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Publié : 30 octobre 2008
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Carnet de vadrouille : samedi 4 au vendredi 10 octobre 2008

2e vadrouille solo

 Samedi 4 octobre

Encore une fois les batteries sont à plat. Même pas le temps de prévenir les écoles de la prochaine rencontre…Et le temps gris dehors m’annonce sans faillir que je ne pourrais pas faire les dernières choses importantes avant plusieurs jours.

Brume sur le lac

Il est donc temps de mettre en pratique ce qui était prévu depuis le début, revenons à des choses simples. Si je n’ai plus assez de batteries, c’est aussi parce que je reste trop souvent au camp. Certes il y a eu différents soucis et le temps nécessaire à la mise en lace, mais il était prévu de se tenir loin du camp 15 jours d’affilée, ce qui laissait aux batteries le temps de se remettre en forme pour un ou deux jours de travail. Pour l’instant, on est loin de ce profil.

Allez, hop ! Prépares ton sac et améliores ta moyenne ! Je n’ai préparé que trois gros ziplock de riz (1 zip vaut deux repas), 8 boites de conserves, du couscous, 4 jours de bannick, des barres céréales, de la crème de blé, du café et du sucre. La caisse est bien remplie et je devrais pouvoir tenir au moins 7 jours. Le seul hic de mon programme est que je n’ai eu le temps de prévenir personne de la durée de cette vadrouille. M’enfin, je ne pense pas qu’on lance les recherches pour si peu !

Je suis sur la route vers 11h. Direction :comme la dernière fois. J’ai encore pas mal de coins à visiter dans le secteur et c’est un coin qui me parle. De la neige va me tenir compagnie sur la route, rendant un peu moins monotone les 10km de gravier. C’est humide et je suis évidemment trempé dès que je vais quitter la piste pour le bois. 1 crotte de loup très récente trouvée non loin de ma sortie « facile ».

Arrivé sur place, je déballe tout et essaye de regrouper un peu de bois sec pour ce soir et demain matin. Pas trop évident vu le temps des derniers jours, mais je trouve le minimum nécessaire. Je pars ensuite me réchauffer en faisant une marche sous la ligne. Je trouve une crotte d’ours, mais rien de bien folichon. Par contre, j’ai un peu de mal à me réchauffer : je suis trempé des pieds à la tête faut dire… (enfin, heureusement que le pull est en laine et qu’il me garde un peu de chaleur…). Je finis par retourner au camp et allume le feu pour souper et faire semblant de me sécher (parce qu’avec si peu de bois récolté et avec le réchaud, faut oublier le projet de sécher des vêtements trempés..).

Ce n’est pas si grave : demain, je m’équipe du sur-pantalon fourni par Patagonia. Peut etre encore un peu chaud pour la saison, mais porté seul il devrait pouvoir me garder au sec. A la nuit tombée, je me glisse dans le sac de couchage, bien content de me trouver un coin au chaud.

 Dimanche 5 octobre

Aujourd’hui, beau temps ! Il a gelé un peu cette nuit et le ciel est bien bleu. Après le déjeuner, direction la ligne NRJ pour une sortie à la journée. En fait je compte faire un secteur au nord de la ligne, délimité par une rivière et plusieurs lacs. Un des premier but est de voir s’il est possible de franchir cette barrière pour continuer d’explorer vers l’ouest.

Lac en automne

La marche dans ce secteur est très facile, car surtout du lichen au sol. La zone est également marquante par les nombreuses traces (pistes) fraîches. Je trouve sur l’une d’elle des excréments d’orignal, ce qui enlève un questionnement : qui fait ces marques ?

Bon, sur une autre, je trouve une crotte d’ours… on va dire qu’il y a cohabitation et partage de sentiers donc !

La rivière est en fait composée de plusieurs petits lacs. Le tout est impossible à franchir en cette saison et à pied sec en tout cas. Je fais une pause sur le bord d’un lac, en prenant un peu le soleil (le vent commence à être frais), avant de repartir vers le nord.

Lac en automne

Confirmant les données de la carte, je trouve une ancienne gravière, de taille importante, qui m’emmène ensuite sur la route. Je longe la carrière et suis un ruisseau qui passe à son sud. Une piste bien marquée m’offre son itinéraire et une crotte d’ours fraîche m’annonce son propriétaire. Au bout, un lac assez grand avec une petite plage me fait penser à Gilbert et sa recherche de lacs « péchables » : là, il aurait un beau spécimen à explorer !

Je retourne ensuite vers le nord et rejoins la route, non sans croiser de nombreuses pistes d’ours (vraiment très nombreuses). Ce coin au nord du lac semble vraiment être apprécié par les ours. (note : ne pas installer de camp ici !)

Traces d'orignal

Arrivé sur la route, je la suis afin de de relever les traces éventuelles. 4 km de routes jusqu’à ma sortie personnelle, inconnues jusqu’alors. A part les restes d’un perdrix (chasse) et la piste d’un orignal rentrant dans le bois, rien à signaler d’un point de vue lupin.

De retour au camp, le soleil a pris une jolie couleur orange et je m’occupe à couper du bois, maintenant sec, suffisamment pour tenir quelques jours et ne pas manquer en cas de pluie. Souper ensuite (riz et beans) et hop dans le sac de couchage.

Rideau ! Euh, non en fait. Je ne sais quand exactement (je dirais 2h plus tard), un son me surprend et me fais me retourner dans mon sac, un sourire aux lèvres ! Pas n’importe quel son, un hurlement. Un loup, seul est en train d’appeler le siens. Il ne doit pas être loin, je le soupçonne d’être sur la butte située sous un pylône, à moins de 800m du tarp.

Je l’entends clairement : des hurlements assez brefs, répétés 4 ou 5 fois. Il stoppe ensuite puis refait la même 5 minutes après. Il va faire ce cycle 4 fois, la dernière étant plus lointaine : il s’éloigne.

Je suis content, non heureux ! Cette butte, j’y suis passé en fin de matinée. Et la direction qu’il semblait prendre : c’est celle que j’ai prise pour ma balade d’aujourd’hui ! Très heureux !

 Lundi 6 octobre

Bonne gelée ce matin. Les bottes ont pris dur et c’est dur de mettre les pieds dedans : elles sont raides gelées… après le déjeuner et la préparation d’un pain, je repars sous la ligne. Au début je pesais embarquer deux ou trois jours de nourriture, le sac de couchage et le tarp pour explorer un coin plus loin, mais le hurlement de la nuit passée a changé la donne. Je vais voir s’il n’ya pas de traces (peu de chances) et laisser encore un peu plus de ma présence sous la ligne.

Sur le haut de la butte, aucune trace visible. En même temps, je m’y attendais, c’est de la roche !

Je continue ensuite sous la ligne, reprenant le parcours d’hier mais en décidant de continuer plus loin ; En fait, j’aimerais voir un grand lac situé pas mal plus à l’ouest. Seul souci : 3 ruisseaux sont sur ma route. Déjà il faut franchir le lac longé hier. Par le nord, on a vu que ce n’était pas possible. Quid du sud ? Il y a normalement un sentier, mais il est fait pour les motoneiges donc en saison froide. Même en revérifiant, le passage donné sur la carte est bien trop large pour que je le franchisse. Je longe le lac et et trouve un peu plus loin un passage plus étroit qui ferait mon affaire. Un peu d’équilibre sur roches humides (merci mon baton de marche) et je suis de l’autre coté, pas trempé ! Victoire : une zone nouvelle s’offre à moi !! Je regrette déjà de ne pas avoir pris mon sac et de quoi rester plusieurs jours.

Enfin, je continue et rejoins la ligne, avec encore une crotte d’ours rencontrée en chemin. Je continue à suivre l ligne. La marche est assez facile, même s’il y’a pas mal de buttes en cours de route. Quelques tourbières sur les bas cotés, beaucoup de roches et 1 ou 2 sentiers qui m’accompagnent durant ma progression.

Tourbière vues de la ligne

Je fais une pause sur une hauteur, avec une vue sur une tourbière et un ruisseau. Rien ne passe durant mon déjeuner et le vent est fort : je repars sur la piste. Les deux autres ruisseaux à franchir sont aisément franchis. La belle hauteur qui annonce le grand lac, objectif de ma vadrouille, se rapproche et est à portée. Je n’irais pas ce soir, vu que je n’ai rien prévu pour passer la nuit et qu’il commence à se faire tard. Il faut également se méfier des distances : oui, il est pas si loin, mais pas si loin, c’est relatif !. Il y a aussi une dernière difficulté : une rivière, dont je ne connais ni la largeur ni la vivacité. Je rebrousse donc chemin et retourne sous la ligne, en marchant de l’autre coté pour vérifier les pistes.

Avant de revenir au camp, je stoppe sur la grande butte et me pose pour un affût, profitant du soleil rasant. Rien de bien vivant durant la période…ah si , c’est quoi ces 3 points noirs qui traversent au loin ?? je branche la caméra, meme si c’est vraiment trop loin pour que ca vaille quelque chose. Je sors les jumelles, qui me confirment mon impression : une maman ours et ses deux petits. Ils vont du nord au sud et ont l’air e bien s’amuser (1 petit avec sa mère surtout, l’autre est assez loin devant).

Je croyais les ours au lit moi… j’ai une pensée pour mon camp mobile, qui a le coin cuisine intégré à cause de la pluie… enfin, ils sont passés pas mal loin quand meme… enfin, ca me trotte quand même dans la tête et je finis par rejoindre le camp, intact évidemment.

Je fais un feu, je soupe à la nuit tombée et vais me coucher. Demain, je pars 3 jours sur le grand lac.

 Mardi 7 octobre

Pas de hurlements dans la nuit pour cette fois ! Pas de gelée non plus, les bottes s’enfilent sans poser de problèmes. Par contre, le temps est gris et maussade : ca sent la neige. Je fais le déjeuner et prépare la bannick du jour tranquillement sous le tarp. C’est ensuite l’heure de la préparation du sac et du déménagement du camp.

Comme il ne pleut pas, je démonte le tarp en premier, histoire de pouvoir manipuler aisément toutes les affaires. Bon, démonter est un grand mot : 2 cordes à détacher et 6 sardines à enlever.

- Dans le sac : sac de couchage, sursac, parka, attirail cuisine (réchaud, casseroles, couverts), nourriture pour la vadrouille (2 beans, 1 sachet de riz, 3 boites de thon, 4 barres de céréales).
- Extérieur du sac, accrochés aux sangles : hachette, tapis de sol, tarp. Tasse à café.

Le sac est bien rempli, je ne pourrais pas mettre grand chose de plus et il pèse son poids (vive les beans et la bannick), mais cela reste portable.

On est donc parti. Au final, en faisant un petit ménage du camp, il ne reste pas grand chose : le carrix, le sac vêtements et la caisse de nourriture, qui commence à être bien vide (plus les poubelles dans un sac à part).

Le chemin est le même que celui de la veille. Le passage à gué ne pose pas de souci. Par rapport à hier, je rejoins plus tard la ligne, préférant la longer. Je la retrouve un peu plus loin car elle reste une bonne piste pour la visibilité et la chance de rencontrer la faune locale. Ce ne sera pas pour cette fois. Je fais la pause à la moitié du parcours. Content de poser le sac quand même. Par contre, j’ai à moitié raté la bannick ; qui n’a pas totalement montée. Ca reste mangeable mais peut mieux faire…

je reprends ensuite la route alors que le ciel se dégage. Je vois clairement la barrière de nuages : une fois celle-ci dépassée, grand ciel bleu. Et comme le vent est favorable, ca devrait arriver vite. Je me rapproche doucement de la rivière, dernier rempart qui me sépare du magnifique point haut qui se veut être ma destination. Je n’ai pas d’autres infos que celles données sur la carte, mais la rivière vient de loin et le lac est grand : ca peut emmener des surprises.

Torrent

Je ne suis pas de suite le sentier annoncé sur la carte : je préfère voir de moi même à quoi ressemble le cours d’eau. Et bien je ne suis pas deçu !! c’est large et mouvementé !! impossible de passer à gué ici, aucun doute. Je longe donc du coté nord et cherche à rejoindre le fameux sentier. Encore une fois, c’est une piste hivernale car à cet endroit, certes la rivière est plus calme, mais c’est large de 25m au moins… pas moyen.

Oublions ça, ce n’est pas cette fois ci que je passerais la rivière. Je décide donc de monter le camp sur le bord du grand lac, en revenant coté sud. En passant sous la ligne et traversant un petit ruisseau, je tombe sur un vieil emplacement de chasse (abris en rondins). Au vu des pistes dans le coin, je parierais sur la chasse à l’orignal. C’est en tout cas un coin fréquenté par cet animal.

Grand lac

Arrivé au bord du lac, avec mon fameux point de vue en panorama (à défaut d’être dessus, on va le voir !), je me cherche un petit coin pour poser le camp. Pas très compliqué, il y a des coins sympas un peu partout ! Je vide ensuite mon sac (je monterais le camp plus tard), finis la bannick du déjeuner et pars explorer un peu le coin, le dois allégé de tout le fardeau.

Je choisis de longer une partie du lac, toujours guidé par des sentiers marqués. La marche est assez aisée et le coin est magnifique. Arrivé sur une avancée du lac, je me retrouve face à mon point haut, me donnant une belle vue. Je continue, trouve un coin sympa o je me repose un peu : je prends le soleil et commence à remplir ce carnet. Je continue ensuite vers l’est. Suivant la carte, je me dirige vers un autre poit haut et un lac. Je remonte un peu en altitude et arrive sur le fameux point haut, qui ne m’apporte pas grand chose, si ce n’est un accès à ne tourbière que je rejoins avant de retourner vers mes affaires.

Arrivé, je monte le tarp, d’une facon légèrement différente des autres fois (je ferme un coté). Je prépare le lit et ensuite vais chercher un coin cuisine. J’en trouve un parfait sur le bord du lac. Avec un beau point de vue sur la colline et le lac.

Tarp 7

 Mercredi 8 octobre

Beau temps encore pour ce matin, ca fait plaisir ! Petit déjeuner tranquille sur le bord du lac. Par contre, j’ai été un peu juste sur la quantité de sucre et de café : il faudra revoir le tout à la hausse, d’autant que ce n’est pas ce qui pèse le plus dans le sac.

Aujourd’hui, balade à la journée au nord de la ligne. Je compte longer la rivière que je n’ai pas pu franchir la veille. La forme qu’il prend au nord va me faire explorer un bon bout de zone, en fait jusqu’au lac exploré dimanche. Cela bouclerait la zone et me donnerait un bon visuel de tout ce coin, très intéressant (sud de la route, présence lupine avérée dans un rayon proche).

Rivière

La marche est un peu moins sympa que les autres jours. Beaucoup de jeunes pins très rapprochés et pas épais : cela force à faire bien attention où l’on va (branches dans les yeux) et empêche une bonne visibilité : c’est assez dense et bouché. En tout cas, toute la rivière est large, il n’y a aucun moyen de passer à sec en été, sinon avec un bateau.

Une autre confirmation : la présence d’orignaux dans la zone. En 1/2h, je trouve 3 crottes (enfin, tas de crottes) sur des pistes bien marquées. Les pistes, très nombreuses, longent la rivière, en plusieurs bandes et aussi viennent sur le rivage.

Toutefois, le nombre de piste diminue fortement après le passage d’un petit ruisseau (sans raison connue). Pause diner sur le bord de la rivière (léger : sardine et thon), j’en profite pour continuer l’écriture de carnet. C’est toujours mieux d’écrire le déroulement d’une journée à chaud : plus de détail, plus vivant. Par contre, qui dit plus de détails, dit plus à écrire. Je vais m’amuser quand je vais devoir tout taper sur le pc (et là, le transcripteur que je suis confirme : je suis trop bavard !!!).

Le reste de l’après midi confirme mes soupçons : Ce n’est pas un coin sympa à explorer par ici. Lorsque e n’est pas la foret de petits pins, c’est une tourbière ou de la zone « thé du labrador en folle expansion ». J’avance pas très vite et la jonction avec le lac visité dimanche est longue et fastidieuse. Je rejoins ensuite la ligne en passant par deux autres petits lacs et un ruisseau. Pour rejoindre le camp, je choisis un autre itinéraire que celui pris la veille lors de l’installation. Contrairement au nord de la ligne, le coté sud est très sympa, clairsemé et « paisible ». Un terme curieux certes, mais c’est celui qui convient le mieux. Un endroit parfait pour monter un camp, si ce n’était pas si éloigné de la route.

Coucher de soleil sur grand lac

Encore une fois, le soleil est bas lorsque je suis de retour au tarp. Ca a été une journée fatiguante. Je pars souper au bord du lac. Je confire que j’ai sous estimé ma consommation de café et de sucre, je vais en manquer pour tout le reste de la vadrouille. Il va falloir soit augmenter les doses, soit diminuer la consommation. Le choix n’est pas encore fait !

 Jeudi 9 octobre

Ciel gris pour ce matin. Il n’a cependant pas neigé comme je le pensais hier soir en regardant le ciel. Je récupère la réserve de bois que j’avais mise sous le tarp pour la nuit et vais préparer le déjeuner. Petite portion de crème de blé, café, les deux très légèrement sucrés. Pour ce midi il faudra se contenter d’une boite de sardines et d’une barre de céréales.

Je démonte ensuite le camp. Il est temps de retourner au camp carrix. Le démontage est rapide et le sac pèse un peu oins, même si au niveau encombrement, c’est kifkif (avec les poubelles). Je choisis de faire le retour par un autre chemin, c’est à dire ne pas utiliser la ligne nrj mais la longer (à distance raisonnable) en passant par plusieurs lacs et ruisseaux.

Bon, la marche est relativement facile mais je me la complique en faisant un détour, causé par une erreur d’orientation. Pas grave en soi, mais je suis étonné : la veille, je m’étais surpris en me retrouvant quasiment toujours à l’endroit désiré, sans trop d’aide (gps et carte). Comme quoi, même le sens de l’orientation est variable selon les jours !

Enfin, le chemin choisi me conduit finalement au lac qu’il faut passer à gué. J’ai fait la pause diner à un lac juste avant, mais ce fût léger : peu à manger et une pluie naissante qui m’a fait reprendre la route assez vite. La fin du parcours sur la ligne d’nrj est lassante et mes épaules commencent à souffrir du portage. De plus la faim me tenaille sec et j’ai hâte d’arriver ! Un e fois au cap, je m’enfile les ¾ du dernier sachet de ri, avec une boite de thon…

Je remonte ensuite le tarp de la même facon qu’il était auparavant : le temps est menaçant. Je remets tout en place sauf le réchaud : s’il ne pleut pas, j’irais souper au bord du lac.

Ensuite, je fais un bilan de la nourriture restante : 3 conserves, ¼ de sachet de ri (oups), 3 boites de thon, un peu de café, de crème de blé et du couscous. En pratique, je pourrais tenir deux jours de plus, en sacrifiant beaucoup du déjeuner et pas mal du diner. Je réfléchis à ca sous le tarp tandis que la pluie se met à tomber.

Il y a 3 zones que j’aimerais aller voir d’un peu plus près. 2 demandent une vadrouille tarp de deux jours, 1 journée suffisant pour la troisième. A l’heure d’écrire ce carnet, j’hésite encore, mais je crois bien que je vais rentrer au camp demain. Pas de sucre dans la crème de blé, cela m’ennuie ! Et puis en y repensant, je n’ai prévenu personne de la durée de cette vadrouille, pour cause de batteries à plat, et il serait peut être temps de donner des nouvelles : meme en revenant demain, c’est la plus longue vadrouille du projet. A l’avenir, les vadrouilles devront durer 15 jours, mais pour cette fois, 7 suffiront bien.

 Vendredi 10 octobre

Beau temps dès le réveil et pour le démontage ! Avant cela bien sur : déjeuner léger, avec café sans sucre et je fais une bannick pour la route. Remballage du camp sans histoire bien sur et je rejoins la route asse vite.

Par contre, j’ai gardé le surpantalon et le pull car il y avait du vent, mais je vais vite avoir trop chaud et je fais l’erreur de ne pas enlever le pull : je vais bientôt transpirer et être tout « trempe ».

Sur la route, à moins de 5km de mon camp, une voiture s’arrête et les deux occupants, tout à fait charmants, discutent avec moi pendant quelques minutes. Ils viennent de leur camp de chasse près de LA1 et ont vu des loups tout proches pendant deux jours : ils me conseillent d’aller par la bas ! Je leur explique que ce n’est pas trop possible vu les principes de notre projet, mais leur proposition est faite de bon coeur et ca, ca n’a pas de prix !

Retour au tipi, je me jette sur le reste de riz et me change vite, car tout trempé que je suis, c’est un coup à attraper froid. Fin de la vadrouille, j’allume le pc (moins de 2h après, le beeeeeeeeeep fatal retentira….)

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