Camps de base
Afin de permettre un suivi optimal de la meute et de garantir la sécurité, il est nécessaire d’établir des campements. Ceux ci, espacés d’une vingtaine de kilomètres le long de la route d’accès, permettent d’avoir tout le nécessaire pour vivre en extérieur et observer la meute. Ces camps seront cartographiés et les coordonnées données aux intervenants. Les ravitaillements seront effectués à chacun des camps établis.
Aussi, chaque camps sera muni de système de chauffage à bois, sécuritaire et indispensable au travail de saisie de données, ainsi que d’une installation solaire.
Camps itinérants
En complément à ces camps fixes, il est nécessaire que l’observateur puisse se déplacer dans tout le territoire d’étude. Lors de ses déplacements, parfois lointains, il devra alors ériger un camp mobile, ou camp itinérant, qui devra être léger et facilement transportable.
Afin de minimiser l’impact de ces camps et de respecter le principe « sans trace », il a été décidé que l’emploi d’une tente d’expédition était la meilleure solution. Celle-ci devra pouvoir répondre aux exigences du climat et être peu encombrante..
Ravitaillement
Afin de pouvoir être autonome, il faut prévoir les ravitaillements de nourriture. Il est exclu de recourir à la pêche ou à la chasse.
Un protocole sera fixé avec un intervenant local pour définir le ravitaillement régulier de chacun des camps. Une fréquence de deux mois semble raisonnable. Comme la communication sera régulière, par satellite ou internet, il sera possible de faire des ajustements sur la liste de nourriture et le matériel à changer, ainsi que sur les points à ravitailler (certains camps ne seront certainement pas visités durant certaines périodes).
1 mois de vivres sera déposé dans chaque camp au début du projet. L’équivalent de deux mois de nourriture sera ensuite distribué dans chacun des camps.
Déplacements
L’installation des camps et les recherches initiales du terrain d’étude se feront avec un véhicule de type tout terrain. Cela permettra de cibler une vaste zone selon les indices relevés et fera gagner plusieurs mois de recherche.
Toute l’étude se fera sans véhicule motorisé. Ceci est d’abord un choix personnel. L’intégration sur le territoire implique de parcourir celui ci et de laisser des marques de présence, obligatoires même si minimisées (déchets organiques, odeurs, empreintes), que ne permettrait pas un véhicule motorisé. Un véhicule pose ensuite des problèmes d’entretien et de ravitaillement complexes et potentiellement dangereux.
Les déplacements se feront donc à pied. En période estivale, un chariot de transport sera utilisé, pour permettre le transport du matériel et ne pas se limiter au sac à dos. En hiver, une luge sera indispensable pour remplir le même office.
Suivant la topographie de la zone étudiée, il sera possible de s’équiper d’un canot, qui permet le transport de matériel et un déplacement aisé sur les longues distances.
2 types de sac à dos ont été choisis. Un sac à forte capacité permet de transporter et de protéger du matériel pendant les grands déplacements, tandis qu’un sac de moindre volume permettra de pister les loups sur une zone réduite, sans charger inutilement l’observateur.
Électricité
Le choix de proposer une forte interaction avec le public nécessite de pouvoir faire fonctionner des appareils électriques. La seule solution possible dans les conditions du projet est de recourir à la solution solaire.
Les panneaux photo voltaïques rigides sont encombrants mais offrent un excellent rendement. Ils conviennent à l’infrastructure des camps et chargeront en permanence 1 batterie dans chaque camp. Les batteries ont été choisies du type « décharge profonde » pour leur nombre accrue de cycles de chargement.
Le panneau solaire souple a été conçu pour des applications militaires et de loisir. D’encombrement réduit et d’une fiabilité importante, il convient parfaitement au camp itinérant, associé à deux batteries de moindre ampérage. Ce matériel permettra de charger les batteries des appareils de prises de vue et de communication, quelque soit l’endroit où se trouve l’observateur.
En complément indispensable, il convient de prendre un convertisseur et la connectique nécessaire au bon fonctionnement du système.
Orientation
La zone d’étude se trouve dans une région relativement bien cartographiée et régulièrement parcourue,, en raison des barrages hydro électriques qui ont été construits. Des cartes précises ont donc été montées et sont disponibles. La construction des barrages a engendré la mise en place d’un réseau conséquent de voies de communication (routes, sentiers, voies de dégagement des pylônes) qui facilitent l’orientation au coeur du milieu.
Une catégorie de GPS a repris l’intégralité de ses cartes pour équiper les récepteurs. Cela est donc un outil indispensable pour se déplacer dans cette région et trouve son plein emploi pour le suivi géomatique de la meute.
Une boussole reste néanmoins un outil de survie nécessaire. Légère et fiable, elle permet de passer outre une défaillance possible du matériel électrique.
Nourriture
Comme expliqué dans le chapitre du ravitaillement, il est exclu de recourir à la chasse ou à la pêche, pour plusieurs raisons :
La pratique de la chasse et de la pêche requiert un comportement de prédateur, des poses de pièges et des recherches spécifiques. Ce comportement rentre en conflit avec la volonté de rester neutre et de ne pas troubler la vie de la meute, dans le même principe que la délimitation du territoire
Le temps nécessaire à cette pratique entre en conflit avec les actions à entreprendre pour le projet en lui même.
Les réglementations en vigueur dans cette région ne permettent pas le piégeage des petits gibiers, exclusivement réservé aux autochtones. Les seuls espèces autorisés sont les caribous et les perdrix (au fusil). En ce qui concerne la pêche, l’observateur est réputé pour sa maladresse légendaire.
Lors de sa précédente expérience, l’observateur a pu observer et photographier nombre d’espèces considérées comme gibier. De par ses convictions, il ne lui est pas possible d’exercer cette activité, préférant la photographie à la chasse
De même, il convient de tenir compte de la problématique de la conservation des aliments avant de penser à la nourriture choisie pour le projet.
La liste détaillée des aliments prend en compte l’expérience du premier projet d’étude et a pour avantage d’avoir été utilisée à de nombreuses reprises.
Le choix de plats lyophilisés est la seule nouveauté dans cette liste. Elle a pour objet la baisse du poids de charge, qui était le gros problème du précédent projet.