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Publié : 30 octobre 2008
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Carnet de vadrouille : lundi 13 au mercredi 15 octobre 2008

3e vadrouille solo

 Lundi 13 octobre

Un peu frustré (beaucoup) de ne pas avoir pu travailler sur pc après la dernière vadrouille de 7 jours, je choisis de repartir de suite pour une autre vadrouille, avant le retour à Nouchimi et les rencontres virtuelles.

Le matin, j’arrive tout de même à lire mes courriels et à lancer l’inscription pour les écoles. Dans la foulée, je relance aussi les membres pour notre assemblée générale qui doit se tenir très bientôt, la cloture de l’exercice financier étant début septembre.

Après ça, je repars sur les routes, avec 5 jours de nourriture (et beaucoup de riz !). En gros, c’est également tout ce qui me reste au camp. Guy m’a promis un ravitaillement pour mardi prochain, date où je serais sur Nouchimi. D’ici là il faudra calculer au plus juste, surtout au niveau café et beurre de peanut !

1 semaine de riz !!!

Je décide de ne pas partir loin pour cette fois. Il y a un coin haut assez intéressant en face du site micro-onde et je souhaite passer quelques jours par la bas. Même si mon objectif cet hiver est d’explorer dans le sud de la route, il est important également de connaître les zones situées entre la route et le réservoir LG4. Sur la carte, ca paraît négligeable, mais sur le terrain, pas du tout en fait !

J’arrive sur zone vers 15h, sur le bord d’un lac. J’ai choisi d’emmener le carrix à plus d’un km de la route ; Déjà, la zone n’est pas très difficile : beaucoup de lichen (même si la densité des arbres est importante). Ensuite, on a pris l’habitude avec Julie de poser le camp près d’un lac, je continue le procédé, mais il n’y a pas de lac plus près ;)

Tarp 8

Une fois arrivé, je monte le tarp. Bonne nouvelle, il y a une belle zone de sable tout près du lac, ce qui enlève les soucis du au feu : il y a de la place. Ensuite, je pars explorer le coin, en direction justement de la butte. Même si le temps est gris, il ne pleut pas et ca avance plutôt bien. En chemin vers le sommet de la butte, je trouve une carcasse de caribou, avec une vieille crotte de loup à coté. Il ne reste que quelques poils et les os, comme souvent.

La butte est un réel beau point de vue sur le réservoir et les environs. Je peux voir tout autour et vraiment loin, malgré le mauvais temps. Je trouve également une ligne d’nrj, non notée sur la carte (enfin, je savais qu’elle était là : elle se voit de loin). Cette vadrouille me permettra donc d’aller voir en dessous ce qu’il s’y passe. Bonne vue également sur la rivière qui me bloque mes accès : elle est encore plus vive en s’approchant du réservoir et c’est vraiment une frontière naturelle, sans aucun doute là dessus.

Vue depus la colline

Après avoir observé tout ça, il est temps de rentrer : le soleil se couche tôt maintenant et j’ai fait une bonne marche, sans en avoir l’air. Le retour, en passant plus près de la rivière qu’à l’aller me révèle deux crottes d’orignal et un beau secteur de pierrier, comme il y en a de temps en temps.

De retour au camp, je fais la cuisine et mange sur un bout de sable, et récupère du bois pour les jours suivants : le temps ne semble pas très reluisant.

 Mardi 14 octobre

De la pluie toute la nuit et ce matin : ca augure une belle journée bien humide ! Heureusement que j’ai fait une réserve de bois : j’ai droit à mon café !

J’enfile le pantalon goretex que patagonia m’a fourni, le pull en laine et part direction la ligne d’nrj. J’ôte le pull très vite car même s’il pleut, le fait de marcher donne chaud. Par contre cette petite pluie ne s’arrête pas et prend même de la vigueur au cours de la matinée. Lorsque je suis sous la ligne, je suis évidemment trempé et ca commence à être désagréable avec le vent.

Bref, la zone sous la ligne est plutôt mouvementé : beaucoup de petites buttes, de roches. Je la suis un moment, puis continue vers le nord pour voir à quoi ressemble la rivière de près : bruyante ! Elle est impressionnante et vive. Je la longe, suivant un sentier assez marqué (orignal je pense) pendant un long moment.

Torrent

Je fais une pause rapide sous un arbre pour avaler ma boite de sardine et un morceau de pain. Mais bon, je suis tout trempé et ca ne s’arrange pas du coté du ciel. Je repars sous la ligne et continue jusqu’à rejoindre la cote.

Je décide ensuite de rejoindre le camp, en choisissant bien sur un itinéraire différent. Il va être bien différent car je vais faire un sacré détour ! J’ai dépassé le camp et continuer en déviant vers l’est et me retrouve entre deux bras de la grande rivière, un peu surpris en vérifiant avec le gps de me retrouver là ! Encore une étape de franchie dans l’orientation : ne pars pas sans ton gps Mika, tu vas finir en alaska toi ! Et justement en parlant de GPS, je constate que les piles vont bientôt porter pale, et que je n’ai plus de change.

Une fois arrivé au camp, pas content après moi, je vois que le tarp vole au vent, accroché seulement avec les deux sommets : toutes les sardines ont volés. C’est vrai que le vent est très violent autour de ce lac et je me rends compte assez vite qu’il ne me saura pas possible de remonter le camp tel que il va falloir trouver un coin plus abrité du vent nord-ouest (qui n’est pas chaud en plus).

Je pars avec le tarp sous le bras et trouve quelques dizaines de mètres plus loin un petit coin plus calme, avec des arbres plus jeunes et moins hauts (pas de prise au vent en hauteur). Je remonte le tarp, en mettant de la corde à chaque bout. Les doigts répondent tardivement : avec l’humidité de la journée pass sous la pluie et le vent froid, j’ai une perte de motricité fine au niveau des doigts. Faudra s’habituer : ca va arriver souvent cet hiver !

Une fois le matériel rapatrié sous le tarp, je fais un feu, me réchauffe un peu les doigts et mange. La motricité revient doucement et et rigole toujours autant de me voir tenir la cuillère avec le poing, comme un enfant, et de pas réussir à l’empoigner solidement. C’est très rigolo, mais faut connaître pour ne pas en subir les conséquences pendant le gros froid !

La nuit arrivée, il pleut toujours et le vent souffle vraiment très fort. Je pense qu’au camp, il a du souffler encore plus. Je suis content d’être dans le sursac pour être coupé de ce vent et des courants d’air !

 Mercredi 15 octobre

Pluie, pluie, et toujours de la pluie. Ca n’a pas arrêté de la nuit. Par contre, le vent est tombé, c’est déjà ca ! Le petit déjeuner marque la fin de la crème de blé. Encore trop juste sur les doses…

Vraiment un sale temps et ca semble vouloir continuer dans ce sens. Comme en plus mon GPS va tomber en rade de pile sûrement pas tard et que cette zone ne me réussit pas en orientation, je préfère rentrer au camp de base. De plus, le gros vent d’hier ne me rassure pas pour le camp, et je me dis qu’il doit bien avoir au moins le panneau solaire de renversé, vu que le sens du vent est assez inédit.

Je prends quelques photos du sursac pour pouvoir faire une petite revue matos pour le wiki et pour le forum de Manise. La buée sur l’objectif (preuve que c’est bien humide !) rend les photos floues et intraitables : on verra plus tard. Je range le tout sous le tarp, que je plie en dernier, tout trempé. Pas trop grave, je le ferais sécher au camp.

Le retour sur la route est délicat : le lichen trempé est une vraie patinoire, surtout avec le carrix qui me change mes appuis : quelques glissades et galipettes sur le trajet, mais on arrive au bout !

Rien à signaler sur les 4 km de RTT à faire avant le camp. Arrivé, je constate qu’il n’y a pas eu trop de dégâts : seul le panneau solaire est tombé, mais ca, c’était prévu et vu le temps qu »il a fait, je n’ai pas perdu grand chose au niveau charge…

Je me change car je suis trempé, je sors le tarp et le met à sécher devant le camp. Pareil pour le tapis de sol et le sac de couchage : vu que le soleil se montre un peu, j’en profite. Ca ne va pas durer longtemps et je rentre le tout alors que la pluie revient.

Souper du soir avec du riz (encore…)et ragoût. Bilan de cette petite vadrouille elle n’a apportée pas grand chose sinon de l’humidité. Il faudra y retourner plus tard, sûrement après le passage à Nouchimi.

Note : en complément de la vadrouille, le reste de la semaine a été utilisé pour faire des sorties journée autour du camp : je suis retourné voir le grand lac derrière le camp et fait le tour de la butte « marvin », pour voir de plus près la configuration de la rivière près du camp.

Vue sur lac

Ces journées, non répertoriées dans les vadrouilles ont leur importance dans ma connaissance des alentours du camp et dans l’affirmation de la présence dans la zone.

Ecureuil roux

Voir en ligne : les photos de cette vadrouille