Préambule
Avant de vous décrire la dernière vadrouille, il me paraît nécessaire de vous conter ce qui s’est passé la veille, un certain 1er avril 2009.
c’est prévu que Curtis m’emmène à 20km du camp principal, pour déposer de la nourriture et du stock pour monter un camp. Je vais aussi en profiter pour récupérer le nikon au camp et le chargeur de batterie : je compte le charger cette nuit pour repartir demain en vadrouille (oui, car la caméra ne fonctionne plus du tout maintenant). L’aller se déroule sans accroc.On croise une quinzaine de caribous sur la route.
Je dépose le stock pas loin d’un lac et on repart en sens inverse. Arrêt au niveau du camp, Curtis attend pendant que je vais chercher le nikon et le chargeur. La neige est belle, il fait beau et une belle trace fraîche de loup passe pas loin de ma “poubelle”.
On repart. Je teste le nikon, qui n’a pas fonctionné depuis l’automne : 0 batterie (et pas de carte inside) : normal. Moins de deux km plus loin, on voit un loup sur la route, qui va dans la même direction que nous. on ralentit et on va faire un bon km derrière avant qu’il ne se sauve dans le bois. Il ne prend pas de chance, à part un coup d’oeil lorsqu’il est sur le bas coté, il continue à courir jusqu’à perte de vue.
15 km plus loin, on est quasiment stoppé par une armée de caribous : une bonne centaine se prend le gout de nous précéder et vont rester un bon moment sur la route.
10 km avant d’arriver sur nouchimi : un autre loup nous précède, presque entièrement blanc, magnifique. Il ne tarde pas à se mettre sur le bas coté, mais comme c’est en contre bas, je ne le vois plus. On stoppe. Je sors de la voiture (Pas curtis) et me rapproche doucement : je le vois, juste en bas du talus. Il me repère et s’éloigne d’un bond léger, mais pas très loin. Il s’arrete ensuite et m’observe : je le vois de profil, à moins de 30m.
On s’observe. Je m’agenouille. Il me regarde, puis s’éloigne très tranquillement de 10m environ, puis se retourne et m’observe encore… et se couche sur la neige (c’est une rivière gelée). On se regarde, il n’a d’yeux que pour moi ! Passé 3 minutes, il se relève et s’éloigne doucement, en se retournant fréquemment. Il avance cependant d’un pas très tranquille.
Je me dis qu’il va disparaitre dans le couvert proche. Mais non : il se recouche et m’observe encore ! Curtis sort alors de la voiture., sans provoquer de réaction.
Puis après 5 bonnes minutes, alors que curtis est reparti dans la voiture, je le rejoins et on s’en va, laissant le loup, tranquillement couché sur la neige.
Et tout ca sans une photo bien sur (caméra HS, et reflex qui ne sert à rien). Punaise, il était magnifique, tout proche et avec une lumière incroyable !!!!
M’enfin, c’est pas grave : ce fut un grand moment, je tenais à vous le faire partager :)
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Jeudi 2 avril
Comme motivation pour retourner sur les pistes, la journée d’hier est assez formidable ! Je passe la matinée à Nouchimi et finit quelques affaires, avant de partir sur la route après 13h. Je décide de partir à pied de la pourvoirie, plutôt pas mal chargé : même si les items les plus lourds ont été transportés hier, le sac est rempli. Raquettes, pelle à neige, appareil photo et vêtements sont au rendez vous et le volume du sac est complet.
Je retrouve le lac où la belle rencontre s’est déroulée. Il reste les quelques traces pas encore effacées par le vent, mais bien sur pas de loup (heureusement finalement vu que je n’ai toujours pas d’appareil photo en fonctionnement). Après 6km, un couple Cree que je commence à bien connaître se propose pour me véhiculer jusqu’à mon camp. J’accepte avec plaisir. Dès les premiers km en leur compagnie, nous voyons alors sur la route et aux alentours toute une armée de caribous.
D’allure plutôt tranquilles, ils semblent vouloir rester dans les parages avant de remonter vers le nord. Le trajet va durer pas mal de temps et nous prenons un vrai plaisir à les observer et à les croiser. Il y en a un nombre vraiment impressionnant et les pistes sur la neige démontrent une utilisation discontinue de celles-ci.
Moi, je commence à me demander si ma destination de vadrouille est réellement bien choisie : 2 loups et des milliers de caribous dans un secteur bien éloigné de mon objectif initial. Je cogite à ce fait durant le reste du trajet. Une fois déposé au niveau de mon camp, la marche vers celui-ci n’est pas difficile : une bonne croûte de glace me permet de « voler » sur la neige, excepté quelques pas ou je m’enfonce comme un boulet, mais ca, je commence à avoir l’habitude !
Au niveau du camp, que je n’ai pas quitté depuis longtemps, rien n’a vraiment changé. Le vent a poussé la neige devant la porte et je commence par faire un tour des parois de la tente pour enlever la neige pesante qui reste accrochée. Je coupe ensuite du bois et fais le tour de ce qu’il me reste à préparer pour la vadrouille.
Mon dilemme est le suivant : une grosse activité se déroule dans un secteur situé entre nouchimi et mon camp (15km environ). J’ai sur place de quoi manger un minimum car j’avais déposé la semaine passée un carton de nourriture. Je n’ai par contre pas le defence 4, ni le sursac, déposés dans le nouveau secteur à explorer. Il me reste le sac de couchage en plume que j’utilisais cet hiver en doublure du defense 4. Au niveau de la température, il est très suffisant, mais il craint beaucoup plus l’humidité et je n’ai pas de bâche de réserve : je ne peux qu’apporter le second tarp.
Qu’importe : c’est une occasion en or et je dois essayer de m’adapter un minimum aux événements importants. Je passe donc en revue ce que j’ai besoin, vérifie mes cartes et l’appareil photo maintenant équipé (petite frayeur car il m’indique un message d’erreur, mais il prend les photos).
Le reste de la journée : tranquille au campement. Une dernière virée pour déposer des poubelles me montre que la croûte est bien moins solide qu’il y a quelques heures !
Vendredi 3 avril
Le temps d’un réveil tranquille et d’un déjeuner copieux, je m’équipe, appareil photo en bandouillère et sac sur le dos, pour attaquer la marche qui me ramène dans le nouveau secteur choisi. Autant dire que celle-ci est plutôt longue et chaude : le soleil est bien là et je dois enlever le pull bien vite car je transpire en un rien de temps. J’arrive sur la zone assez tard, vers 18h. Les caribous sont toujours bien là, toujours en quantité phénoménale.
La première étape est de trouver un coin pour installer le camp. Je choisis le bord d’un ruisseau encore gelé et protégé du vent par quelques arbres. Comme je n’ai pas emmené la pelle, je préfère taper la neige un maximum avec les raquettes. Je place ensuite le tapis de sol et un sac poubelle pour isoler le sac de couchage de l’humidité de la neige. Cela me semble correct mais il va falloir attendre demain pour etre sur : je bouge beaucoup durant mes nuits et il ne faudrait pas que je me retrouve sur la neige : un sac de couchage en plume perd beaucoup de son efficacité lorsqu’il est mouillé et il ne sèche pas rapidement.
Au niveau de la protection aérienne : pas de problème, le tarp est grand et je peux m’installer à mon aise, avec un coin pour mon réchaud. Peu de bois mort, mais cela suffira pour ce soir. Je vais ensuite aller chercher la boite de nourriture laissée non loin. Là, cela se gâte déjà : chaque pas est synonyme d’enfoncement dans la neige et avec un carton sur l’épaule, l’équilibre est précaire !
Samedi 4 avril
Le réveil est matinal : le soleil se lève de plus en plus tôt. Et une sensation d’humidité me prend à l’épaule droite. Je tâte doucement : et oui, l’humidité a percé et une bonne partie du sac au niveau de l’épaule est trempée. Malgré quelques barrages autour du sac (boite à nourriture, sac à dos, bottes) pour m’empêcher de bouger, cela n’a pas suffit. C’est dans ces cas là où on sent la grande force d’un sac de couchage tel que le defence 4 : prévu pour la dure, il ne m’a jamais fait ce genre de coup, malgré des conditions bien plus difficiles.
Enfin, rien de bien méchant. Petit déjeuner, mais sans sucre (oubli) avec du pain et du beurre de cacahuètes. Je met une boite de sardines dans la poche et je vais d’un bon pas vers la zone où les caribous semblent vouloir s’éterniser, située à environ 4 km. Le temps est au gris, c’est dommage, mais les caribous sont là. Je vais passer la matinée sur une petite hauteur et ainsi pouvoir observer tranquillement une belle harde.
Alors qu’en décembre, je les avais plutôt vus en déplacement, cette fois ci, je peux les voir en train de se nourrir et de se reposer. Malgrè ma présence, ils ne changent pas leurs habitudes et c’est très plaisant. Je reste assez loin cependant et sauf à deux reprises ou certains passent tout près de moi, je n’ai que des vues assez lointaines.
En après midi, vu le déplacement du soleil, je vais changer de coin et tenter de trouver une autre harde. Vraiment pas compliqué ! Sur la route, je vais voir un véhicule, qui attend probablement sa cible. En effet, c’est à cette période que les Crees préfèrent chasse le caribou : Ils sont alors plus gras, leur viande est plus tendre et il n’y a pas la folie de la saison de la chasse. La présence de cette masse de caribous s’est vite su et il n’y a pas que moi au rendez vous.
La nouvelle harde est un peu plus tendue à mon approche. Mais en y allant doucement et sans trop de bruit, je parviens à me rapprocher d’un groupe. Je m’installe et les regarde vivre. Apparemment, ma présence ne les perturbe pas trop. Ils savent que je suis là, c’est évident,mais à part quelques coups d’oeil réguliers, ils continuent leurs activités.
Ils passent même pas loin de me charger : surement effrayés par un bruit venant de l’autre coté, toute la bande de caribous part en course… dans ma direction ! Sur le coup je suis surpris et comme cela va très vite, je ne peux pas trop en profiter !
Sinon, en fin de journée, je tente une avancée plus lointaine. Mais hors des pistes toutes préparées par les cervidés, point de salut : la croûte de neige est juste suffisamment fine pour que je pense pouvoir rester en surface…deux secondes avant que je ne m’affaisse de 60 cm… très rigolo les premières fois, c’est un calvaire très vite. La différence avec cet hiver : la croûte ne permet pas pas de casser la neige, il faut sortir le pied, qui accroche et trouver des appuis très instables.
Je finis la journée en suivant la route sur quelques km, avant de revenir au camp. Je fais une tournée de bois mort en chemin et prépare à souper. Les bottes sont trempées.
Dimanche 5 avril
Réveil encore plus matinal, sous la grisaille et un voile de neige. Tout le tour de coup du sac est gorgée d’eau et c’est à moitié grelotant que je quitte le sac. Je me suis encore décalé et cela devient un peu ennuyeux. Le café sans sucre me convainc de repartir vers le camp aujourd’hui et de reprendre la voie prévue initialement.
Je prends donc la route. Je laisse le tarp sur place, ce qui ’assurera un minimum de protection pour chaque période passé dans ce secteur (qui est réellement très utilisé par les loups, notamment en hiver). 10km à pied et un couple Cree se propose de me raccourcir le trajet. Le monsieur me connaissait du temps du premier projet et prend plaisir à discuter avec moi. Il prépare activement le goose break, comme tous les Crees que je fréquente d’ailleurs !
Arrivé au camp passé 13h, je recoupe du bois et fais sécher le sac de couchage. En parallèle, je vais faire un tour sous la ligne mais encore une fois, c’est très handicapant de marcher sur cette neige. Et au rythme où celle-ci fond, je risque d’en avoir pour un bon mois… c’est le dégel : c’était déjà pour moi la période la plus difficile en 2003, cela risque d’être le même bilan cette fois ci !
Lundi 6 et mardi 7 avril
Réveil tardif ce matin. Comme je traîne et que la motivation pour faire ces satanés 20km tarde à venir, je prends ca avec philosophie et entame alors un autre travail qui devient urgent : le nettoyage du camp et la remise en conformité du plan « ours » ! Pour rappel, il est nécessaire de séparer le couchage de la cuisine lorsque les ours sont actifs. Et les ours vont redevenir actif ce mois ci.
Grand nettoyage de printemps donc pour cette journée et celle du lendemain. Sortie de tous l’alimentaire, vérification de toutes les boites entreposées et tri des vêtements d’hiver qui ne serviront plus pendant quelques mois. En parallèle, je vais aussi commencer à remettre en état le tipi : je ne l’a pas utilisé de l’hiver et les toiles sont très détendues. La neige s’y est sentie chez elle et c’est un gros morceau de neige glacée que je dois casser. Je la laisse dans le tipi, il y en a trop. Mais travaillée comme cela, elle va fondre bien plus vite.
Comme la pelle est à l’oeuvre, j’en profite pour dégager le trou pour stocker la nourriture. J’ôte la neige qui recouvre la cache mais n’ouvre pas de suite : un peu peur de casser le plastique qui sert de protection, et qui a souffert apparemment du long hiver.
Tout cela occupe bien les deux jours, à une allure modeste j’avoue, mais on est pas à l’usine !
Mercredi 8 avril
Cette fois-ci, c’est la bonne ! réveil matinal, gros déjeuner et me voila parti pour un secteur tout nouveau ! Le carton de nourriture est donc à 20km de mon camp. Le sac n’est pas lourd : tout le nécessaire est sur place. Je n’emporte pas la pelle à neige, je ferais comme les jours précédents : sans !
Il a pas mal neigé cette nuit et cela continue durant la journée. La route qui était presque vierge de neige redevient blanche. Pas de « lift » désiré aujourd’hui : comme la moitié de la route m’est inconnue, je préfère la faire à la vitesse de mes pieds. Le pas est bon et le temps passe vite.
J’ai bien fait d’y aller à mon rythme : 4 km avant l’arrivée, je localise un ancien campement Cree, que Lucie m’avait conseillée lors d’une précédente reconnaissance, mais qu’on n’avait pas trouvé. Il est en piteux état, seul les murs sont encore debout, ais cela reste une bonne protection et il y a meme du sol qui n’a pas vu la neige cet hiver.
Sur le coup, je dis banco : cela va me permettre d’établir un camp provisoire, le temps que la neige disparaisse et que je puisse trouver un emplacement correct pour le prochain tipi. J’ai en mémoire du précédent projet l’installation d’un camp qui s’était révélé plutôt mal choisi (entouré d’eau).
Je vide mon sac dans cet antique camp, qui a gardé une allure assez majestueuse malgré son abandon. Je vais ensuite reprendre la route pour aller chercher le nécessaire : nourriture, bâches et couchage. Tout est resté dans l’état où je l’avais laissé, rien d’étonnant. Je vais ensuite repartir vers le « mitogan ». La fn du trajet est traînant : cela fait tout de même une trotte de 25 km.
Une fois installé le couchage, je vais faire un tour du propriétaire : une vieille piste de skidoo m’emmène sur un lac assez proche, et qui pourrait être une très bonne place pour le futur tipi. Le seul défaut du coin : très peu d’arbres morts.
J’allume ensuite le réchaud pour le souper : tout y est, c’est le grand luxe : café PLUS sucre, pain, pâtes, fèves aux lard. Je sens que je vais aussi avoir de la compagnie : plusieurs endroits dans le mitogan indiquent un garde manger pour écureuil.
Jeudi 9 avril
Il neige ce matin et il a bien gelé cette nuit : les bottes, évidemment trempées de la veille, sont bien raides et je e retrouve comme cet hiver à lutter pour les chausser ! Petit déjeuner ensuite avec un feu qui a du mal à prendre de la vigueur. Puis, je vais explorer le secteur. Je prends plein sud et le départ commence plutôt bien, la croûte est assez épaisse pour que je ne passe pas mon temps à ramasser mes raquettes ou me retrouver le nez dans la neige !
Je rejoins une ligne d’NRG, en contournant deux lacs de taille moyenne. Quelques vieilles traces de caribous, une trace récente de renard, j’aime bien cet endroit. Evidemment, les heures passent et la température monte. La suite devient évidente : la marche est redevenue pénible. Comme le secteur est surtout composé de jeunes pins, très rapprochés les uns des autres, je ne peux pas trop garder un cap et es slaloms me font aller de trous en trous. j’adore le dégel, je ne l’avais pas déjà dit ?
J’arrive tant bien que mal à finir ce petit circuit, et rejoins la route en longeant la rivière la plus grosse du coin (celle rencontrée dans une vadrouille cet automne). En arrivant sur la chaussée, je surprends 3 caribous qui ont l’air de se demander quel est cet energumène soufflant et pestant !
Je passe ensuite l’après-midi en explorant la route 8km plus loin. Ce coin est important car c’est par ici que je devrais pouvoir avoir accès à la partie sud et ainsi continuer l’exploration, bloquée cet automne par la grande rivière. Selon la carte, l’accès m’est interdit au niveau du mitogan : des grands lacs sur plusieurs km de long. Il s’avère donc que le mitogan est trop proche pour que cela soit un camp intéressant. Je pense faire comme cela était prévu : faire un campement 5km plus loin environ, et ainsi sauver des km de route sans grand intérêt.
Je vais ensuite revenir vers le camp. Les bottes trempées et les km font que mes pieds sont assez douloureux. Je connais le symptôme et ne souhaite pas provoquer d’irritations, très handicapantes. De retour au camp, je vérifie l’état des pieds : trempés et rouges, ce n’est pas de bonne augure. Heureusement que j’ai prévu des chaussettes de rechanges, car marcher avec des pieds dans cet état peut vitre être très désagréables.
Je ne vais pas repartir marcher pour clore la journée. Je me fais un café, regarde les cartes et me dis qu’il n’est peut etre pas très productif de rester bien longtemps dans cette zone pour l’instant : pas de traces réellement intéressantes, une neige… Comme en plus le coin est assez lointain, autant garder du stock de nourriture pour le prochain coup.
Vendredi 10 avril
Il gèle encore plus fort ce matin et il continue de neiger. Décidément, l’hiver n’a pas dit son dernier mot. Après le déjeuner, je prépare le sac et repars en direction du camp. Sur la route, je me tâte entre :
m’arrêter au camp principal, continuer un brin de ménage et aller sur nouchimi demain.
Faire le trajet en une seule fois et aller jusqu’à nouchimi. Tout ce dont j’ai besoin est soit dans le sac, soit sur place. Et cela me permettra de gagner une après-midi de travail. J’ai quelques mails attendus dont j’aimerais également avoir connaissance.
Je me dis : le destin te le dira : si quelqu’un s’arrête, tu continues jusqu’à nouchimi. sinon, tu stoppes au camp. Personne ne va s’arrêter d’ici au camp. Cependant, je me sens pas trop mal pour continuer. Et après une pause sardine, je continues sur ma lancée. Qui va durer un bon 15 km avant que Georges, le nettoyeur de la route, ne passe et me conduise jusqu’à la pourvoirie. Il était temps car là, je commençais à en avoir plein les pieds !
Arrivé sur place, il n’y a plus que Curtis, Georges est reparti sur Chisasibi. Cependant, Pierre va arriver deux heures après moi, ainsi que Lucie, pour un bref passage.
Voici donc ce qui s’est passé durant cette semaine. Vous pouvez visiter toutes les photos prises durant cette vadrouille sur la galerie. La prochaine sortie se fera très bientôt et je vais retourner dans le nouveau secteur, même si les marches seront difficiles et les explorations pas trop lointaines. Néanmoins, il y a de quoi s’occuper !












Vos commentaires
# Le 15 avril 2009 à 16:14, par Anne d’Entremont En réponse à : Carnet de vadrouille du 2 au 10 avril 2009
Mike
L’enfonce dans la neige molle, je connais pour 30 à 40 cm, alors 60… chapeau ! Et je n’ai jamais marché aussi longtemps dans la neige…
Très beau récit et beaux portraits de rennes que je n’ai jamais vu d’aussi près. J’adore celui qui reste les pattes écartées sur la piste de renne.
Merci.
# Le 15 avril 2009 à 16:26, par Anne d’Entremont En réponse à : Carnet de vadrouille du 2 au 10 avril 2009
Encore un p’tit comm. !
Alors voilà , comme je ne suis pas du tout, mais alors pas du tout familiarisée avec les aventuriers du grand nord canadien, pourrais-tu expliquer les mots suivants que je n’ai pas compris :
tarp
goose break
mitogan
ligne d’NRG
Merci !
# Le 15 avril 2009 à 17:32, par Mickaël Brangeon En réponse à : Carnet de vadrouille du 2 au 10 avril 2009
Alors :
le tarp, c’est juste une bâche qu’on se sert pour dormir : plus léger qu’une tente, plus adaptable et bien plus sympa à mon sens. quelques photos sont sur la galerie (mais très mauvaise connection en ce moment, je n’ai pas accès à celle ci pour donner un lien direct. voici le classeur des photos de campement)
Goose break : c’est une période clé dans l’année pour les amérindiens (Cris), car c’est la migration des bernaches du canada. durant 3 semaines, 2 fois par an, beaucoup d’oies sauvages remontent dans le nord (ou descendre dans le sud en automne)et tous les Cris sont à la chasse. Quand je dis tous, c’est tous !
Mitogan : C’est un campement traditionnel autochtone. Réalisé avec des troncs d’arbres, de la mousse, il permet de vivre confortablement en hiver. Cela correspond à la photo prise, meme si celui-ci est abandonné et donc en ruine.
Ligne d’NRG : petite contraction pour une ligne de transport d’electricité. La région de la baie-james est le berceau de la fabrication électrique au québec, via des barrages hydro électriques. Il y a donc des voies de pylones qui relient les centrales aux transformateurs. tout un réseau qui est entretenu et qui créent des tranchées très larges, utilisés par les animaux (et moi).
Voila. c’est prévu que je publie des articles présentant ces termes. Cela permettra de mieux comprendre l’environnement général de ce projet).
Merci pour ton intérêt et tes questions :)
# Le 16 avril 2009 à 12:41, par Anne d’Entremont En réponse à : Carnet de vadrouille du 2 au 10 avril 2009
Hello Mike ! Et comme Drine et Bob ont vendu la mèche ce matin, je te souhaite aussi un super joyeux anniversaire !
J’ai vu les photos de ton classeur et j’en suis restée baba ! Rien de mieux que les photos pour mettre dans l’ambiance, en effet.
Je suis impressionnée par les moyens techniques dont tu disposes ! La grosse antenne satellite et le panneau solaire, et puis après les boîtes de conserve et le faitout de trappeur, ça surprend !
Super photos. Sur grand écran panoramique ça rend du feu de dieu !