Lundi 15 septembre
Secteur : 3
Météo : assez beau.
C’est la première vadrouille solo. Julie est partie vendredi dernier avec Guy et rentre en France le 25 septembre. La destination de cette vadrouille est vite trouvée : nous avions laissé le tarp et d’autres affaires dans le troisième secteur visité, que nous avons abandonné assez précipitamment suite à des pépins de santé.
C’est donc dans ce secteur que j’entame la saison solo. Il y a 10km de route en gravier à faire et 1 bon km de piste humide avant d’arriver au lac où nous avions choisi de poser le camp.
Nous n’en sommes pas encore là. Avant toute chose, il faut préparer le carrix et la nourriture. Je n’ai pas eu le temps de préparer du riz pour la session, à la place j’emporte un sachet de couscous. Des conserves évidemment (5), du gruau, du café, du sucre, 4 jours de pain et 5 barres de céréales. Premières impressions : c’est léger ! normal vu qu’il y a une personne en moins à nourrir, mais c’est surprenant et ca peut signifier des périodes beaucoup plus longues loin du camp de base.
Du coté du camp, je prends en complément le sursac fourni par Gore-Tex. Comme de la neige est prévue cette semaine et que la saison commence à se refroidir, c’est le moment d’essayer ce matériel. Sinon, rien de spécial : sac de couchage, poncho. Ah si !! Le nikon reste au camp. Je m’occupe de la petite caméra, qui fait également très bien les photos. Sa polyvalence et sa légèreté m’ont convaincues et au moins pour le moment, c’est le cou plus léger que je me déplace (au moins 1.5kg de différence).
Le temps de tout préparer, la matinée est déjà bien avancée. tout est très humide et peu de traces sur les routes. Juste une belle lorsque je me rapproche du but, mais sinon, c’est plutot faiblard (comparé aux dernières sorties). Je fais une pause près d’un lac au bord de la route et déguste mes sardines à l’huile en pensant à Julie (qui finissait par en avoir horreur !!). Les mélèzes changent de couleurs et annoncent fermement que l’été est bien fini. J’adore les couleurs que prennent ces arbres…

On repart ensuite pour le restant du trajet. La partie hors route, même si elle est relativement facile, n’est pas de tout repos : de nombreuses tourbières sont au rendez vous et les dernières pluies ont rendues le tout très spongieux ! J’ai les pieds trempés évidemment et la montée vers la ligne d’énergie finit de m’essouffler… pas bon de squatter Nouchimi trop longtemps !
j’arrive au tarp, qui n’a pas bougé. enfin, depuis que Julie est passée reprendre ses affaires avec Guy : Elle a trouvé le coin cuisine un peu dévasté par un ours, qui s’est goinfré notre stock de 4 jours… Enfin, là, tout est en ordre.
Une fois les affaires déballées ; je pars avec un sac léger sous la ligne NRJ. de nombreux points hauts permettent une belle vision d’ensemble de la zone. Plus vers l’est, toujours sous la ligne, deux lacs m’attirent et m’appellent. La curiosité m’emmène vers eux car sur la carte, un sentier les franchit sans problème. Je souhaite voir s’il en est toujours le cas : il faut toujours se méfier des cartes !

Effectivement, le premier lac est facilement passable par sa droite. C’est même plutôt agréable, il y a peu de végétation basse donc même avec le carrix, ca devrait être du bonheur.
Par contre, le lac suivant pose d’autres difficultés : entouré de tourbières, il n’est pas facile d’accès. De plus le sentier qui semble vouloir passer à gué une partie étroite de ce lac doit être un sentier d’hiver. A l’heure actuelle, je ne vois pas comment traverser ici sans se mouiller sévèrement les chevilles, voire les cuisses !
Je longe ensuite le lac par le sud, suit le ruisseau qui l’alimente et quadrille ensuite la zone entre la ligne et ce ruisseau. je finis la journée en faisant un affût sur une hauteur sous un pylône, sans résultat.
retour ensuite au camp où je prépare le souper. J’ai par contre du changer l’emplacement de la cuisine. Les dernières pluies ont fait monter l’eau du lac et la pierre plate, idéale pour le réchaud, est maintenant sous les eaux. Peu importe : il y a des endroits convenables un peu partout.
Mardi 16 septembre
Secteur : 3
météo : assez beau
Je traîne un peu au lit ce matin. C’est assez humide et le temps est plutôt gris. Au programme de la journée, je veux connaître la piste jusqu’à son bout. Normalement, d’après la carte elle continue jusqu’à deux lacs de taille moyenne, plusieurs km au sud d’où je suis. J’aimerais voir l’état de la piste, les habitats qu’elle traverse et déterminer si je peux emmener le carrix sans trop de peine jusqu’au bout. En même temps, il y a plusieurs points hauts intéressants en route qui me permettront d’évaluer la zone.
Je rejoins la piste en longeant la ligne NRJ. La marche est facile, c’est du lichen. Je note qu’un des sentiers présent sur la carte et qui mène vers un lac tout proche n’est plus accessible (où je ne l’ai pas vu). Arrivé à la piste, je la suis tranquillement. Pas de traces récentes depuis le départ.
Un peu plus loin, je quitte le sentier pour aller voir un point haut situé un peu à l’écart. C’est en fait plusieurs points surélevés, qui me donnent chacun une partie du panorama complet de la zone. La visibilité est bonne et le décor somptueux !

je vois bien les deux lacs qui sont au bout du sentier que je suis. C’est une zone où 4 lacs assez proches font une sereine cohabitation (des ruisseaux bien visibles les lient). Je n’arrive pas à discerner ce qui me trotte dans la tête depuis que je suis dans le coin : le ruisseau qui relie les deux lacs est il franchissable ? si oui, cela m’ouvre une porte vers un superbe point haut plus au sud, avec en prime un très grand lac juste en contrebas. Il faudra aller voir « in-situ » pour ça.
je fais la pause lunch sur une des hauteurs, entre admiration du paysage et cogitation des cartes, les pensées s’entremêlent et des idées de vadrouilles émergent !
Je retourne sur la piste en longeant une crête. Elle est moins marquée qu’à ses débuts et j’ai failli la rater. En la suivant, je tombe rapidement sur une carcasse de caribou et plus loin, 3 crottes assez récentes d’ours.

Une fois entré dans l’entre deux lacs, il ne s’agit plus que de brûlés. cela facilite la marche mais cela a rendu la piste fantomatique. Qu’importe, je suis à destination ; Je continue jusqu’à la limite sud et tombe sur le ruisseau tant convoité. Je le longe et l’observe : il est large et profond. Il ne se laissera pas franchir si facilement. un peu plus loin néanmoins, j’aperçois un amas de bois qui relie les deux rives. D’un premier coup d’oeil, je pense de suite à un barrage de castors. Mais en m’approchant davantage (pas trop, les rives sont vicieuses et tendent à se mêler au ruisseau assez vite !), je vois que la marche d’eau est naturelle et que les bois semblent s’être amassés là de leur propre volonté si on peut dire.

En se rapprochant d’un des lacs, je trouve un autre accès qui pourrait me donner la voie vers le sud. Mais là encore, rien n’est facile et rien ne me garantit que je ne finirais pas à la baille lors des tests. Comme le temps s’annonce à la baisse des températures, je songe à une solution alternative.
Je me pose sur un rocher et cogite, en analysant un peu la carte du coin. je peux éviter ce ruisseau (et quelques autres surement cachés) en contournant l’ensemble des lacs par les crêtes. Cela me fait un joli détour de plus de 5km, dans du brûlé, mais ca me garantit presque une arrivée sans histoire. cet itinéraire me donne aussi une belle vue du grand lac situé derrière notre camp de base (et oui, à vol d’oiseau, on est pas très loin de notre base) et qui nous avait fait triper Julie et moi. Par contre, ca fait une trotte, et c’est difficilement envisageable de faire cette ballade en une seule journée. Le temps d’y aller, il sera déjà tard, et pas question de revenir à la nuit tombée.
Il faut donc prévoir une nuit à la belle ! Ca tombe bien, il prévoit de la neige demain. Il faut aussi que je commence à reprendre mes repères hivernaux et voir ce qu’il me manque dans ces conditions. Comme en plus j’ai emmené le sursac.. on dirait presque que j’avais comme une idée en tête dès le début tiens !
Après ces considérations qui ont eu pour effet de me motiver fortement, je retourne vers le camp. La pluie va venir s’inviter pendant le trajet.
Mercredi 17 septembre
Secteur : 3
Météo : Neige

Il neige !!! Et oui, la pluie a cédée dans la nuit et ce qui tombe au petit matin, c’est bien de la neige. Bon, elle est timide au début, n’ose pas s’attacher. Puis, connaissant bien ce terrain, elle s’enhardit et bientôt tout le sol est recouvert d’un blanc manteau. Première neige du projet en cours, ca mérite quelques photos, et le petit déjeuner est joyeux, même s’il faut que je cherche un peu mon gant de cuisson, caché sous la neige.

Je prépare ensuite la nourriture pour la petite vadrouille des deux prochains jours : 1 conserve, 2 boites de sardines, 2 barres de céréales, le sachet de couscous. Là, je me rends compte d’une première faille : je n’ai pas de contenats individuels pour emmener de petites doses de café, sucre, gruau et farine. Et je n’ai surtout pas envie de me porter tout le stock pendant le voyage.. On se passera donc de ces compléménts, mais il faudra remédier à ca pour la prochaine.
Le sac est pas mal rempli : la veste« windstopper », une polaire, le poncho (qui me servira de tarp pour l’occasion), le sursac, le sac de couchage, la hachette et 2 paires de chaussettes. Le poids reste raisonnable par contre : le sac est bien conçu et la charge n’est pas trop présente.
Dès les premiers mètres, je suis trempé : le thé du labrador a lui aussi accueilli le blanc manteau et me le donne en partage sans souci. Les quelques centaines de mètres me séparant de la piste suffisent à me détremper, comme si j’étais passé au travers d’un ruisseau. Enfin, les rayons de soleil réchauffent, ainsi que la marche et la bonne ambiance d’un jour un peu spécial.
Pour suivre les crêtes, je dois quitter la piste au niveau du point haut visité la veille, puis couper vers l’est pendant 3 km, en me fixant comme objectif une belle colline (qui fait face au site micro-onde). Souci : par rapport à hier, je n’ai quasiment aucune visibilité et la colline en question, je ne la vois point ! je me fie donc à l’azimut de ma boussole et me lance hors-piste (en prenant soin de relever le point GPS de mon départ hors sentier).
Ca me rappelle de bons souvenirs : une belle neige vierge sous un couvert d’épinettes ! bon, il n’y a pas de traces à suivre, mais le coeur y est !
Le temps est variable. Souvent très gris et neigeux, parfois le soleil qui perce et qui est le bienvenue pour réchauffer mains et pieds, mouillés et froids. Dans tous les cas, les variations sont rapides, chaque coin de soleil dure moins de 5 minutes.
Petite pause en haut d’une butte. J’en profite pour changer de chaussettes. Mon pied gauche a du s’enfoncer dans quelque chose de bien humide car cela fait « splotch » dans la chaussure, et mon pied est bien refroidi. J’essore les chaussettes détrempées et les mets sur le dos du sac, même si le temps n’est pas trop propice au séchage.
Un peu dommage que le ciel soit bouché si souvent. Je vois de temps à autre de belles vue vers le grand lac au sud du camp de base, mais le temps gris empêche toute photo correcte. Pour s’orienter, c’est pénible aussi. La visibilité est très réduite et comme c’est très vallonné, on a du mal à se situer (surtout quand une tempête de grêlons vient fouetter le visage !)
On se rapproche. J’arrive au niveau sud des lacs visités la veille (ils sont bien à l’ouest maintenant). L’itinéraire prévu a été plutôt bien respecté, malgré quelques petits écarts. Il s’agit maintenant d’aborder l’approche finale : une bonne colline, puis la « montagne ». Avant tout ça, il y a quand même une zone humide et brûlée « méchant ». c’est à dire des vieux brûlés qui ont eu le temps de repousser : beaucoup de thé du labrador et beaucoup de pièges ; heureusement que la zone n’est pas très large et qu’il y a une petite pause bleuets sur la route !
Gravir la première colline ne pose pas trop de souci une fois la zone humide passée. Par contre,je tombe ensuite sur un petit lac qu’il va falloir contourner, et qui est entouré de tourbière qui plus est. Avec tous les km parcourus depuis ce matin, les jambes commencent à être lourdes et chaque difficulté supplémentaire se ressent. Enfin, la montagne finit par me faire face et quelque dénivelés plus tard, je sui sur le plus haut coin de la zone, avec le grand lac en ligne de mire, en contrebas !

Ca valait le détour. C’est un coin assez magnifique et le soleil semble d’accord car il m’accorde sa lumière pour quelques instants, histoire d’en profiter un maximum. Bon, ca ne dure pas longtemps avant que la neige ne revienne par le nord…
Il va être temps de chercher un coin pour poser le camp. Un fois le tour de la montagne fait, je redescend un peu pour me protéger du vent qui souffle fort à ces hauteurs.
Je trouve un coin assez sympa, bien protégé. En m’y installant, je trouve une crotte toute récente d’orignal ! excellent !!
Le principe du camp ce soir : je vais me servir de mon poncho pour protéger le couchage d’une neige éventuelle cette nuit. La configuration des lieux me permet de mettre le poncho un peu comme le tarp, en « canadienne ». méthode simple mais efficace pour la plupart des situations. Par contre, la longueur du poncho est limite pour protéger les vêtements et les chaussures de la neige. Et j’ai peu de place pour m’installer au sec, sinon à rentrer dans le sac de couchage. Pour la période hivernale, je me rends compte que les 4m du tarp ne seront pas de trop pour avoir quelque chose de confortable.

Je m’attèle ensuite à faire un petit feu. Pas trop gros, j’ai juste récupéré quelques branches pour me faire chauffer ma conserve et me sécher un peu. mais bon, pas d’illusion : les chaussettes et chaussures resteront trempés demain matin ; j’espère qu’il ne va pas geler trop fort cette nuit.
après tout ca, et avec la neige et le vent qui ont redoublés, je vais me poser tranquillement dans le sac de couchage, de toute façon la nuit tombe et je suis bien crevé !
Jeudi 18 septembre
Secteur : 3
Météo : Neige, vent
La météo avait annoncée un seul jour de neige. elle s’est trompée ! Au réveil une bonne couche supplémentaire recouvre le sol et le ciel n’annonce pas d’amélioration. Je traîne un peu dans le sac. Le sursac a été bien efficace, mais a un désagrément : tout l’extérieur du sac de couchage est mouillé par la condensation… ca va être joyeux pour le ranger. Le poncho a rempli son office, pas de neige sur le sursac. par contre, les chaussures ont été recouvertes, ainsi que le sac à dos.
Est ce que je fais un feu ou pas ? la question ne va pas se poser longtemps : Je n’ai pas de café, donc peu d’intérêt à allumer un feu. Je e lance donc dans le démontage du campement. Les doigts sont un peu gourds, surtout en touchant les parties métalliques et mouillées (sac de couchage, armature du sursac) mais tout se fait pas trop mal. Evidemment, les chaussures sont bien mouillées et heureusement que j’ai une paire de chaussettes sèches, que je met en première couche d’une des paire mouillée de la veille.
Je remballe le sac et le sursac ensemble dans le sac à dos : pas envie de me dépatouiller les doigts dans les sacs de compressions. Je bourre le tout et tout rentre bien. Une fois tout l’attirail rangé et vérifié que rien ne traîne, je repars vers le sens inverse. Je compte repartir assez tôt car la bonne dose de neige va être assez handicapant pour les passages difficiles et je compte prendre un autre chemin, peut être moins facile.
Pas longtemps après mon départ, les doigts enrcore gourds, les doigts de pieds tout frais et la caméra au repos dans son étui, j’entends un bruit venant de la face sud de la montagne. Je stoppe et écoute. Je pense au début que c’est un ours. Puis, je vois un orignal femelle et son petit se mettre à courir et s’éloigner de moi, et poussant quelques cris. Pas le temps de prendre la photo bien sur, et pus avec la neige qi tombait à flot, cela n’aurait rien donnée. Mais bon, c’est la première fois que je rencontre un orignal, ca m’a rendu heureux.
Comme la visibilité n’est pas meilleure qu’hier, je fonctionne par petits bonds, allant e petites buttes en petites buttes. J’ai du m’égarer un peu ar je finis par retomber sur le petit lac de la veille, pas si loin du campement temporaire. Une jolie boucle de faite !
J’en profite pour aller sur le sommet de la colline juste au nord de ce lac et peut avoir une belle vue inverse de celle que j’avais la veille. J’etablis du même coup un itinéraire du parcours retour, qui devrait passer plus proche des lacs. a priori plus court, mais aussi plus enclin à réserver des surprises…
J’entame la descente et commence par traverser une zone humide très dense, qui a du mal à me laisser passer avec mon sac à dos. je lutte et m’extirpe non sans mal puis continue, pour déboucher sur une large zone de vieux brûlés, avec des pierriers en bonus… Comme la neige est assez haute, le terrain est glissant et c’est à toute petite allure que je franchis cette étape.
Comme je le craignais, cet itinéraire aura été beaucoup plus éprouvant et la neige camoufle bien les difficultés : Par 3 fois, je me suis enfoncé jusqu’aux cuisses dans des ruisseaux qui se cachaient bien, sous une fine pellicule neigeuse. Les chaussures sont imbibées, lourdes et les pieds sont froids. Même pas un peu de soleil pour réchauffer un peu tout ca !
Enfin, il faut continuer. J’arrive au final à retrouver la piste laissée la veille, et je la suis ’un pas assez fatigué. Les derniers mètres sous la ligne sont épuisants : le thé du labrador finit mes dernières forces !
Enfin arrivé, le soleil est bas dans le ciel. Le tarp est par terre : toute la neige tombée l’a fait s’affaisser et il fait que je dégage tout ca pour le relever ; ?’est là que je peux mesurer combien il est tombé depuis deux jours : 30 bon cm.

Je vais chercher ensuite le réchaud pour l"apporter sous le tarp, avec de quoi se faire un café et un gruau. Par contre, je n’ai pu trop l’envie d’allumer un feu : il faut bâtonner et préparer du petit bois, et la nuit s’annonce. Je laisse tout ca pour le lendemain matin et rentre dans le sac de couchage. demain, il fera jour !
Vendredi 19 septembre
Secteur : 3, camp de base
Météo : Gris
Temps gris au réveil. Je décide de prendre le temps d’un petit déjeuner sous le tarp. Je prends mon couteau et débite des petits copeaux de bois. l’humidité et la neige ne me permet as d’allumer un feu aussi facilement que cet été. Cela prend du temps, mais c’est agréable de prendre son temps !
après le café et le gruau, je décide de rentrer tout doucment vers le camp de base. Il est prévu de faire des tests pour préparer les prochaines rencontres virtuelles et ca serait bien que je ’y colle un peu avant.
Je décide de laisser le tarp et le sursac sur place. C’est un coin que je désire approfondir et comme le tout est bien trempé, ca arrange tout le monde.
Le carrix est bien sur encore un peu plus léger etle retour au camp se fera sans encombres, en quelques heures. Je remarque qu’aux alentouts du camp de base, il y’a moins de neige que là où j’étais. petit micro climat : miss météo m’avait fait un cadeau !
De retour au camp, je fais une pause à la cuisine et me fait un petit lunch froid. Il vente fort par ici en tout cas et tout le tipi semble vouloir décoller !
Même constat pour le coin couchage : ca brasse sec. je vais attendre un peu avant d’allumer le poêle à bois. avec un tel vent, le tirage serait trop fort.
Je branche internet et commence à lire les messages. Fin de la vadrouille.
Points positifs de cette vadrouille : une bonne remise en repère pour la saison froide. Cela me permet de voir ce qu’il faut améliorer et changer avant les gros froids. cette vadrouille solo m’a permis aussi de reprendre mes marques et de repenser ma façon de me dplacer pour les prochains mois.
Pour ce qui est du négatif : rien, sinon que j’ai mis au fait des erreurs et des défaillances techniques, liées aux conditions. Mais cette vadrouille était là pour ca, et j’ai volontairement poussé un peu loin durant les deux jours de neige, afin de mettre bien en évidence les failles possibles. Mieux vaut le faire maintenant que dans deux mois : les conséquences se seront pas les mêmes.