher directement le modem à la parabole, dans un geste un peu désespéré, rallume le tout. Une lumière, un clignotement, une danse plus énergique et très vite, deux lumières fixes : le signal que tout fonctionne ! On est connecté. Maudit appareil qui nous a fait perdre des heures à tourner la parabole dans tous les sens… enfin, dernière chose vitale de réglée, nous sommes opérationnels du coté de la technique, je respire…)

julie :Pendant que Mickael part regler le problème d’internet, je me charge de mettre en ordre la cuisine (y parait que c’est le rôle des femmes … ! aux hommes la technique et le bricolage, aux femmes le ménage !), …enfin…cuisine, c’est un bien grand mot…le tipi , en somme.

Je fais la vaisselle, du rangement…on n’a pas beaucoup d’affaires mais au bout de deux jours, c’est déjà tout en l’air à l’intérieur et autour du tipi !

Je m’attèle également au fignolage du tipi. On s’est apercu, depuis deux jours que nous sommes ici, que le vent souffle vraiment fort près du lac et les bâches commencent dejà à se détendre. Je m’occupe donc d’installer de nouvelles perches, plus il y en a , moins les bâches bougeront mais c’est assez long car il faut écorcer et enlever toutes les aspérités qui pourraient déchirer la bâche…histoire de ne pas refaire les mêmes erreurs qu’au camp1. Le tipi a de plus en plus d’allure…je retourne à la tente et là victoire ! Mickael a reussi à trouver internet !..une matinée plutôt efficace pour nous deux !

tipi

Pour fêter ça, et parce que ces quelques jours sans internet nous ont laissés quelque peu frustrés et très en retard avec nos courriels, nous allons travailler pas mal sur l’ordinateur le reste de la journée. Du coup, la batterie récupérée à Nouchimi se met à biper dans la soirée. C’est le temps de tester notre nouvelle solution alternative, notre botte secrète : la génératrice ramenée par Gilbert en même temps que notre ravitaillement !

C’est sur que l’ambiance du bord du lac est un peu mis à mal avec le bruit de fond du moteur deux temps (tout près de la tente car nous n’avons pas encore de rallonge suffisamment longue pour l’éloigner), mais cela fait un bien fou que l’on a un palliatif efficace contre le beeep totalitaire du convertisseur !!

julie :Comme nous ne pouvons pas travailler à deux sur l’ordinateur, j’en profite pour aller faire une petite promenade sur la berge opposée du lac, voir ce qu’il y derrière une petit butte que l’on voit du camp. Les berges sont difficilement praticables…les arbustes envahissent tout, et la marche est pénible. Je tombe sur une mini tourbière à quelques centaines de mètres du camp, pleine de sarracénies fanées. La berge en face est plus praticable.

Je décide de me poser sur une roche, au sommet de la butte et attendre la tombée de la nuit, espérant voir des oiseaux ou d’autres animaux…je suis resté une heure, je n’ai absolument rien vu ni entendu à part quelques ecureuils au loin. Je suis assez surprise car la zone du camp 1 était riche en chants d’oiseaux et ici je n’entends plus les mêmes sons. Nous sommes dans une zone de brûlés et on aura surement moins d’espèces d’oiseaux à observer aux alentours directs du camp. En rentrant je profite du coucher de soleil sur le lac.

lumière du soir

 Vendredi 8 août

Derrière notre lac, il y a une colline vraiment intéressante et l’on devine que derrière il y a un point de vue saisissant et un lac beaucoup plus grand et pas trop loin (nous n’avons pas encore la carte de la zone mais en activant le spot au camp de base, nos avons eu accès à une carte google, qui donne un bon aperçu du secteur). Alors, même si nous ne pouvons envisager une vadrouille tant que les cartes topo ne sont pas arrivées, on peut tout de même vadrouiller à vue dans la zone.

Dès le départ, on se rend compte que notre coin est loin d’être évident. Le vieux brûlé est partout et il est difficile à marcher : beaucoup d’arbustes et de thé du labrador, un terrain escarpé, c’est pas la joie. L’ascension vers le point haut va nous prendre deux bonnes heures. Et on est content d’être arrivé en haut !

julie :En partant le matin même, nous avons délibérément choisi de prendre le chemin le plus long, en contournant une bonne partie du lac. La colline semblait proche et nous avions la journée devant nous..autant en profiter…Mal nous en a pris ! L’ascension a été longue et fatiguante pas tant par le dénivelé mais par le terrain. La zone où nous nous sommes installés est une vieille zone de brûlés où la régénération des arbustes est très avancée et les arbres tombés au sol très nombreux. C’est un vrai terrain « casse-chevilles » : le moindre faux mouvement et on peut se tordre une cheville rapidement. Nous sommes donc montés prudemment et doucement.

Par contre, l’effort méritait d’être fait : le point de ve est tout simplement magnifique et nous restons littéralement scotché devant ce lac… enfin, ces lacs, car notre point de vue nous permet de voir loin.

Paysage

Ce secteur va être très sympa aussi à explorer, ca fait plaisir. On avait eu beaucoup de regrets à quitter la zone 1, c’est le coeur plus joyeux qu’on s’assoit pour la pause lunch !

Mickael

Il reste juste à espérer que l’avancée ne soit pas toujours aussi lente que ce matin. Après le lunch, on attend que le soleil retombe un peu pour les photos et on profite du soleil pour prendre des couleurs.

Julie

Plus tard, nous faisons le tour de la colline et découvrons du même coup la zone immédiate du camp. On y voit déjà plus clair. Par contre, le ciel devient gris derrière nous et il semble vouloir nous rattraper. On décide de rentrer, en continuant par l’autre coté de notre lac.

Paysage de la taïga

La descente va être plus rapide que la montée, d’autant plus que nous avons moins de km. Ce n’est toujours pas évident, il faut faire attention où nous mettons les pieds. La pluie va être plus rapide que nous et elle nous rattrape dans la descente. Cependant, ca ne va pas durer longtemps (juste asse pour rendre glissant les arbres morts et rendre le thé du labrador haïssable !). Enfin, pas grave : Julie a trouvé un spot à framboises pour nous redonner le moral et la force de continuer !

N’empêche, les abords du camps sont franchement difficiles et l’emploi du carrix est tout bonnement impossible dans ce genre de secteur. Retour au camp, les jambes bien fatiguées (ca vaut bien une séance de step ce genre de terrain !). On finit la journée sur internet, puis nous allons souper.

Pendant le souper on se fait surprendre par un orage assez fort. On s’apercoit que le trou que nous avons laissé au sommet du tipi est vraiment trop grand, et nous ne sommes pas vraiment protégés pendant l’ orage. Nous préparons le repas tant bien que mal, sous les bourrasques et la pluie et attendons une acalmie avant de retourner au camp. La nuit est déjà tombée lorsque nous repartons et nous n’avons qu’une lampe frontale pour deux…la nuit est très sombre et nous aurons quelques difficultés à retrouver le chemin de la tente. Nous sommes arrivés à la tente trempés, de la tête aux pieds ! Enfin…la ballade d’aujourd’hui nous a permis de découvrir un endroit tellement magnifique que la pluie n’a en rien entâché notre moral !

Julie et Mickael

 Samedi 9 août

Le temps s’est calmé ce matin. Nous attendons un mail de Gilbert qui nous a annoncé son éventuelle venue au camp avec le reste du ravitaillement manquant. Au retour du petit déjeuner, on apprends que Gilbert a finalement un empêchement et ne pourra pas venir.

Il nous reste donc à décider quoi faire durant cette journée. Nous n’avons toujours pas de carte et s’aventurer loin du camp n’est pas forcément très prudent. Nous pourrions retourner faire une petite sortie autour du camp mais nous avons toujours beaucoup de retard sur les carnets de route et le téléchargement des photos et videos.

Nous décidons finalement de rester au camp pour avancer le travail sur l’ordinateur. Le travail n’avance pas très vite et la connexion internet n’est pas au beau fixe. L’orage d’hier a surement fait bouger l’antenne satellite et Mickael s’attèle d’abord à récupérer le signal. La chose est vite faite. Il commence à maitriser le « flattage d’antenne ».

Il fait beau aujourd’hui, nous pouvons en profiter pour travailler sur le panneau solaire sans le bruit du moteur de la génératrice, ce qui est somme toute beaucoup plus agréable.

On en profite également pour faire nos lessives respectives. Aujourd’hui tout sèche très vite.

Le travail avance lentement, …mais surement. La connexion est lente. Nous nous partageons l’ordinateur et tentons d’avancer dans notre travail respectif.

Le soir venu, nous décidons de veiller : selon spaceweather.ca, c’est une soirée propice aux aurores boréales et le ciel est bien dégagé. Par contre, on va tourner toute la soirée avec la génératrice. Le chargeur de batterie testé la veille ne semble pas avoir été super efficace, malgré les indications du compteur.

Et effectivement, en fin de soirée, il y a des mouvements qui s’amorcent dans le ciel : les aurores sont au rendez vous ! Par contre, elles ne sont pas colorées mais grises (on pourrait croire à des nuages ou à une défaillance oculaire). Sinon, elles bougent bien et durent assez longtemps. Pas de photos, c’était juste un moment, juste un instant de magie.

julie :Ma première aurore boréale !!!! même sans couleur cela reste très impressionnant. On aurait dit que les esprits du ciel s’étaient mis à danser au dessus de nous…magique !

 Dimanche 10 août

Suite à des soucis perso, nous allons retourner à Nouchimi dès ce matin, après le déjeuner. 2H de marche sous la pluie avant que des crees, conduisant un des 4x4 de nouchimi, nous emmènent à destination. Une fois sur place, on se sèche un peu et on s’occupe à régler nos soucis.

On passe l’après-midi tranquillement et comme les cartes doivent arriver demain, on décide de passer la nuit ici. Guy nous prépare un souper dont il a le secret (pizza faite maison), ce qui nous change des pâtes aux beans !

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