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Publié : 29 octobre 2008
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Carnets de route : lundi 18 au dimanche 24 août 2008

9e semaine de terrain

 Lundi 18 août

La journée est encore bien maussade aujourd’hui : pluie, grisaille et froid. Ce n’est pas encore aujourd’hui que nous pourrons retourner en vadrouille. Après le petit déjeuner, Mickaël part travailler sur l’ordinateur. Pendant ce temps, Julie décide de préparer sa première confiture de bleuets.

Julie : 1e essai de confiture…je ne connais pas trop les dosages mais je me lance : 1 tasse et demi de bleuets, ¾ de tasse d’eau et ¾ de tasse de sucre. J’ai d’abord fait bouillir les bleuets dans l’eau pendant 15 minutes puis j’ai rajouté le sucre et continuer a faire cuire pendant 15 minutes…pas très compliqué…finalement le plus dur dans tout ca c’est d’entretenir le feu de bois quand il y a du vent !

La matinée se déroule tranquillement, entre travail sur l’ordinateur, surf sur internet et remplissage des carnets.

Vers midi, Mickaël part préparer une bannick. Le repas est on ne peut plus classique : pâtes aux beans…mais attention aujourd’hui est jour de fête et on a le droit à un petit dessert…du pain chaud avec de la confiture de bleuets…hmmm ! Trop bon !

Julie : pour une première fois je suis assez contente : la confiture était un peu liquide ca ressemblait plus à du coulis mais c’était quand même très bon. Il faudra que je change les dosages pour la prochaine fois : moins d’eau, plus de fruits ; le sucre reste important , il permet de conserver plus longtemps.

Retour sous la pluie à la tente. Décidément, la météo n’est pas avec nous et le temps est de plus en plus maussade…le temps de faire le trajet entre le tipi et la tente et les vêtements sont trempés (toujours ce thé du Labrador !). Pendant que Mickael rentre ses carnets sur le pda et supervise la charge des batteries par le générateur, Julie mets les classeurs de la galerie photo FlickR à jour et ca prend du temps.

Petit essai skype avec les parents de Julie : la communication est difficile et hachée…la connexion ne doit pas être de bonne qualité. Ce n’est pas très rassurant pour les prochaines vidéoconférences de la rentrée…

Julie identifie 5 nouvelles espèces de fleurs ce qui porte à une trentaine, pour le moment, le nombre d’espèces identifiées, ce qui est plutôt pas mal pour un premier été assez…mouvementé !

Mickael arrive quand même à faire une lessive et une petite coupe de bois pendant ce temps là. rien de bien méchant, mais il faut le faire.

La journée s’est donc passé doucement. Le froid humide et la grisaille sont restées présents tout au long de la journée, ce qui joue sur l’humeur et l’état de fatigue.

A 19h, Julie part préparer une bonne platrée de riz dans l’espoir qu’on reparte en vadrouille très prochainement.

Après le repas, Mickael bosse un peu sur l’ordi et fait savoir au monde que la semaine 5 est enfin en ligne et Julie s’écroule dans son sac de couchage

Julie : je voulais bosser un peu sur les habitats ce soir mais la fatigue est de plus en plus présente. En espérant qu’avec le soleil, la forme reviendra.

 Mardi 19 août

Le temps est meilleur aujourd’hui et on décide de retourner au camp de vadrouille qu’on avait laissé samedi dernier. Le temps de prendre un peu plus de nourriture et on repart pour le camp itinérant vers 11h. Après environ 500 mètres sur la transtaïga, Mickaël s’apercoit qu’il a oublié la carte mémoire pour son appareil photo au camp de base. Il décide de repartir au camp pendant que Julie continue doucement.

Julie : après 3 km de marche, j’aperçois une masse grise à 50 mètres de moi sur le bord de la route… « tiens , c’est bizarre, elle y était pas cette roche auparavant… » Je m’approche encore…Il m’a fallu un certain moment avant de réaliser que la roche était en fait un louveteau endormi , en boule et complètement immobile…Le coeur s’est mis à battre très vite…je n’en crois pas mes yeux…Je ne suis qu’à une vingtaine de mètres et je sors vite la caméra pour faire deux trois photos et quelques vidéos (ca fait deux fois déjà que nous loupons l’occasion de faire des photos de loup)…cette fois sera la bonne ! Première photo et première vidéo de loup…je suis tellement excitée que j’en perds tout flegme scientifique…et redevient une gamine qui parle aux animaux…mais bon, à ma place, je pense que plus d’un aurait également laissé leurs carnets de côté pour simplement apprécié ce moment unique. Et puis d’un autre côté, je me dis que le jour où je n’éprouverais plus aucune excitation devant un tel spectacle, le jour où je ne serais plus capable de sensibilité, où un loup ne sera plus qu’un « sujet d’étude », il sera temps de changer de métier… Je profite donc du moment.

Le louveteau ne bouge pas d’un poil…j’en viens à me demander s’il est malade. Etrange quand même de la voir en terrain découvert, tout seul et complètement endormi….

Une averse se met à tomber brusquement. Le louveteau ouvre un oeil et m’aperçois direct…il bondit sur ses pattes et file dans les fourrés. Il se retourne une dernière fois avant de disparaître dans le bois…

Je maudis la pluie pour avoir écourté si soudainement la rencontre. Je sors mon carnet : je note les données sur la rencontre et sur la crotte fraiche à quelques mètres…

C’est une fois le carnet rangé et à nouveau toute seule sur la route que je réalise vraiment. C’est la troisième fois que nous croisons des loups au cours du projet…mais c’est cette rencontre qui a été la plus forte : cette fois, pas de voiture pour nous aider, un véritable face à face !

canis lupus

Mickael arrive quelques temps après, un peu déçu d’apprendre qu’il a loupé la rencontre. Nous continuons jusqu’au camp itinérant et l’humeur est au beau fixe.

Arrivés au camp, on mange un peu avant de repartir directement en exploration. Aujourd’hui, mission : habitat. Depuis que nous sommes arrivés au camp 2, la cartographie n’avance pas et la fin de l’été s’annonce rapide. On part donc en quadrillage…

Comme tous les quadrillages, c’est un peu long et fastidieux mais indispensable et utile. Nous sommes dans une zone où le sol est relativement sec et il n’y a pas beaucoup d’arbustes ou de thé du Labrador ce qui rend la marche moins pénible.

Julie concentrée

Le quadrillage comme méthode d’exploration va nous récompenser : en traversant une petite zone humide et dense, pas très accessible (qu’on aurait sans doute contourner si on ne s’imposait pas le quadrillage), nous tombons nez à nez avec un porc-épic qui grimpe tout doucement le long d’un arbre. Pas très actif, au bout d’un quart d’heure, il finit même par quasiment s’endormir. Nous faisons quelques photos et videos puis le laissons tranquille.

porc epic

Un peu plus loin, c’est un lagopède mâle qui nous offre également une belle rencontre.

lagopède

Le quadrillage pour la journée étant fini, nous partons en affût au bord de la route, dans l’espoir de revoir un des louveteaux, au même endroit que le matin. Nous sommes restés deux heures, jusqu’à la tombée de la nuit sans rien apercevoir (à part quelques écureuils un peu bruyants !)

Le temps est humide et devient gris et nuageux. Dommage car nous sommes en plein pic d’activité pour les aurores boréales, mais avec les nuages, impossible de voir quoique ce soit.

On mange tranquillement (ragout et pates) avant d’aller se coucher.

Julie : avant de m’endormir, je repense à ma rencontre avec le louveteau ce matin…J’ai hate de pouvoir partager ce moment, en particulier avec Mag et Guy icones_peda

 Mercredi 20 août

Au réveil, pluie, grisaille et températures en baisse…décidément, l’été s’est montré bien frileux.

Julie : Pluie sans intermittence au reveil…Nous n’avons vraiment pas été chanceux avec la météo. Entre, l’épisode Nesquick, le déménagement, et les nombreuses journées de pluie (qui empechent de travailler) pas facile de mener une etude de cartographie correctement…c’est vraiment décourageant parfois !

Mickael arrive avec le café et le gruau sous le tarp…Heureusement le tarp est grand et nous permet de manger dessous et protéger toutes nos affaires sans problème.

mickael :Sur ce coup, j’ai eu juste le temps de chauffer le minimum : j’en était au gruau lorsque j’ai vu que ca allait se gater vraiment. Avant ça, c’était plutôt mitigé

La pluie est forte, l’exploration et les prises de notes seront encore impossible…

Nous décidons directement de rentrer au camp de base (c’est l’avantage de partir en vadrouille a seulement 6 km du camp). Nous en profiterons pour recharger la caméra (avec toutes les belles rencontres de la veille et les films, il n’y a déjà plus de batterie), prendre des piles de rechange pour le GPS et avancer un peu le travail sur l’ordi.

Le poncho est de rigueur pour le retour. Arrivés au camp de base, la pluie commence à s’atténuer.

Julie : Mon pantalon est trempé…le seul pantalon de rechange qu’il me reste est lui aussi trempé (pas eu le temps de sécher depuis la dernière averse…) au final, je vais me cailler toute la journée…deux pantalons sur le terrain, c’était vraiment pas assez !

Nous déjeunons (pain et sardines) avant de se remettre au travail. La journée se passe doucement entre remplissage de carnets, un article sur « les besoins de l’associations » et surf sur internet.

Julie : les sardines me sont restés sur l’estomac toute la journée ! Le rejet des sardines n’est plus seulement psychologique mais physiologiques ! C’est décidé : à partir de demain , j’arrête définitivement les sardines…je trouverai bien une alternative.

Vers 18h30, nous partons déterrer un peu de nourriture pour tenir un jour de plus en vadrouille. A 19h, nous voilà repartis pour le camp itinérant. C’est la troisième fois que nous y retournons…espérons que cette fois sera la bonne et que la météo sera cette fois avec nous !

Sur la route, pas très loin du camp de base, une crotte de loup toute fraîche (elle n’y était pas ce matin quand nous sommes revenus)…nous sommes vraiment dans un coin où il y a beaucoup de déplacements de loup…et les indices de présence ont tendance à se rapprocher du camp de base…

Nous retournons au camp itinérant. En cette fin d’après-midi, le soleil est impressionnant : une énorme boule de feu orange-rouge dans le ciel..la Baie-James offre décidément de beaux spectacles !

SANY0053

 Jeudi 21 août

Le temps est splendide au réveil. Le soleil est de retour et ca fait du bien !

Demain, la météo annonce également un très beau temps. C’est l’occasion rêvée pour mettre en pratique l’idée qui nous trotte dans la tête depuis plusieurs jours : aller camper au lac « marée basse ». Ce lac est apparemment assez fréquenté étant donné le nombre d’empreintes que nous avons découvert sur ses bords. La semaine dernière nous avions tenté un affut mais le camp itinérant étant assez éloigné nous avions dû partir avant le crépuscule. Aller camper sur le bord du lac, nous permettrait d’être présent durant les deux périodes les plus porteuses pour l’observation des animaux : le crépuscule et l’aube.

Nous emportons donc de quoi camper : le tarp, nos sacs de couchage, nos tapis de sol, de quoi cuisiner et de quoi manger.

Nous voilà partis direction le lac « marée basse » par un chemin différent que ceux déjà empruntés, afin de combler les « trous » dans la cartographie.

Le trajet se fait sans encombres, le chemin est plutôt agréable (peu de thé du Labrador) et chacun vaque à ses occupations.

En route, nous tombons sur une tourbière cachée au milieu de la forêt, riche en grenouilles… malheureusement, la pêche à la grenouille n’a cette fois ci pas été fructueuse…

Lorsque nous arrivons au lac, vers midi, trois bernaches nous accueillent à nouveau. Nous prenons une pause repas, puis installons le camp, dans un coin de forêt en bordure de lac.

bernaches du canada

La chaleur est pesante et nous faisons une pause. Julie part se baigner dans le lac pendant que Mickael remplit son carnet et va vérifier un peu plus loin la présence d’un sentier.

mickael : Ce sentier (une piste de skidoo) passe tout près du lac et serait une belle opportunité pour se déplacer à moindre effort dans le sud. Résultat de ma petite virée : le sentier est bien là et praticable, même si utilisé seulement en hiver.

Vers 16h30, la chaleur commence à s’atténuer et nous décidons d’aller explorer la partie ouest du lac, à l’endroit où sur la carte est indiqué la présence d’un chemin qui descend vers le sud. Notre exploration nous amène à travers les brûlés, jusqu’à un grand lac surplombé par des collines. Un petit sentier longe sa rive. Nous le suivons un moment mais sans trouver de traces. Il s’agit peut-être d’un sentier utilisé par d’éventuels pêcheurs, ce qui expliquerait la présence du fameux chemin sur la carte.

Nous quittons le sentier pour grimper sur une colline proche du lac. L’avancée est lente, d’une part parce que la pente est raide, mais surtout parce que les pentes de la colline regorgent de gros bleuets juteux, sucrés…mûrs à point ! La gourmandise aidant, on s’arrête tous les mètres pour en ramasser !

Arrivés en haut, nous avons une vue magnifique sur le lac et ses environs

Paysage de la taïga

Julie : je vais me répéter…mais…si j’avais eu mes crayons de couleur… ! L’année prochaine, j’en amène 10 boites !

Comme il commence à se faire tard, nous rentrons au camp par un autre chemin (toujours pour compléter la cartographie de l’habitat)…le chemin du retour est moins agréable : la forêt est dense, les arbustes nombreux et l’avancée pénible.

Nous avons repéré le chemin indiqué sur la carte. Cela fait longtemps qu’il ne semble plus être utilisé, mais il reste beaucoup plus accessible que la forêt autour et pourrait constituer une bonne porte d’accès vers le sud.

Nous arrivons au camp au crépuscule et en profitons pour préparer le repas…avec un peu de chance, nous verrons des animaux sortir du bois ce soir ou demain matin. En attendant, Mickael prépare les beans pendant que Julie fait quelques photos du ciel, qui ce soir encore, nous offre de magnifiques couleurs entre le rose et le orangé.

Mickael prépare les beans !

crépuscule sur le lac "marée basse"

Nous restons jusqu’à la nuit tombée mais malheureusement pas d’animaux en vue.

La nuit est splendide. Pas un nuage…les étoiles sont innombrables. Julie décide de passer la nuit à la belle étoile, en espérant voir un autre aurore boréale.

Julie : Pas d’aurores boréales mais quelques étoiles filantes. C’était le temps idéal pour dormir à la belle étoile !

crépuscule sur le lac "marée basse"

 Vendredi 22 août

Ce matin, nous retournons au camp itinérant. Comme la veille, nous prenons à nouveau un chemin différent, un peu plus long, pour compléter la cartographie. En chemin, nous tombons sur un ruisseau qui n’est pas indiqué sur la carte topographique. Julie s’empresse de prendre les coordonnées et nous le longeons pour voir où il nous mène.

Julie : comme quoi la cartographie sert aussi a ca : pallier aux manques des cartes topographiques réalisées il y a plus de 20 ans.

Il rejoint un deuxième ruisseau qui, lui, est indiqué sur la carte. Nous continuons à explorer la zone et tombons sur une vieille carcasse d’ongulés.

La chaleur est vraiment pesante. Nous croisons en route un porc épic se reposant dans un arbre et arrivons au camp itinérant vers 13h, fatigués et dégoulinant de transpiration, pas fâchés de pouvoir se reposer un peu.

Julie part se baigner dans le lac pour se rafraichir un peu puis nous préparons le repas.

Dans l’après midi, nous repartons en exploration pour compléter la zone ouest du lac, commencée quelques jours auparavant. Au sortir du bois, sur la route, nous apercevons au loin un loup qui s’éloigne tranquillement. Il est à quelques centaines de mètres de nous.

canis lupus

Le temps de prendre quelques photos et il s’enfonce à nouveau dans le bois. Une chance, nous sommes passé au bon moment !

mickael : Les premières photos pour moi. Elles sont loin, elles sont pas belles, mais elles sont là !

Après avoir rempli le carnet des données relatives à la rencontre, nous continuons l’exploration. La zone est dense et assez pénible dans un premier temps puis nous atteignons un lac que nous contournons. Nous repérons quelques traces dont des empreintes de loup en bord de lac puis rejoignons la transtaiga. Le coin est très riche en sentiers qui s’entrecroisent, signe que les passages d’animaux sont fréquents dans la zone.

Nous longeons ensuite la transtaiga, en repérant quelques crottes de loup.

Nous rentrons tranquillement au camp itinérant, la cartographie du secteur ouest de la zone est finie.

Mickael part préparer le feu et le repas, pendant que Julie, motivée, retourne faire de l’habitat dans le secteur nord, entre le camp et la route, dans une zone riche en tourbières.

 Samedi 23 août

Exploration de la partie est du secteur, dans une zone facile. Longue discussion entre nous, sur un rocher : bilan du travail fait et pas fait, de la cohabitation pas toujours facile et de comment améliorer les conditions pour l’année prochaine. Comme c’était prévu, cette première année était sous le signe de la mise en place et nous nous rendons compte qu’il y a pas mal de choses à améliorer et modifier pour que tout se passe au mieux.

En après midi, on continue d’explorer la zone. Les sentiers sont toujours aussi nombreux.

Julie continue son quadrillage alors que Mickael suit une des nombreuses pistes, qui l’emmènera assez loin, avec pour prime une crotte d’orignal. Nous sommes très proches de l’endroit où nous avons vu les louveteaux la première fois. La tanière ne doit pas être loin mais on ne la trouve pas même si le site est propice à l’installation d’une tanière : nombreuses souches, renfoncements, creux sous des roches…

L’exploration se finit par un point haut où l’on pouvait voir assez loin vers le Nord.

Retour vers le camp. Sur le chemin, pas mal de crottes. Mickael s’aperçoit qu’il a n’a plus son GPS et retourne le chercher. Retour au camp en fin d’après midi.. ;démontage du tarp et retour au camp de base.

retour très long car de nombreuses crottes tout le long de la route. On se partage le travail de prise de données mais malgré ca on mettra plus de 2h a rentrer. Les crottes sont jusqu a 1km du camp…ca se rapproche…bientot ils viendront faire leur ch**** devant note tente !

feces louveteau

Arrivée vers 19h ; sur internet la météo annonce deux jours de mauvais temps consécutifs…on décide de se séparer . Mickael reste au camp pour mettre a jour les sites internet, et Julie retourne a Nouchimi prendre le ravitaillement et se reposer, car la fatigue se fait de plus en plus sentir. De plus avec un seul ordinateur…les mises a jour prennent du temps donc pas la peine de rester a regarder.

Repas assez tard et dodo

 Dimanche 24 août

8h Guy est venu chercher Julie. Mickael, deja levé et en train de preparer le café, l’accueille et l’envoie dans le camp où Julie dort encore.

Le temps de prendre un chocolat et Julie et Guy laissent Mickael vaquer à ses occupations de geek !

Julie :A nouchimi, d’abord repos, douche et un bon brunch L’après midi, promenade puis inventaire de ce qu’il nous reste dans notre réserve. Pas grand chose !

On voit avec Guy ce qu’il peut nous donner pour compléter le ravitaillement. Il me trouve une alternative a mes sardines : feuilles de vignes farcies, jus de légumes pour les vitamines, fruits au sirop…etc

Le ravitaillement est quelque peu différent de ce qu’on avait l’habitude de manger. Il manque quelques trucs essentiels : dont le beurre de peanut et les boites de ragout chères a Mickael. Guy passe la commande et on devrait être livré demain. J’attends donc le lendemain pour rentrer au camp avec le ravitaillement complet.

Soirée d’au revoir a Pierre et Christopher, qui ont terminer leur séjour d’un mois en Baie-James.

mickael :Pour ma part, avoir l’ordinateur et la connexion pour moi seul permet de faire des activités de référencement des articles, retourner un peu sur les forums et penser à d’autres évolutions possibles. Autant d’activités qui prennent du temps et qui ont un sens tout relatif en première approche.

Cependant, je ne vais pas passer ma journée devant le pc : j’en profite également pour enlever pas mal de gros arbres morts autour du tipi et dégage notre sentier naissant entre le tipi et le coin couchage, histoire de ne plus se prendre les pieds dans une souche les soirs tardifs !

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