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Carnet de route : lundi 11 au 17 aoüt 2008

8e semaine de terrain

mercredi 22 octobre 2008, par Julie Dewilde, Mickaël Brangeon

 Lundi 11 août

Réveil en douceur à la pourvoirie Nouchimi. Léandre doit arriver dans l’après-midi avec les nouvelles cartes de la zone et les crayons de couleur pour la cartographie. On décide donc de l’attendre et de repartir au camp en fin d’après midi.

La journée va se passer tranquillement. Guy nous emmène en ballade dans un endroit magnifique au bord d’une rivière. La place est facilement accessible par un long chemin et ne se situe qu’a une dizaine de kilomètres de Nouchimi…Un endroit idéal pour y installer un deuxième camp de base…pourquoi pas l’année prochaine, si les financements le permettent ?

L’après midi se passe sereinement. Julie en profite pour se relaxer et Mickaël prépare quelques articles pour le site et le blog.

Léandre arrive vers 18h avec les cartes mais pas les crayons de couleur…Le colis que Guy avait commandé et qui contenait les fameux crayons a été oublié à Radisson…

Julie : décidément , le sort s’acharne…j’ai comme la vague impression que je n’aurais jamais mes crayons de couleur…!

On jette un coup d’oeil aux cartes et on mange rapidement pour pouvoir arriver au camp avant la nuit. On en profite pour ramener un peu de ravitaillement pour les prochains jours et Guy nous emmène jusqu’au camp.

Il est environ 20h quand , au km 272, nous croisons un loup sur la route. Il traverse la route a quelques centaines de mètres devant la voiture et s’enfonce dans les fourrés. Guy avance la voiture jusqu ’à l’endroit où le loup a disparu. Contre toute attente, le loup ne s’est pas enfui : nous le voyons, à une vingtaine de mètres de nous, aller et venir tranquillement sur le bas-côté. Nous montons tous les trois sur le toit de la voiture pour pouvoir l’observer avec un meilleur angle de vision.

Le loup est complètement indifférent à notre présence et continue ses allers et retours sans se soucier de nous. Il semble chercher quelque chose…De notre côté, nous réalisons que ni l’un ni l’autre n’a son appareil avec lui…nous sommes partis assez vite du camp la veille et aucun de nous n’a pensé à prendre son appareil…C’est la deuxième fois que cela nous arrive, à croire que l’on est maudits. Nous sommes malgré tout aux anges : pouvoir observer un loup adulte d’aussi près, ce n’est pas donné à tout le monde !

Le loup continue à farfouiller dans les fourrés, nous le voyons gratter le sol, s’allonger et s’affairer au sol, mais on n’arrive pas à distinguer ce qu’il fait. Il semble manger quelque chose, mais les buissons le cache. Nous sommes restés près de 20 minutes à l’observer avant de se résoudre, à regrets, à continuer…il nous faut rentrer au camp pour pouvoir enterrer le ravitaillement avant la nuit.

Julie : Moi qui redoutait de ne pas voir de loups avant mon départ de Baie James, je suis comblée ! Jamais je n’aurais espéré pouvoir observer un loup sur un temps aussi long et avec un comportement aussi neutre par rapport à notre présence. Il avait des yeux magnifiques et les deux trois regards qu’il a lancé dans notre direction ont fait palpiter le coeur un peu plus vite.

J’avoue, j’ai oublié un peu le côté « étude comportementale » pour simplement apprécié le moment unique que l’on était en train de vivre.

mickael :C’est quand même rageant : chaque fois que nous avons croisé Canis lupus, c’est en véhicule motorisé et sans appareil photo ! On va finir par croire que nous fabulons… Mais cette rencontre est vraiment de toute beauté. Jamais lors du premier projet j’ai eu l’occasion d’observer un loup d’aussi près et aussi longtemps. Et tout cela à une dizaine de kilomètres du camp de base. La chance est avec nous et ca motive un maximum !

De retour au camp, on enterre les provisions juste avant la nuit et nous décidons de retourner à l’endroit où nous venons de croiser le loup, pour pouvoir déterminer ce qui l’intéressait autant, et relever les indices de présence.

 Mardi 13 août

Après le petit déjeuner rituel et quelques préparatifs, nous voilà partis pour le km 272 afin de repérer les indices de la veille. Il fait beau et c’est une chance. Une pluie dans la nuit aurait effacé une bonne partie des indices de présence.

Le chemin sur la transtaïga est long et monotone. Julie en profite pour noter l’habitat le long de la route : 2 points tous les 50 ou 100 mètres pendant 13 kilomètres…cela représente un nombre très important de données et ralentit quelque peu notre progression.

Julie : Il y a des jours où la cartographie me sort par les yeux ! J’ai cru que les 13 km n’allaient jamais finir..il m’a fallu beaucoup de volonté pour ne pas ranger mon carnet et tout simplement profiter du paysage. Plus de 300 points GPS et d’habitats répertoriés dans mon carnet en 3 heures…comme on dit… : « Ca… c’est fait ! »

Au km 271, une piste de loup sort du bois et se dirige vers notre but. Au km 272, sans surprise, nous observons une crotte de loup bien fraîche, sur la route.

feces de loup fraiche

humain/loup

Après le triturage de la crotte et le remplissage du tableau de données, on s’accorde une pause déjeuner bien méritée avant de chercher plus avant d’autres indices de présence. Il est déjà 14h30 et le pain/sardine sont appréciés.

Julie : quand on a faim, on apprécie même les sardines a l’huile ! Mais il faudra quand même une bonne recherche de bleuets en dessert pour faire passer le goût !

Après la pause, nous commençons la recherche d’indices dans les fourrés où nous avions observé le loup la veille. Qu’est-ce que le loup pouvait bien trouvé de si intéressant au point de ne pas s’enfuir devant humain, debout sur le toit de leurs voiture ? L’explication n’a pas tardé…des restes de carcasse de caribou (os et poils) étalés un peu partout. Des restes de porc-épics également (poils et aiguilles).

restes de porc épic

Une piste part vers Nouchimi. Nous la suivons sur un bon kilomètre avant de rebrousser chemin : il reste à peine 14 km à faire pour rentrer au camp et il est déjà tard.

En effet, le chemin du retour a été long et douloureux, surtout vers la fin. Après 26 km à pied sur la transtaïga, les pieds et les genoux commencent à souffrir et nous sommes bien contents tous les deux, d’arriver au camp.

Un bon souper, pâtes et beans…pour changer, et nous finissons tranquillement la soirée sous la tente. La journée a été éprouvante pour les jambes mais elle nous a au moins permis de déterminer d’où venait le loup et ce qui l’avait tant intéresser au km 272.

 Mercredi 13 août

Aujourd’hui, journée au camp. Nous sommes rentrés tard la veille et nous n’avons pas eu le temps d’organiser la prochaine vadrouille (et nous avons tous les deux , les jambes un peu coupées par les 25 km de route en gravier). On profite donc de cette journée pour recharger les piles des GPS, en vue de la prochaine vadrouille et faire nos lessives respectives (…il était temps !).

Nous passons donc la journée à travailler sur l’ordinateur et squatter un peu l’internet, tout en écoutant de la musique…ca fait du bien d’avoir à nouveau de l’énergie pour les batteries et pouvoir travailler sans craindre le prochain biiiiip du convertisseur ! Le problème principal, c’est qu’on a qu’un ordinateur pour deux, du coup, on doit alterner…Le PDA de Mickaël est une bonne alternative quand Julie est sur l’ordi, mais un deuxième ordinateur ne serait vraiment pas de trop dans ces moments là…surtout que le retard commence sérieusement à s’accumuler.

Nous profitons de la journée pour mettre en ligne l’article de la 4e semaine…on rattrape petit à petit le retard, mais c’est pas encore ca ! La journée se passe sereinement. Mickaël s’occupe de la mise en page de l’article pendant que Julie part préparer une bonne platrée de riz en prévision des trois jours de future vadrouille.

lac du camp de base

Après un bon souper riz, ragoût (pour changer), chacun part vaquer à ses occupations. Mickaël rédige un article pour les flux RSS et Julie prépare son sac pour le lendemain. Ca fait un mois qu’on n’est pas partis en vadrouille, et on perd vite ses repères…surtout avec le changement de camp. Qu’est-ce qu’il ne faut pas oublier déjà ?…

A minuit, une magnifique aurore boréale dans le ciel. On n’est pourtant pas dans une période très active pour les aurores et c’est une chance que Mickaël soit sorti à ce moment là. Elle est encore plus belle que la première, avec cette fois, des couleurs vertes et orangées. Ca n’a duré que 5 minutes mais ca valait vraiment le coup de sortir de son sac de couchage ! On est partis se coucher avec le moral !

Julie : J’étais déjà couchée quand Mickaël est venu me réveiller. Je suis sortie en pyjama, j’ai bien caillé mais dans ces moments là on s’en fout un peu du froid ! C’était absolument magique de voir le ciel « danser » au dessus de nous.

mickael :Un bon coup de chance cette fois ci ! Je suis sorti pour éteindre la génératrice, prêt à aller me coucher moi aussi quand j’ai vu la danse effrénée se jouer au dessus de nos têtes ! Pour ce coup ci la météo spaciale s’est trompée, elle prévoyait une soirée très peu propice.

 Jeudi 14 août

Aujourd’hui on part pour 3-4 jours de vadrouille. Cela fait un mois que nous ne sommes pas partis . Entre l’épisode Nesquick, le passage à Nouchimi et l’installation du nouveau camp, on n’a pas eu vraiment le temps…et ca manque !

Du coup, on va mettre un peu de temps à se préparer et on n’est pas partis avant midi. Il faut qu’on se rode à nouveau. Qu’est-ce qu’on emmène ? Qu’est-ce qu’on laisse ?

Il a fallu également aller chercher la nourriture dans la réserve, donc creuser puis trier…tout ca prends plus de temps qu’au camp 1.

Pour la vadrouille on a décidé de se rapprocher de l’endroit où on avait vu les louveteaux. Sans pour autant faire une recherche active des loups ou de la tanière, cela nous permettra de laisser nos odeurs dans leur environnement proche. On a repéré un petit lac dans le secteur où on a décidé d’installer le camp itinérant. La zone n’est pas très loin et heureusement car il fait très chaud aujourd’hui.

mickael :Tirer le carrix dans le hors piste demande un peu de réadaptation après toute cette absence de vadrouille et ca donne chaud ! A la sortie de la première tourbière, je tombe dans un trou et m’enfonce jusqu’à mi-cuisse : pas évident de s’en sortir avec le carrix accroché derrière.

On choisit une place sympa près du lac, et on s’installe pour manger notre pain et nos sardines. Comme il fait vraiment très chaud, Julie décide de partir se baigner un peu dans le lac, pendant que Mickaël se repose sous le tarp. Il fait de toute façon trop chaud pour pouvoir partir en exploration tout de suite.

Julie : Pendant que je prenais le soleil sur un rocher en bord de lac, j’aperçois quelque chose bouger en surface et se rapprocher rapidement. C’est un castor et il ne m’a pas vu, il va passer à une quinzaine de mètres de moi puis s’éloigner vers l’autre rive et rejoindre un autre castor. Toute excitée je pars chercher la caméra et prévenir Mickaël.

Quand on arrive au bord du lac, les deux castors sont toujours dans l’eau et refont le chemin en sens inverse. Mickaël se poste sur le bord de la rive pour faire des photos et Julie retourne sur son rocher pour tenter de les filmer. Un des castors nous a repérés et nage dans notre direction.

lac du camp de base

Il va tourner un moment autour du rocher où s’est installé Julie et se rapprocher de plus en plus. Par deux fois, il nous fait comprendre qu’on se trouve sur son territoire en faisant claquer sa queue à la surface de l’eau, puis s’éloigne tranquillement.

Julie :La première fois pour moi que je vois un castor sauvage d’aussi près ! J’étais aux anges. Dame Nature est décidément bonne avec nous en ce moment !

mickael :C’est dommage, je suis un peu loin pour bien prendre le castor en photo, et il a une mauvaise habitude de ne sortir que la tête de l’eau ! Mais, avoir Julie sur son rocher et le castor, sur la même photo, ca s’est un beau moment !

Julie et le castor

Après cette belle rencontre, on part chercher un coin « cuisine ». La seule pierre qu’on trouve n’est pas fantastique et pas très pratique pour faire la cuisine mais bon …ca fera bien l’affaire pour quelques jours. On n’a pas trop le choix et la vue est tout de même très belle sur le lac.

Vers 17h on part en ballade vers la crête tout proche où une antenne (qu’on peut voir de notre camp de base) domine. En chemin, on trouve un bon spot à framboises et on en profite pour se gaver. Au sommet, on a une belle vue sur la zone.

forêt boréale

On aperçoit le camp de base au loin et notre tipi. On voit également tous les brûlés aux alentours et la lune qui se lève tout doucement.

Julie :Ah ! Si j’avais eu mes crayons de couleur ….Encore un point de vue où on aurait pu drôlement avancer la cartographie du territoire…et encore une occasion ratée de bien avancer sur la cartographie…c’est vraiment rageant ! En plus, je me rends compte que l’habitat est légèrement différent par rapport au camp 1, en particulier les brûlés, il va donc falloir que je modifie mon système de classification et que j’intègre de nouvelles données…et ce n’est décidément pas cet été que je vais pouvoir avancer sur la cartographie

La lune se lève, le soleil se couche. Il faut rentrer pour arriver au camp avant la nuit. On soupe (riz aux beans) et on part se coucher.

la lune se lève…

 Vendredi 15 août

Réveil aux cris des mésangeais. Petit déjeuner tranquille et préparation de la journée. On décide de partir vers le sud du secteur. On aperçoit un chemin en pointillé sur la carte, ca serait bien de voir si ce chemin existe toujours et s’il pourrait servir de porte d’accès vers le sud.

On décide donc de rejoindre cette zone et de la quadriller dans l’après midi, pour l’habitat, avant de revenir. La marche du matin est relativement aisée, après avoir atteint les crêtes on se retrouve dans de la forêt de pins jeunes, plutôt claire et le sol est couvert de lichen…pas de thé du Labrador, pas d’arbustes…La marche est plutôt agréable !

Heureusement car aujourd’hui il fait encore très beau et surtout très chaud et lourd…On croise une variété impressionnante de champignons, des arbres écorcés en hauteur, signes qu’un ou plusieurs porc-épics vivent dans le coin, une crotte d’orignal également, pas si vieille. La matinée est donc plutôt riche.

écorcage

Julie :les champignons sont de sortis. Il y a en a un nombre incroyable et pleins d’espèces différentes. Je les prends en photo avec leur habitat…Une bonne idée d’inventaire pour l’année prochaine…Parmi tous ceux là, il doit bien y en avoir des comestibles, il faudra se renseigner pour l’année prochaine.

Russula emetica

champignon

On arrive enfin au lac où on avait décidé de faire notre pause. Un plongeon huard nous accueille et on peut l’observer un moment fourrager sur le lac. C’est décidé : ce lac s’appellera « loonlake »…il faut bien commencer à donner des noms comme on avait voulu le faire au camp 1. Ca nous permettra de nous repérer plus facilement.

La chaleur devient pesante, voire écrasante on ne repartira pas avant 16h.

Julie :c’est la première fois que j’entends Mickaël ronfler…morte de rire ! Heureusement qu’il fait pas ca tous les soirs !

Mickael ronfle

En repartant , on décide de rejoindre le fameux chemin en passant par un autre lac qui ne se situe pas loin sur la carte. Ce lac qu’on comptait juste longer va se révéler très spécial en fait. Il semble que le niveau du lac ait baissé fortement les dernières années, puisque sa forme est bien différente et beaucoup plus petite que celle observée sur la carte. Une presqu’île est apparu et les bords sont rocailleux et plutôt boueux, lui donnant un aspect « marée basse ». Le nom du lac est donc vite trouvé. Ce sera le « lac marée basse ».

Lac

Le lac semble également foisonné de vie. Les traces en bord de lac sont abondantes et variées : empreintes d’ours, traces d’ongulés, des fèces de mustélidés…sur tout le tour du lac.

empreintes d'ours

Les traces sont à la fois et anciennes et d’autres récentes ce qui montrent que le lac est bien fréquenté. On a pu également observé une buse a queue rousse et un couple de bernaches…

mickael :Je les avais pas vu les bernaches, je regardais les traces au sol.. du coup, je leur ai fait peur et se sont envolées. Juste eu le temps de prendre une photo, mais sur ce coup, c’était un éléphant dans un magasin de porcelaine.

On décide donc de changer nos plans : nous tentons notre chance pour un affût. Avec un peu de chance, on verra un orignal sortir du bois…

Mickael devant le lac "marée basse"

Nous restons en affût pendant 2h, jusqu’à 19h …mais rien. La chance n’est pas avec nous ce soir. Le camp est encore loin et nous devons rentrer pour arriver avant la nuit. On ne peut pas rester jusqu’à la nuit tombée. C’est dommage car le crépuscule est une bonne période de la journée pour observer des sorties d’animaux. On doit rentrer : tant pis pour le chemin, et tant pis pour le quadrillage de l’habitat. Même si ca n’a rien donné , on aura quand même tenté notre chance.

 Samedi 16 août

Comme la météo l’avait prévu, il fait gris et il pleut ce matin. L’humidité refroidit l’atmosphère. Après le petit déjeuner, il faut décider de ce qu’on va faire suivant le temps…

Comme la veille nous avons changé de plans, il serait bien de retourner dans la même zone pour compléter l’habitat et repérer le fameux chemin qui nous nargue sur la carte. En même temps, la météo est vraiment mauvaise et cela ne semble pas s’arranger. Partir loin du camp n’est donc pas forcément une bonne idée…

Après avoir pesé le pour et le contre, et après une petite éclaircie, on décide finalement de tenter notre chance et de retourner vers la zone de la veille, en passant par un autre chemin pour compléter l’habitat.

A environ 1 km du camp, la pluie recommence à tomber. Juste le temps de mettre nos ponchos respectifs et la pluie redouble…une vraie saucée !

Mickael sous la pluie

Julie met son poncho

Les prises de notes deviennent impossible, le ciel est bouché et ne semble pas vouloir se dégager. On décide donc de rebrousser chemin. Le chemin du retour prend un peu de temps et on arrive sous le tarp vers 12h, pour déjeuner.

Le temps ne s’arrange vraiment pas. Mickaël propose de rentrer au camp de base en laissant le camp itinérant sur place. Le camp de base n’est qu’à une heure de marche, cela nous permettra de nous sécher, d’avancer le travail sur l’ordinateur et de revenir le lendemain (le beau temps est supposé revenir) avec un peu plus de nourriture pour pouvoir explorer la zone un peu plus longtemps.

On retourne donc au camp de base. Autant en profiter puisqu’on n’est pas très loin. La zone est prometteuse : deux nouvelles espèces de fleurs et de nombreuses traces. Nous repartirons donc le lendemain pour l’explorer plus en détail.

Arrivés au camp de base, nos vêtements sont presque secs…le temps commence à se dégager tout doucement, mais les chaussures Gore-Tex commencent à donner quelques signes de fatigue et les pieds sont trempés.

On profite de l’après midi pour compléter l’article de la 5e semaine. Julie voulais préparer une nouvelle platrée de riz en prévision des prochains jours mais en regardant la météo, on s’aperçoit qu’en fait ils annoncent une journée de dimanche encore plus pluvieuse qu’aujourd’hui…ce qui n’était pas prévu deux jours plus tôt…cela va contrarier encore nos plans…pas la peine de repartir en vadrouille sous la pluie…

En fin d’après midi, nous entendons des cris au dehors (au milieu du doux ronronnement de la génératrice…). Des jeunes crees faisant un séjour à Nouchimi, sont venus nous chercher. A la pourvoirie , Guy prépare un gros lunch pour ses invités cree et il a pensé à nous. Il nous invite à partager un repas traditionnel. On accepte avec plaisir comme finalement on ne peut pas repartir le lendemain à cause du temps…

La soirée a été vraiment agréable et très conviviale !

mickael :Personnellement, cette virée à Nouchimi, bien qu’agréable par les rencontres, a été épuisante pour moi : j’ai très peu dormi, sur un bout de sofa et le lendemain je suis tout fourbu et capable de pas grand chose.

 Dimanche 17 août

Nous passons la matinée tranquillement à Nouchimi. Vers midi, Guy nous ramène au camp. La journée est maussade, comme c’était prévu. Après le repas, Nous finissons de mettre en ligne l’article de la 5e semaine : choisir les photos, mise en page…etc. Il faut également mettre en ligne les photos sur FlickR. La connexion est vraiment mauvaise et cela va nous prendre beaucoup de temps.

La journée va donc passé vite sans qu’on puisse vraiment avancé. L’article est mis en ligne mais nous avons perdu beaucoup de temps.

Pendant que Mickael continue a travailler sur l’ordinateur, Julie part en ballade dans les brûlés autour du camp.

Julie : le système de classification n’est pas encore tout à fait au point. Le changement de camp nous a amené dans une zone où les habitats sont légèrement différents, en particulier les zones de brûlés. De plus, la classification a trouvé de nouveaux intérêts et il faut donc intégrer de nouvelles données pour répondre à ces nouveaux intérêts…sans pour autant rentrer trop dans le détail pour ne pas trop compliquer le travail…bref, c’est l’esprit un peu embrouillé que je pars chercher l’inspiration.

Le soir, Mickael part préparer le repas pendant que Julie part à la cueillette aux bleuets, avec l’idée dans la tête de faire une bonne confiture de bleuets …pour le lendemain.

Après un bon souper bien consistant (ragoût et pâtes) , on part finir la soirée sous la tente. Julie passe la soirée sur FlickR pour trier et nommer les photos. Mickael…

Puis dodo bien mérité !

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